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Pensements politiques

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lundi 10 juin 2013

Quand, à Saint-Ouen, on s'inquiète pour les trafiquants...

Cinq ans que l'on voit notre ville livrée au trafic de drogue, qu'on ne peut plus ouvrir ses fenêtres en raison des hurlements des guetteurs, que l'on se fait dévisager dans la rue, histoire de bien nous faire sentir que l'on est chez eux et pas l'inverse, que... que... (la liste est si longue qu'un jour je détaillerai par le menu ce que veut dire de vivre au milieu du trafic de drogue) Cinq ans  que l'on est livré à nous-même dans un silence assourdissant de la Mairie et.... sur Twitter le CM de la municipalité s'inquiète... du sort des trafiquants !

Tweet_Hallouch_Hakim_sort_inculpes.jpg Que l'on me comprenne, vous vous doutez bien compte tenu, autant de mes convictions que de ma profession que je me battrai personnellement pour ces individus là bénéficient de toutes les protections auquel leur qualité les autorisent... mais ce qui serait vraiment, MAIS VRAIMENT chouette, ce serait déjà, avant qu'on pense à les protéger, de les mettre hors d'état de nuire et au passage protéger les administrés dont la municipalité a aussi la charge... 

Si vous en doutiez, vous en avez la preuve : à Saint-Ouen la gravité n'est pas tout à fait comme ailleurs : on y marche sur la tête !

vendredi 7 juin 2013

La manif pour tous, celle qui nourrit la bête et s'en lave les mains...

Nous avons eu cela :

Et puis, il y a eu les appels au sang de Frigide Barjot, l'appel à la guerre civile d'un ancien ministre de la République et ses références nauséeuses à l'étoile jaune. Et puis, il y a eu des slogans, des discours d'une telle haine que j'ai eu honte de mon pays.

L'UMP a hurlé sur tous les tons que la démocratie n'avait pas été respectée au prétexte d'une loi qui a été votée par les deux chambres du Parlement avant d'être validée par le Conseil Constitutionnel, sans qu'aucune voix claire ne s’élève pour rappeler de quoi était faite la démocratie...

Alors, oui, c'est vrai, hormis celui qui a tué d'un coup de poing Clément Méric, on ne peut accuser quiconque d'en être directement responsable....

Mais faire le coup de poing contre les principes républicains, a fortiori dans une période de crise économique dans laquelle l'extrême droite prospère et se boursouffle, légitimer leurs paroles homophobes, utiliser un vocable qui traditionnellement leur appartient, leur offrir défilés et visibilité n'est pas un alibi en béton pour offrir aujourd'hui le visage de l'innocence offusquée...

mercredi 20 juin 2012

À feu et à sang: les carnets secrets de madame Roselyne Bachelot

En première année de droit, j'ai découvert le droit constitutionnel, la première cohabitation, le projet de loi Devaquet (j'étais descendue dans la rue) et que ma mère, femme de droite s'il en est, était pourvue d'une culture et d'un sens politique hors du commun.

C'est ainsi que loin des discours paternels — provocateurs et excessifs — ma républicaine de mère a refilé à sa fille de gauche sa curiosité pour les affaires de la cité et je dois avouer, peut-être en souvenir d'icelle, que j'ai toujours conservé une certaine tendresse pour ces femmes de droite à l'intelligence aiguë et à l'esprit libre, à commencer par madame Veil.

Bref, quand j'ai lu ce jour que venait de paraître les carnet secrets de la campagne présidentielle par madame Roselyne Bachelot que j'ai toujours appréciée jusques et y compris dans son choix — rétrospectivement calamiteux — de campagne vaccinale contre la grippe H1N1 — dans notre pays où a prospéré, dans le plus grand silence des cabinets ministériels, une pléthore de scandales sanitaires (sang contaminé, amiante, hormone de croissance...) j'ai trouvé bien injuste que l'on cloue au pilori celle qui avait fait le choix inverse de tous ses prédécesseurs — j'ai téléchargé incontinent son bouquin sur mon Kindle.

