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de bric et de blog - Tréfonds et sentiments 2018-03-08T18:37:08+01:00 urn:md5:48b2af76ba589bac58d596875a9b0c00 Dotclear Il y a plus d'une lettre de différence entre le vide et la vie urn:md5:934c9c6486830da9cee36fcff52b1126 2017-05-25T12:15:00+02:00 2017-05-25T19:48:28+02:00 Veuve Tarquine Tréfonds et sentiments <p>La plus grande misère que je connaisse c&#8217;est celle de reprocher aux autres ce qu&#8217;on l&#8217;on ne parvient pas à être soi-même.</p><p>J&#8217;ai perdu de grandes choses dans ma vie. J&#8217;écris &#8220;des choses&#8221; mais c&#8217;est surtout des gens en fait. Et puis j&#8217;ai compris que ce qui comptait c&#8217;était moins l&#8217;immense perte que j&#8217;avais d&#8217;eux que la richesse de ce que j&#8217;avais vécu avec eux.</p><p>On ne se nourrit pas de vide. On s&#8217;y perd.</p><p>Alors j&#8217;ai continué à remplir ma vie. Je l&#8217;ai remplie de pleurs parfois, surtout ici. Et puis jour après jour je l&#8217;ai remplie de projets un peu foutraques et du délicat plaisir de la sentir vibrer dans le sourire d&#8217;un enfant, le ronron d&#8217;un chat, le souffle court d&#8217;une ligne d&#8217;arrivée ou quelques costumes vénitiens. Jour après jour, je me suis dit qu&#8217;il ne fallait pas avoir peur parce qu&#8217;en réalité je n&#8217;étais pas seule.</p><p>Ceux qui m&#8217;aimaient ne m&#8217;ont pas quittée. Je les porte en moi. Quand j&#8217;ai peur, je pense à eux. Alors je sais qu&#8217;ils sont là, qu&#8217;ils m&#8217;aiment, qu&#8217;ils sont fiers de moi et qu&#8217;ils ont confiance.</p><p>Et puis et puis&#8230; il y ma précieuse marmaille. Celle qui s&#8217;éparpille dans tous les sens et puis, en un instant, se resserre autour de moi sans que je ne sache bien s&#8217;ils font corps ou s&#8217;ils font rempart. Peu importe ils sont là. Avec leur amour et leur confiance.</p><p>Je n&#8217;ai rien à envier à personne. Il ne faut jamais être envieux. Il faut vivre sa vie à soi. Il faut la remplir, il faut la goûter. L&#8217;aigreur ne se développe que dans le vide.</p><p>Les temps modernes et leur manie de tout modéliser nous parlent d&#8217;énergie positive comme si les humains étaient des bâtiments. Je ne comprends pas bien ces concepts d&#8217;isolation ou d&#8217;énergie appliqués à l&#8217;humanité mais je sais que le jour où je ne serai plus capable de savourer le plaisir délicat de voir des gens heureux, il faudra vraiment que je me penche sur la façon dont j&#8217;ai rempli ma vie&#8230;</p><p>Hier soir, il était tard quand je suis sortie du cabinet. Sur les trottoirs les parisiens goûtaient cette particulière saveur d&#8217;été encore effarouché. Cela m&#8217;a rendu tellement heureuse que j&#8217;ai compris que pour moi aussi l&#8217;été était là&#160;!</p> Pluie, masques et carnaval urn:md5:82964a37f81984477a09723cb1cf9a94 2016-02-25T23:35:00+01:00 2016-02-28T21:17:53+01:00 Veuve Tarquine Tréfonds et sentiments <p>Quelques pages arrachées d&#8217;un carnet noir une année ou une autre&#160;:</p><blockquote><p>La pluie qui s&#8217;abat sur le hublot.<br />Un masque en plâtre acheté à la hâte pour faire croire aux enfants que le carnaval est drôle, attrayant et un peu magique. Ce qu&#8217;il est parfois.<br />La pluie tombe et tombe encore, la regarder s&#8217;abattre et intimement savoir que &nbsp;derrière les masques il n&#8217;y a point de licence, de liberté ou de joie. Rien que cette pluie qui tombe au dehors comme au dedans, et coule sur ma tristesse d&#8217;autant plus profonde que l&#8217;injonction d&#8217;être heureux est impérieuse.&nbsp;<br />Un loup, un tricorne pour faire illusion et une cape pour faire disparaître mon corps. Et puis toujours cette pluie froide et obstinée qui signe mon humeur et alourdit mon vêtement.<br />Un jour peut être l&#8217;espoir disparaîtra et avec lui sa cohorte de désespoirs sans cesse renouvelés. Cette horlogère minutie de déceptions qui rythme avec constance et obstination l&#8217;expression du désir.<br />Retrouver à chaque fois l&#8217;aiguillon de cette souffrance-là. Se maudire et se maudire encore, toujours un peu plus fort de ne pas avoir appris de ces milles et incessants tourments qui l&#8217;ont précédés. Comme je me hais de ne rien apprendre du passé tel un papillon aux ailes maintes fois brûlées et maintes fois rebrûlées qui s&#8217;agite et bat ses moignons en cadence comme s&#8217;il pouvait encore voler. Insecte pitoyable, gauche et misérable de tout ce qu&#8217;il n&#8217;a pas su définitivement abandonner.