Je n'ai pas fini de le lire mais je suis emballée par sa plume et son regard concis et clairvoyant. Si je ne partage pas nombre de ses idées, ses observations sont souvent frappées au coin du bon sens (notamment sur le désastre de la communication) et certaines de ses analyses de l'évolution de notre société méritent — à mon sens— qu'on les souligne :

Institué au moment du passage d’une société de pêche et de cueillette à une société agricole, le mariage s’est présenté comme le meilleur moyen de garantir la traçabilité de la filiation nécessaire à la transmission du patrimoine. Le besoin de bras pour assurer la production des terres agricoles a également été l’une des raisons de création de cette institution : il fallait pouvoir posséder ces bras et les ventres qui les procréaient en donnant au chef de famille son pouvoir légitime et absolu. En instituant le mariage civil, la Révolution française a brisé la possibilité pour le père, le seigneur ou le curé d’utiliser le mariage d’un jeune homme ou d’une jeune fille afin d’asseoir leur pouvoir politique ou économique.

Ainsi, en étant libres de se marier selon leur choix, les mariés devenaient des « sujets » de droit alors qu’ils étaient auparavant des « objets » de droit. La contraception et l’allongement de la durée de la vie ont fini de bouleverser le sens du mariage en le déconnectant du seul impératif de filiation. Parce que le mariage est devenu un choix individuel, personnel, soumis à aucun autre enjeu que le bonheur de s’aimer, je ne trouve aucune raison de l’interdire aux homosexuels.

mercredi 23 novembre 2011

C'est bien Joly Joly tout ça...

J'avoue que je me suis demandée combien de temps elle allait faire illusion la mère Joly... Et puis tout à coup, je la retrouve comme au premier jour : toujours la même psychorigide qui n'embrasse de justes causes que pour mieux assouvir son insondable désir de puissance...

vendredi 18 novembre 2011

Eva Joly... de triste mémoire...

Internet a la mémoire courte et les journalistes aussi mais rappelons-nous quand même des méthodes d'Eva Joly... Celle qui mettait en examen les avocats de ceux qu'elle poursuivait. On a jamais trouvé mieux pour visiter les dossiers des conseils... et faire l'unanimité d'un Barreau atterré de voir un magistrat renouer avec de telles méthodes. Alors si vous me parlez de voter pour elle, ne m'en tenez pas rigueur mais je vous dirais tout le dégoût que j'ai pour les gens qui foulent aux pieds les fondements même de l'Etat de droit (et en particulier les droits de la défense) avant de se présenter la cape au vent grande pourchasseuse d'aigrefins...

mercredi 9 novembre 2011

Et si pour moderniser le féminisme on bâillonnait les femmes ? Hummm ?

Ce jour, par le plus grand des hasards, je suis tombée sur un article dont je dois avouer que l'esprit qui l'anime m'a immédiatement paru suspect : j'ai naturellement — quand bien même la cause défendue est celle du féminisme qui me tient à cœur — une défiance épidermique à l'encontre des donneurs de leçons qui au prétexte de leur vérité quasi transcendante n'ont cesse de vouloir faire taire autrui... (et que, in petto je nomme Ayatollah, usant d'une expression paternelle frappée au coin du bon sens). Un peu surprise par la philosophie de l'entreprise je remonte le fil du courant (et des références de sa signataire) pour tomber sur ce brûlot — Mademoiselle « Osez le Clito » et Madame « Chiennes de gardes » : de l’art de décrédibiliser la cause des femmes — qui a fini d'éclairer ma lanterne !

Intimer le silence aux mouvements concurrents au prétexte que l'on détient la vérité... Tout un programme dont je dois avouer qu'il me semble singulièrement manquer de modernisme mais s'inscrit bien davantage dans le long héritage des censeurs qui sévissent de toute éternité...

Madame Guirous, je vais vous faire une confidence : en dépit de vos propres convictions, le pluralisme est un principe auquel nombre de féministes dont je suis, reste indéfectiblement attachées. Je crois par ailleurs qu'il n'est de message plus mal perçu que celui qui débordant de charge négative porte en son sein la menace de la censure.

Allez jusqu'au bout de vos convictions et faites donc confiance aux femmes : laissez-leur le choix d'écouter le ou les messages qui leur plaît d'entendre, qui leur ressemble, qui les font réfléchir ou qui les font rire. Elles sont grandes vous savez, ne les déresponsabilisez pas... Il me plait de croire de surcroît qu'il n'est jamais nécessaire de faire taire les autres pour se faire entendre : le contenu, la justesse, le ton, l'intelligence et la manière sont des armes bien plus efficaces... et incontestablement plus nobles.

jeudi 16 septembre 2010

Passant, va dire au Monde que nous ne sommes pas ce qu'il a fait de nous !

Il y a des jours où de façon viscérale, sans n'avoir jamais parlé d'autres langues, sans avoir quasiment quitté ses frontières, on se sent bien plus Européenne que Française...