<br />Magnifique personnage de carnaval&#8230;</p></blockquote> Un froid gourd urn:md5:9079271d42795b4b5aa7f1edac099a05 2015-05-26T17:44:00+02:00 2015-05-26T17:44:00+02:00 Veuve Tarquine Tréfonds et sentiments <p>Se concentrer sur les longs chapelets de mots qui s&#8217;égrainent, comme si leur familiarité pouvaient être un réconfort. Deviner parfois l&#8217;ordre dans lequel ils s&#8217;enchaînent. Ne pas prêter attention à cette ombre qui descend mi-subreptice mi-lénifiante. Tendre l&#8217;oreille comme hier, comme toujours. Écouter. </p> <p>Et brutalement n&#8217;avoir qu&#8217;un seul désir, celui du silence&#160;; que ces bouches qui crient leurs histoires se taisent enfin. Qu&#8217;elles me laissent tranquille. Qu&#8217;elles cessent de chercher mon assentiment, mes encouragements. Je n&#8217;ai rien envie de leur dire. Je n&#8217;existe pas. Je le sais, je le sens, je le vois. Leurs yeux sont vides. Ils me traversent et me travestissent. Déguisée, grimée d&#8217;intentions qui ne sont pas miennes, de desseins étranges qui n&#8217;appartiennent qu&#8217;à eux. S&#8217;en défendre est irrémédiablement vain. Croiser le fer ne sert qu&#8217;à donner un peu plus corps à ces spectres. Et rien n&#8217;est moins invincible qu&#8217;un fantôme. N&#8217;être plus que réduite à voir le piège duquel je ne sais pas sortir. </p> <p>Peste que j&#8217;ai froid&#8230;</p> Courrons, donc urn:md5:07f2fcfc7b5354a96847d8f48b334a74 2015-03-17T21:19:00+01:00 2015-03-17T21:20:23+01:00 Veuve Tarquine Tréfonds et sentiments <p>Voir des gens s&#8217;embrasser tendrement dans le métro m&#8217;émeut toujours autant.<br />Mes plus fervents enthousiasmes se mesurent encore en kilomètres, lesquels, une fois franchis, sont aussi mes plus grands émois - même parcourus à des allures de sénateurs en goguette&#8230; Preuve s&#8217;il en est que la course a pied me préserve de bien des désespoirs&#160;!<br />Je renifle un peu moins mes marmots même si j&#8217;arrive encore à en prendre de grands shoots à renforts de prétextes dont ils ne sont plus tout à fait dupes.<br />Mademoiselle Azerty, fidèle d&#8217;entre les fidèles, règne en maître sur mon lit et me câline toutes les nuits. Même quand les cauchemars m&#8217;emportent. Même quand la colère me guette. <br />Il paraît que la liberté n&#8217;a pas de prix. <br />La mienne est donc immense.<br />Ma vie m&#8217;appartient. Et j&#8217;ai le sentiment de ne pas devoir grand chose à quiconque. Si ce n&#8217;est aux miens.<br /><br />Courrons donc.</p> du délicat plaisir de la solitude urn:md5:43e90d9d7099914c1dd708301baa3a79 2013-11-03T01:21:00+01:00 2013-11-03T15:53:40+01:00 Veuve Tarquine Tréfonds et sentiments <p>Je n&#8217;aime pas spécialement les films. Enfin, je ne les aime pas comme tout le monde&#160;: je ne les regarde que pour m&#8217;endormir. Donc j&#8217;aime les films d&#8217;amour car grâce à eux (et en dépit de propositions aussi généreuses que systématiques d&#8217;un certain corps médical à certains moments douloureux de ma vie) je n&#8217;ai jamais consommé la moindre substance pour trouver le sommeil. Ces derniers jours, je regardais de nouveau &#8220;A armes égales&#8221; quand, dans mon cortex quasiment anesthésié après une heure de vidéo, une réplique a fait mouche. Il s&#8217;agit de la seule scène de bar du film (celle qui s&#8217;enchaîne après le mémorable &#8220;<em>suce-moi la bite</em>&#8221; lancé par Demi Moore) où les rescapés portent un toast qui débute par ces mots raffinés&#160;: &#8220;<em>les mecs, on s&#8217;est beaucoup fait chier, alors à la vie&#8230;&#8221;</em></p> <div>Voilà, c&#8217;est exactement cela&#160;!&#160;: <em>&#8220;on s&#8217;est beaucoup fait chier&#160;!&#8221; alors maintenant on se sent vraiment mieux</em>. <br />Cela n&#8217;a l&#8217;air de rien mais cela a fait tilt dans mon crâne&#160;: Voilà donc pourquoi j&#8217;ai mis autant d’obstination à me faire chier durant <a href="http://bricablog.net/dotclear/index.php/post/2013/06/07/Presque-cinq-ans%2C-bient%C3%B4t-dix.">si longtemps</a>&#160;: parce que pour la première fois de ma vie, sans avoir l&#8217;impression de subir le coup du sort ni de ressentir la moindre trace de dépit, je suis foutrement heureuse d&#8217;être seule&#160;! Cela n&#8217;a l&#8217;air de rien mais se réveiller heureuse tous les matins, c&#8217;est une sensation que je n&#8217;avais plus connue depuis des années&#8230;<br /><br /></div> A coups de pompes rouges comme le sang urn:md5:96d943438f89d11a907b3facfc8dfb19 2013-07-13T00:28:00+02:00 2013-12-22T13:55:57+01:00 Veuve Tarquine Tréfonds et sentiments <div>Overdose d&#8217;odeurs rances et de costumes moisis.</div><div>J&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;avoir vécu dans le 4<sup>ème</sup> âge trop longtemps, interminable confrontation au conformisme étriqué d&#8217;une personnalité rabougrie qui craint d&#8217;être écrasée par la simple présence de coloris incisifs.</div><div><br clear="none" /></div><div>Bien se garder de se faire remarquer.</div><div>Bien se garder d&#8217;exister&#8230;</div><div><br clear="none" /></div><div>Gris, terne et blafard sont le tiercé gagnant des tons trop fréquentés ces dernières années.</div><div>Sans y avoir jamais cédé, j&#8217;ai brusquement envies de couleurs meurtrières.</div><div><br clear="none" /></div><div>Envie d&#8217;écarlate et de sang.</div><div>Envie d&#8217;être cruelle pour oublier combien j&#8217;ai été trop patiente.</div><div>Envie de démesure, de baïonnette et de férocité.</div><div><br clear="none" /></div><div>Mais aussi de couleurs, de rire, de vie et de sexe.</div><div>Toutes ces choses dont il est si difficile de crier qu&#8217;elles vous manquent et dont on remet toujours au lendemain le difficile constat de leur insupportable absence.</div><div><br clear="none" /></div><div>Alors, ce jour, je me suis achetée des chaussures&#8230;<img title="rouge-sang.jpg, juil. 2013" style="margin: 0 auto; display: block;" alt="rouge-sang.jpg" src="http://bricablog.net/dotclear/public/2013/rouge-sang.jpg" /></div><div><br clear="none" /></div> Presque cinq ans, bientôt dix. urn:md5:8e5d3072089f4726a1296c1b062351ae 2013-06-07T00:31:00+02:00 2015-05-03T22:18:34+02:00 Veuve Tarquine Tréfonds et sentiments <p>Et au bout de cinq ans moins deux ou trois poussières, cela s&#8217;est arrêté. Il faut dire que la vacuité y était tellement manifeste que je ne pouvais plus faire autrement que de la regarder en face&#160;; comme une maladie silencieuse, elle avait tout envahi, aucune fonction n&#8217;avait été préservée, aucune alcôve dérobée ou de jardin secret pour se retrouver. Petit à petit, renoncement après renoncement, elle avait tout rongé. Le vide parfait. Le vide absolu. Un vide tellement sidéral que l&#8217;on ne n&#8217;y maintient évidemment que pour se cacher d&#8217;autres maux. Des maux plus sombres. Pourtant quand il n&#8217;y a plus eu que quelques poussières pour me séparer de cette demi-décennie, j&#8217;ai eu honte de moi. Honte à pleurer de ma lâcheté, celle de traîner ma peine, de ne pas oser savoir pourquoi je me confinais dans un tel vide. Honte de ces rêves enterrés vivants et de ces tombereaux de désillusions que je charriais l&#8217;air de rien&#8230; Comme si arborer un air indifférent suffisait à vous mettre à l&#8217;abri de la vie&#8230;&nbsp; <br /><br />&#8230; et de la vérité. Je sais bien pourquoi je remplis ma vie de vide. Une sombre histoire de bonheur perdu et de résignation. Une intrigue presque romanesque sauf que mon prince charmant est mort alors le bonheur est devenu un eldorado un peu compromis&#8230; ou en tout cas tellement improbable qu&#8217;il ne faut pas compter dessus. Voilà, cela va faire bientôt dix ans que je joue et rejoue la trame de la même comédie. Avec des couplets plus ou moins longs, avec des refrains plus ou moins entraînants&#8230; des espoirs plus ou moins réels, mais au fond, c&#8217;est toujours le même air&#8230; et cinq ans c&#8217;est long.<br /><br />Cinq ans, c&#8217;était le temps qu&#8217;avait duré mon mariage. Ce qui ne signifie pas grand chose si l&#8217;on sait que c&#8217;est avec un enfant dans les bras et l&#8217;autre bien au chaud dans mon ventre que mon époux m&#8217;avait passé la bague au doigt&#8230; Mais cinq ans de bonheur cela avait un sens. Cinq ans de vide aussi&#8230; et cela m&#8217;a terrifié. Une terreur soudaine, un peu irrationnelle qui m&#8217;a mise à l&#8217;abri de la tristesse, des regrets ou des doutes.<br /><br />L&#8217;avantage du vide, c&#8217;est que lorsque l&#8217;on décide de ne plus le partager, votre vie est exactement la même.