Monsieur le Président, je fais partie de ces hordes de citoyens profondément républicains qui pensent que régulièrement élu, vous êtes le Président de tous les Français, ne leur en déplaise.

Je suis de celles qui respectent la diversité politique, qui condamnent les postures politiques d'opposition systématique, lesquelles tiennent à mon sens davantage de l'infantilisme politique qu'à la maturité démocratique.

La partialité me répugne et j'ai parfois rougi de proches dont l'attitude aveuglément partisane était une insulte à leur brillante intelligence.

Je n'aime pas les œillères, je n'aime pas le fanatisme de parti ou les a-priori commodes lesquels, il faut l'avouer sont uniformément répartis dans le désolant monde politique qui est le nôtre.

Monsieur le Président, pourtant je vais vous faire publiquement cet aveu : vous me faîtes honte. Honte aux yeux du monde. Honte d'être française et que quelque part dans le reste du monde l'on puisse s'imaginer un instant que vous être représentatif de ce que j'aime dans mon pays.

Je ne sais pas parler autrement que français mais j'aimerai le crier dans toutes les langues : "Je ne suis pas ce que vous faites de nous !"

samedi 27 décembre 2008

L'émotion politique... ou le grand moment d'humanité de Madame Bachelot...

" Jeudi, la garde à vue de l'infirmière avait été jugée "disproportionnée" par plusieurs syndicats hospitaliers qui ont dénoncé une dégradation des conditions de travail dans les hôpitaux du fait d'un manque d'effectif. La ministre de la Santé a réagi vendredi sur Europe 1 en regrettant "la récupération d'un drame aussi épouvantable". Elle a ensuite défendu, sur France Info, les moyens alloués à l'hôpital public. "Je signale que, dans un contexte de crise économique, alors que nous avons les dépenses hospitalières les plus élevées du monde (...), nous allons faire un nouveau plan d'investissement de dix milliards d'euros", a plaidé la ministre, dénonçant les voix "extrêmement isolées" qui se font entendre depuis l'incident. "La polémique est surtout nourrie par la CGT. C'est une vision très politique de l'affaire", a-t-elle estimé. " Mort d'un enfant à l'hôpital : l'infirmière mise en examen pour "homicide involontaireLe Monde.fr"

Une vision très politique ?
Qu'ils sont pitoyables ces animaux politiques que la France produit à l'envi qui ne savent plus voir la réalité autrement que par le prisme de leurs fonctions... La BACHELOT- NARQUIN me rappelle furieusement le RAFFARIN qui, en août 2003, n'avait rien trouvé de mieux à faire que d'accuser le syndicat des médecins urgentistes de France de faire une polémique partisane au prétexte qu'il tirait la sonnette d'alarme sur les décès provoqués par la canicule qui sévissait...

" Eh ôh !!! Du bateau !!! Revenez sur terre Mesdames et Messieurs des ministères ! " +videmment qu'elle est totalement inappropriée — et au cas présent inhumaine — cette mesure de garde à vue... Et vous ne savez-pas Madame la ministre ? Et bien autour de moi tout le monde en a une vision foutrement politique de cette mesure... Il en va de même des lecteurs du Figaro au demeurant... la faute à la CGT... on sait...

jeudi 14 février 2008

Amphigourie présidentielle...

« Dans une critique implicite à "l'apport civilisateur" des religions défendu par M. Sarkozy, M. Prasquier avait affirmé: "J'ai trop de respect pour ceux des Justes qui étaient des athées pour croire que les religions sont la seule barrière contre le mal. Elles peuvent être meurtrières quand elles prétendent imposer une vérité absolue. L'homme ne détient qu'une vérité partielle. C'est le message de la tradition juive; c'est aussi le message des Lumières."» Au dîner annuel du CRIF, le président de la République a souhaité "ouvrir les enfants à la dimension de Dieu" — Le Monde du 14 février 2008.

Quant à notre chefaillon, il a piqué le fanion de son épouse qu'il s'est mis à remuer comme on trépigne.

Après "nazisme & journaleux" nous avons "Nazisme versus religion" :

En réponse, le chef de l'Etat, évoquant le nazisme et le communisme, a développé l'idée que "le drame du XXesiècle n'est pas né d'un excès de Dieu mais de sa redoutable absence. Il n'y a pas une ligne de la Torah, de l'Evangile ou du Coran, restituée dans son contexte et la plénitude de sa signification, qui puisse s'accommoder des massacres commis en Europe au cours du XXe siècle au nom du totalitarisme et d'un monde sans Dieu" .