&nbsp; Il n&#8217;y a pas d&#8217;échange d&#8217;objets pris en otage sur un pont dans le brouillard, pas de petites cuillères à compter, à recompter et à se disputer. Ce qui devait être rendu tenait dans une petite enveloppe&#8230; Un vide si grand que les enfants ne se sont même aperçus de rien. Alors ma vie est restée strictement la même. Sans aucune accroche qui ne puisse me faire penser ou regretter ce passé. Bientôt dix ans de solitude. Peut-être m&#8217;en faudra-t-il cent pour réussir à me défaire d&#8217;elle. Je ne sais pas. Ce que je sais ce soir c&#8217;est que quant à ne pas avoir d&#8217;avenir du tout, l&#8217;inconnu est plus riant que le néant&#8230; Et quant à pleurer sur soi, autant le faire pour de bonnes raisons et n’embarrasser personne de sa peine&#8230;</p> Ensemble... urn:md5:eb7d0ed933a1480bc818da83b6d35481 2013-05-30T17:11:00+02:00 2013-05-31T10:48:07+02:00 Veuve Tarquine Tréfonds et sentiments <p>J'aimerai tant savoir dessiner...</p> <p>Là, maintenant, j'aimerai prendre un crayon et coucher sur le papier deux silhouettes l'<em>une contre l'autre</em>. Un couple qui se partagerait un bel et unique phylactère contenant un seul mot : "ensemble" !</p> <p>Et ainsi chacun rêverait des mêmes mots : <strong>"l'un <em>contre </em>l'autre"</strong>. A sa manière...</p> <blockquote><p>CONTRE, prép.<br />Exprime un mouvement vers, par opposition à un mouvement de sens inverse ou à une résistance.</p> <p>I. [Sens local]<br />A. <ins><strong>Exprime le contact étroit</strong></ins> ou le choc au terme d'un déplacement. <em>Il met une échelle contre le mur; <strong>il serre son ami contre son cœur</strong>; les vagues se brisent contre les rochers</em></p> <p>II. Exprime l'opposition.<br />A. <ins>Exprime une relation d'hostilité, de lutte</ins>.<br />1. Contre + subst., nom propre ou pron. <strong>Le plus souvent contre exprime l'idée d'hostilité ou de menace</strong> conjointement avec le verbe, le syntagme verbal ou le subst. qui précèdent. Il s'emporte contre qqn; <em>il proteste contre le projet</em>.<br /><br /><a href="http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/visusel.exe?14;s=3743455590;r=1;nat=;sol=7">source</a></p> </blockquote> Trouilles en vrac urn:md5:ba6dd4f64a8edfeb78b9f2ec3dd6aef9 2012-05-04T12:11:00+02:00 2012-05-04T12:11:00+02:00 Veuve Tarquine Tréfonds et sentiments <ul><li>Venise ce soir...</li> <li><a href="http://bricablog.net/dotclear/index.php/post/2012/05/04/Hachette%20va%20aligner%20le%20prix%20de%202000%20ebooks%20sur%20le%20poche">Hachette va aligner le prix de 2000 ebooks sur le poche</a>... Il était temps...</li> <li>Venise ce soir...</li> <li>Je sévis un peu ici <a href="http://pinterest.com/reliepointc/">aussi</a>&nbsp;</li> <li>J'ai noirci des pages et des pages pour assourdir ma peur. Parfois elle me revient encore. Un immense néant s'étendant à perte de vue ; sans repère. J'ai appris à me méfier. Et du sort, et de l'effondrement des liens. J'aime bien mon monde intestin. Je n'y ai plus besoin de personne . Je ne souffre plus d'aucune autre déception que l'avenir ne pourra résoudre dans un avenir proche.</li> <li>Venise ce soir... Avec un Canon pour m'émerveiller ou ... me réfugier.</li> <li>Des projets de couture à n'en plus finir.</li> <li>La peur a reculé. Alors je n'écris plus.</li> <li>mais parfois l'ultime peur revient. Pas tout à fait celle de mourir mais mais celle de <a href="http://bricablog.net/dotclear/index.php/category/LesTarquinioles">les</a> laisser seuls. Sans personne sur qui compter.</li> <li>Elle est terrifiante. Et celle-là me réveille encore parfois.</li> </ul> Amours toxiques urn:md5:5b837e60f2696bb45c4fd05c7f9fd440 2011-02-14T22:03:00+01:00 2011-04-26T12:34:38+02:00 Veuve Tarquine Tréfonds et sentiments <p>- Ligne 13 -<br /> Le guide de voyage qu'il tient dans la main titre <em>Paris </em>orné d'accents et d'un "<em>z</em>" ou deux.<br /> Ils se regardent de leurs yeux d'un Est délavé. Peureux. Et tellement heureux<br /> <br /> Opération escampette : plonger le nez dans mon sac sans fond. Y repérer le carnet à projets. Celui où j'écris en rouge les courses à venir.<br /> Je remplis ma vie comme je peux... Et puisque je ne parviens pas à ne pas rêver d'avenir, je m'en fabrique un de pleurs et de sueurs. Lesquels ont le mérite de me rappeler que mon corps existe encore.<br /> <br /> Je donnerai cher pour goûter une fois encore au bonheur de ces deux-là.</p> <div class="titepuce">&nbsp;</div> D'ici je suis partie. J'ai déserté les lieux.<br /> Doucement.<br /> J'ai frémi d'effroi lorsque des yeux y sont venus quêter leur propre reflet avant de me faire le reproche de ma liberté au nom du dieu <em>Qu'EnDiraT'on</em>.<br /> La douleur était sincère et mes doutes profonds sur ce que l'on peut, céans, écrire ou non.<br /> Je ne suis plus venue que cracher le trop plein de mon désarroi.<br /> <br />Avant d'abonner ces lieux trop publics. <div class="titepuce">&nbsp;</div> Faire de ma vie une tombe. <div class="titepuce">&nbsp;</div> Ne plus parler. Se terrer. Ne rien dire. <br />Laisser le silence ensevelir mon terrifiant bonheur défunt.<br /> <div class="titepuce">&nbsp;</div> Jour après jour les amours mortes n'en finissent pas de mourir. urn:md5:66db5164606db488fe9480a70ba8ac51 2010-08-25T17:30:00+02:00 2010-08-25T17:30:00+02:00 Veuve Tarquine Tréfonds et sentiments <p>Dans un pâle et beau soleil axonais, une vitre ancienne où flottent quelques bulles d'air déforme à peine la gigue de deux papillons blancs énamourés.<br />Je me souviens que lorsque je glissais la clef dans ma porte, je songeais que mon bonheur était doux. J'aimais ma vie. J'aimais ces rires, j'aimais ces vies, ces murs aussi. Construire la mienne et bâtir la leur. Une âme de maçon.<br />Avant le gouffre. Dont on remonte un jour. Parce que la vie est toujours la plus forte. Une corde que l'on saisit et dont on ne sait plus bien laquelle de nous deux tire l'autre. Moitié main courante moitié béquille, la rampe chemine pourtant à la surface où l'on revoit le jour ; enfin ce qui lui ressemble. Clarté blafarde qui semble d'or d'avoir été si longtemps dans l'obscurité. Avec la même âme de maçon. Et des yeux pour pleurer.<br />Je vis dans des ruines.<br />A ne rien construire, je collectionne les fissures.<br />A défaut d'avenir je collectionne les inscritptions. Je cours de date en date. Un marathon pour tout projet. Dérisoire ouvrage. Mais du vent c'est toujours mieux que le vide. Au bout il reste quelques pleurs et le sentiment de ne pas perdre complétement son temps. Et à courir on s'imagine ne rien attendre...</p> La couleur du silence urn:md5:27e8ae913a7aa814ea4c48e499382463 2009-11-20T08:47:09+00:00 2009-11-20T22:36:06+00:00 Veuve Tarquine Tréfonds et sentiments <p style="color: #fff4ff"> ---Se sentir laide.<br /> Laide puisque l'on vous contourne.<br /> ----------laide de tous les côtés.<br /> Il n'y a que des droites bien tracées.</p> <hr color="#f7edf7"/> <hr color="#f7edf7"/> <p style="color: #fff4ff">Des gestes ordinaires qui n'appellent aucun frôlement.<br /> Rien que de très commun.<br /> Rien que de très banal.<br /> L'âme noire d'avoir songé qu'il pourrait en être autrement.<br /> Laide, même en dedans...<br /> </p> Graphomanie urn:md5:78d8bc5fecb89554d98c7959ef1c41f3 2009-11-10T23:06:49+00:00 2009-11-10T23:06:49+00:00 Veuve Tarquine Tréfonds et sentiments <p>Se perdre dans les mots.<br /> Ne pas laisser sa main reposer.<br /> Ne pas même les lire.<br /> Sans cesse les aligner,<br /> S'en défaire<br /> Comme s'ils me brûlaient<br /> Comme si je les avais trop longtemps tenus</p> <div class="centre"><img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg"alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg"alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg"alt="" /><br /></div> <p>+crire ceux qui s'entrechoquent au présent.<br /> Coucher ceux qui se son répandus dans un coin trop reclus,<br /> ceux qui ont traversé le passé serrés dans un carnet corseté.</p> <div class="centre"><img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg"alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg"alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg"alt="" /><br /></div> <p>Métro,<br /> doigts maculés d'encre. Depuis toujours.<br /> Je devine à certain regard que j'ai dû m'en barbouiller le museau.<br /> Une fois encore...<br /> <br /> Se parer d'encre,<br /> S'en couvrir et disparaître,<br /> S'y noyer...</p> <div class="centre"><img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg"alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg"alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg"alt="" /><br /></div> <p>Perdue<br /> +garée,<br /> La peur me dicte de fuir.<br /> Et puis la raison me dit que non<br /> A moins que ce ne soit le contraire.<br /> La peur de partir ou celle de poursuivre.<br /> Le cœur à tisser<br /> Ne rien défaire<br /> De l'endroit ou de l'envers.<br /> A moins que ce ne soit le contraire.<br /> Perdue je suis</p> <div class="centre"><img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg"alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg"alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg"alt="" /><br /></div> Bribes effilochées d'un carnet trop noir urn:md5:a1694f32d4ec4bcc56c9ce18628c420e 2009-11-10T00:27:00+00:00 2014-03-10T17:38:11+00:00 Veuve Tarquine Tréfonds et sentiments <div class="centre"><p><em>Que quiconque ne lise ces mots en s&#8217;y cherchant.<br /> Je vous le défends.<br /> Ils ont été enfouis dans des années éparpillées.<br /> Leur chronologie est un mensonge.<br /> Leur existence même est douteuse.<br /> Je les ai arrachés d&#8217;un néant où je les maintenais.<br /> Ils y retourneront peut-être.</em></p> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /></div> <p>Reprendre les mots. Quelques-uns.<br /> Loin de la presse. Juste là dans le désert.<br /> Quelques mots que l&#8217;on griffonne sans bruit.<br /> Des mots simples.<br /> De ceux qui se couchent sans encombre et s&#8217;endorment aussitôt.<br /> <br /> Se terrer encore un peu.<br /> <br /> Ils ont déjà décroché mes photos.<br /> Pourtant le bail en était acquitté.<br /> Ils ont pris un lance-flamme et ils ont tout incendié.<br /> <em>&#8220;Oh pardon Madame, on avait pas vu&#8230;</em><br /> <em>Oh pardon Madame, on a rien pu sauver&#8230;</em>&#8221;<br /> <br /> Alors soit, s&#8217;isoler.<br /> C&#8217;est ce que je fais de mieux.<br /> Mieux que les mots,<br /> Mieux que l&#8217;amitié,<br /> Mieux que l&#8217;amour aussi.<br /> Se tenir loin. Se tenir coite.<br /> Ne vous dérangez pas pour moi, je ne fais que passer.<br /> Bientôt je ne serais plus que fumée.</p> <div class="centre"><img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /></div> <p>Atterrissage - Secousses<br /> Je ne sais plus écrire.<br /> Je quête chaque mot.<br /> Et chacun d&#8217;eux est un rêve d&#8217;équilibre.<br /> Face au vide qu&#8217;ils laissent en moi, je ne me rabats sur rien.<br /> Que le néant.</p> <div class="centre"><img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /></div> <p>Jamais je n&#8217;aurais dû donner la clef pour ouvrir ces pages.<br /> A quiconque.<br /> Il n&#8217;y a désormais plus moyen de la jeter au fond d&#8217;un puis.<br /> Alors je n&#8217;écris plus.<br /> attendre la rage et la colère.<br /> Attendre le rouge et la misère.<br /> Le premier cache si bien la seconde&#8230;<br /> Vêtue des deux, je n&#8217;aurais plus guère de pudeur</p> <div class="centre"><img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /></div> <p>Je sais que les démons me guettent<br /> Pas ceux qui me rongent quand l&#8217;amour est trop pâle<br /> Pas ceux-là, les autres&#8230; les pires.<br /> Les premiers ne se repaissent que des restes.<br /> Ils ne sortent des ténèbres que pour mieux dévorer ceux qui ne sont plus que des morts-vivants à mes yeux.<br /> Ils me brûlent, ils me tordent mais leurs souffles lancinants n&#8217;ont d&#8217;autres effets que d&#8217;enterrer des corps exsangues de vie.<br /> Les autres, les pires, ne mangent que les vifs.<br /> Se défendre d&#8217;eux.<br /> Ne pas les laisser emporter l&#8217;avenir.<br /> Les premiers sont noirs mais les seconds sont rouges.<br /> Rouge comme le sang.<br /> Ils chantent une âcre mélopée pour mieux m&#8217;isoler.<br /> Ils tendent un voile de haine.<br /> En trame, il y a le passé.<br /> En fil, il y a ma souffrance.<br /> Un fin linon d&#8217;escroquerie.<br /> Une délicate draperie en promesse de chaleur.<br /> +carlate.</p> <div class="centre"><img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /></div> <p>Trop marché ce matin.<br /> Avec de trop mauvaises chaussures<br /> Une heure vingt en escarpin.<br /> Voir courir les bambins avec la cloche de l&#8217;école, les parisiens se déverser dans le métropolitain.<br /> Accrochage de poissardes aux vélib&#8217;. Juste pour s&#8217;arroger le dernier&#8230;<br /> Jardins du Luxembourg.<br /> Sous une stèle je me suis arrêtée.<br /> <em>&#8220;si vous ne respectez pas une reine proscrite,<br /> Respectez une mère malheureuse<br /> Marguerite d&#8217;Anjou - Reine d&#8217;Angleterre 1429-1482&#8221;</em><br /> C&#8217;est étrange de lire cela ce matin.<br /> En face d&#8217;elle une jeune femme pleurait&#8230;</p> <div class="centre"><img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /></div> <p>Les enfants sont partis.<br /> Un train pour faire le chemin qui séparent leur baisers de leur chambre désormais vides.<br /> Un train et quelques heures où je n&#8217;existe plus pour personne.<br /> Point de calins mais point de requêtes non plus.<br /> Ne m&#8217;oubliez pas trop mais pour quelques heures, laissez-moi ne pas être forte.<br /> laissez moi pleurer un peu.<br /> Quelques heures d&#8217;illusion où nul n&#8217;attend de moi que d&#8217;être absente.<br /> <br /> Rester là, les yeux fermés.<br /> Ballotée par les cahots du train.<br /> Enivrée de fatigue entre un passé trop brûlant et un avenir mordant.<br /> <br /> Chape de plomb et larmes d&#8217;airain.<br /> Je fais le vœux de ne jamais arriver.<br /> <br /> Rester là.<br /> Faire comme si le passé n&#8217;existait pas.<br /> Faire comme si le futur n&#8217;existait plus.<br /> Fermer les yeux et pour quelques instants cesser d&#8217;exister.<br /> </p> <div class="centre"><img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /></div> <p> Mots trop lourd, phrases trop raides, idées trop faites&#8230;<br /> Les biffer et les rebiffer&#8230;<br /> Rebelles.<br /> Ils sont comme des cris qui ne se satisfont pas d&#8217;un coin de page racornie&#8230;</p> <div class="centre"><img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /></div> <p>Difficile ascension, vertigineuse descente.<br /> Pourquoi me faire venir si ce n&#8217;est pour mieux me haïr.<br /> Périmètre de sécurité. Ce sera mon mètre étalon.<br /> Celui qui me ceint et amortit les chocs.<br /> Boudins rond pour élimer les angles.<br /> Se terrer dans le ventre mou&#8230;</p> <div class="centre"><img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /></div> <p>Un train&#8230;<br /> Quelques larmes qui s&#8217;écrasent sur un dossier.<br /> Qu&#8217;elles coulent maintenant et non demain quand les regards seront braqués sur moi.<br /> Que ma voix ne tremblent pas, que nul n&#8217;en devine les fissures.<br /> Je sais la douleur, je la sens là tout près sur le banc.<br /> Si proche de la mienne.<br /> Je sais ce qu&#8217;ils endurent et il me faut m&#8217;en défendre.<br /> La laisser leur. Les laisser là.<br /> Ne donner que ma voix&#8230;</p> <div class="centre"><img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg" alt="" /></div> Monceaux urn:md5:6f59a3120c63907dd92d6f1c4905f823 2009-08-13T19:10:19+00:00 2009-08-13T19:10:50+00:00 Veuve Tarquine Tréfonds et sentiments <p>Faire un siège pour défaire des piles.<br /> Les aborder par la bande<br /> Là où la chemise cartonnée se flétrit et le papier sourd.<br /> Là où les feuilles s'effeuillent un peu.<br /> En tirer une.<br /> Point d'enluminures.<br /> Pont d'onction.<br /> Point de runes sacrées.<br /> Rien que des mots qui sonnent si beaux d'être banaux.<br /> Un château fort qui s'écroule.<br /> Des démons qui s'enfuient.<br /> </p> <div class="centre"><img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg"alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg"alt="" /> <img src="http://bricablog.net/dotclear/blog/tiote_separation.jpg"alt="" /> <br /> <br /></div> <p> Faire tomber des piles et se promettre de ne plus les laisser se dresser contre moi.<br /> Trouver d'autres appuis...<br /> Au dessus des gouffres, le soleil brille aussi urn:md5:b0950cb3096aca425851e5eac77f8084 2009-07-09T03:18:04+00:00 2009-07-09T03:23:00+00:00 Veuve Tarquine Tréfonds et sentiments <p><a href="http://bricablog.net/index.php/2009/07/03/1462-le-metro-la-concorde-le-train" hreflang="fr">Le gouffre</a> c'est dix minutes de plongée en apnée dans un monde où le plus terrifiant n'est pas l'inconnu mais le temps irrémédiablement révolu. C'est le saut brutal dans une ravine de souffrance par une fissure que l'on croyait peu ou prou obturée — et dont en tout cas on se garde bien de passer trop près ! Alors les années se cachent, les joies s'effacent. Il n'y a plus que le vide qui vous aspire. Un néant d'une telle vacuité qu'il vous obstrue la vue, emplit vos poumons et broie votre gorge. Dix minutes où plus rien d'autre n'existe que ce mal dont on croyait pourtant être défaite. Dix minutes à être dans un temps qui n'est plus le mien mais que je croyais alors immuable. Dix minutes pour y trébucher, s'y écorcher, s'y meurtrir. Et puis en revenir. Parce que dix minutes seulement.<br /> Lors, depuis la rive enfin rejointe, de plombé, le ciel devient azuré. Un beau ciel de juillet dont la lumière est vive. Les projets s'y forment plus distinctement que jamais. Ceux où l'on est deux.</p> Les récompenses qu'on cloue aux murs urn:md5:73795605f5ba4f9335a8be252065b4fb 2008-07-28T12:39:04+00:00 2008-07-28T15:43:37+00:00 Veuve Tarquine Tréfonds et sentiments <p>Deux pages arrachées d'un carnet.<br /> Entre des notes sur l'<em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Acqua_alta" hreflang="fr">acqua alta</a></em> et la joie d'être deux.<br/></p> <blockquote><p>Sidération et débandade<br/> Interdite. Ce que je suis.<br/> A peine apaisée et trop épuisée pour être venimeuse.<br/> Interdite de ce que je suis. Interdite de ce que je vis.<br/> Le venin s'est tari. Ou bien s'est noyé dans le sang.<br/> Celui trop rouge qui coule dans les courses.<br/> A peine apaisée et trop épuisée par mes débandades. Non, pas celles des foulées dominicales.<br/> Lesquelles aujourd'hui, Ô comble de l'ironie, m'ont valu une coupe.<br/> Clinquant et plastique bleu pour y boire toute ma peine d'être nulle.<br/> La dérision est si belle !<br/> Harassée plus que tout par ces murs que je dresse et contre lesquels je décharne ma vie.<br/> Des murs pour mieux dresser le poing et l'abattre.<br/> Un coup sur eux. un coup sur moi.<br/> L'ire masque si bien l'horizon...<br/> Interdite de...<br/> <br/> Le bonheur est-il l'infortuné captif du passé ?</p></blockquote> Départ... urn:md5:8f843b916862a0456f8807f22ac06163 2008-07-11T11:04:53+00:00 2008-07-11T11:06:25+00:00 Veuve Tarquine Tréfonds et sentiments <p>Ce matin j'étais dans le métro.<br /> La sangle de l'une de mes sandales s'était rompue.<br /> J'avais aussi un genou qui protestait vigoureusement contre le poids de ma valoche...<br /> Il y avait trop de monde, il faisait chaud et je ne déteste rien que d'emprunter le métropolitain au mois de juillet.<br /> Et pourtant.<br /> La seule chose qui venait à l'esprit c'était de réaliser combien j'étais heureuse.<br /> Ce soir, je dors à Lisbonne.<br /> Pas seule...</p> Guinguette et baskets sur un commerce amoureux urn:md5:63a33f4ad26785adbcd8d57ca5f66709 2008-06-03T05:48:25+00:00 2008-06-03T05:49:38+00:00 Veuve Tarquine Tréfonds et sentiments <p>C'est décidément quand on s'y <a href="http://bricablog.net/index.php/2008/06/01/1412-guinguette-et-baskets-sur-un-vide-amoureux" hreflang="fr">attend le moins</a> que la vie vous fait des entourloupes...</p> Guinguette et baskets sur un vide amoureux urn:md5:296b14a6819cc63427ca0cb2f5cd1a98 2008-06-01T00:36:32+00:00 2008-06-01T07:49:23+00:00 Veuve Tarquine Tréfonds et sentiments <p>Pas de course demain matin... A dessein. Je pensais me reposer en faisant mes valoches. Et puis subrepticement et presque en cachette j'ai quand même été vérifier s'il ne s'en courrait pas une près de chez moi... <br /> Non, rien de rien. Je sais bien que cela prend trop de place.<br /> Mais au moins j'ai le cœur qui bat fort... Et puis je suis en paix avec ce corps qui m'a toujours embarrassé (il n'est pas ici question de raison, simplement de sentiment que je ne m'explique pas bien)<br /> Je n'ai jamais eu autant envie de fuir.<br /> Envie de prendre mes jambes à mon coup.<br /> Au moins je fais des projets d'avenir ! ... Et puis une route qui se déroule devant moi... Peste ! cela ne se refuse pas !<br /> <br /> Précieuse ironie.<br /> Elle est ma dernière cartouche.<br /> Le reste n'est que débris.<br /> Ma patience s'est enfuie. <br /> J'assiste atterrée à mes propres déflagrations. Planquez les allumettes... à la première étincelle je crache du feu... <br /> <br /> <a href="http://bricablog.net/index.php/2008/05/30/1410-petite-annonce-refrigerante" hreflang="fr">Je m'en veux de n'avoir su faire mieux. Je leur en veux de leurs exigences.</a> <br /> Je ne négocierais rien. C'est ma vie. <br /> Et si un fragment d'elle se passe loin d'eux c'est juste qu'il est beaucoup trop maigre pour être partagé... Et non je n'ai aucun regret de ne leur avoir pas présenté mes penailles amoureuses. Si mornes lambeaux que seul le secret les rend excusables...<br /> <br /> Je n'ai pas d'autre dessein de vite les laisser derrière moi.<br /> Ceux de quelques mois, ceux de quelques nuits, leur vide est toujours nauséeux.<br /> Courir vite — et vite les laisser derrière moi...<br /> Oui cela je m'y emploie, <a href="http://bricablog.net/index.php/2008/05/06/1400-confutatis-maledictis" hreflang="fr">parfois même au milieu de la nuit...</a><br /> J'ai un don rare pour dénicher la vacuité. La vraie. <br /> Celle que j'honnis au plus profond de moi. Celle qui me ravage. <br /> Evidemment... l'issue est toujours écrite. Et moi je m'en fous maintenant de pleurer ou non. Cela ne me fait plus peur.<br /> Je connais toutes les combines pour me requinquer en quelques secondes.<br /> Et je ne mens même pas. Une machine à recomposition... Une machine bien trop précise. <br /> Elle ne s'est pas encore déréglée...<br /> C'est l'avantage d'évoluer dans le vide : les rouages s'y usent moins qu'ailleurs...<br /> <br /> Pas de course demain matin...<br /> Et merde !<br /> J'avais envie d'émotions...<br /></p>