Foin de rigueur dans le raisonnement, le nazisme est devenue désormais le contre-argument IRRÉFUTABLE et d'autant plus fastoche que vous pouvez le placer à peu près à propos de n'importe quoi et ... oui... même avec les guerres de religion et , mais c'est bien sûr , l'application stricte de la Charia qui viole allègrement les principes même que l'on prétend défendre...

Décidément, Sarkozy est à la fonction présidentielle ce que ses sophismes sont à l'intelligence ...

Et pendant ce temps-là, on ne passe pas pour des cons...

samedi 9 février 2008

Vous avez dit chef de l'état ?

Le seul mot qui me vienne désormais à l'esprit à propos de celui que notre constitution nomme le Président de la République, c'est chefaillon...

Je sais... cela n'a rien de constructif. Mais moi, je n'ai jamais souscrit d'autres promesses que de dire ce qui me passe par la tête...
La médiocrité est un privilège... à la condition de ne pas avoir d'autres ambitions.

mercredi 2 mai 2007

Démission ministérielle

Après avoir pris la mesure exacte de la composition du gouvernement et de son sexisme flamboyant, je m'empresse de démissionner de mes fonctions... Décidément la modernité — et l'égalité — est une notion à géométrie très variable... En ce qui me concerne il y a quelque chose de pourri à lutter contre l'homophobie tout en avalisant de bonnes vieilles traditions politiques phallocratiques...

mardi 1 mai 2007

Portefeuille ministériel... et premières mesures !

C'est aussi surprise qu'honorée que je viens d'apprendre ma nomination au poste de Ministre délégué à la Famille et l’Enfance !

Je ne vous cache pas que ma première tâche sera d'engager une réforme qui n'a que trop tardée : légaliser le mariage entre homosexuels et modifier la loi afin qu'ils puissent conjointement procéder à des adoptions.

Et contrairement à ce que les esprits chagrins soutiennent je gage que le Parlement votera ces mesures qui offriront enfin un cadre légal à une situation largement répandue sur notre sol où l'amour s'impose en se moquant éperdument rester dans les clous !

mardi 17 mai 2005

Où je n'aime pas que l'on dévoie le féminisme !

Je ne sais pas ce qu’il va sortir de ce scrutin du 29 mai, mais franchement mon avis sur la question est d’ores et déjà définitif : la constitution rend con !!

Après le SPAM de nullisimes réactionnaires en mal de justification divine, j’ai découvert aujourd’hui le communiqué suivant : « Un appel pour un non féministe » :

« Au nom “du combat pour le progrès social et de l’égalité des sexes”, des associations féministes appellent à voter non. Elles se sont rassemblées en une Coordination féministe pour le non à la Constitution - Appel des 200. «La Constitution subordonne les droits sociaux au respect de la concurrence et aggrave les effets de la domination patriarcale+, estiment les signataires. »



Un appel pour le non féministe ? Eu égard à mes convictions sur ce sujet, l’article me semble pour le moins lapidaire…

J’engage donc des recherches sur cette nouvelle affirmation relative à ce contient cette fameuse Constitution européenne, exécutoire de toutes les passions du moment…

Je reconnais avoir une certaine défiance face aux mots grandiloquents que l’on prononce avec d’autant plus d’emphase qu’il s’agit de dissimuler l’absence de rigueur d’un raisonnement.

C’est donc avec beaucoup de circonspection que j’accueille les invocations au “droit de la concurrence” et “l’aggravation des effets de la domination patriarcale“… Difficile d’imaginer meilleur exemple de langue de bois…

J’avoue par ailleurs qu’en matière de féminisme, je reconnais à certaine le statut de pointure hors catégorie… Madame Simone Veil en faisant partie au premier chef !

Or, il se trouve que Madame Simone Veil n’a pas exactement compris cela de la constitution…

Comme je n’aime pas beaucoup me contenter d’une formule “prête à penser” dans laquelle je n’aurais qu’à me glisser, je procède derechef à des recherches afin de déterminer par moi-même pourquoi la constitution européenne nuirait aux femmes.

Mal m’en a pris car ce que j’y ai lu ne m’a convaincu que d’une chose… c’est que c’est du pur foutage de gueule ! C’est de la récupération de bas étage sans envergure et sans talent et l’idée qui sous-tend ce genre de discours me dégoûte au plus haut point !

Je tiens d’abord à préciser que pour le coup je me suis moi-aussi avalé la constitution et plus particulièrement sa deuxième partie relative aux droit fondamentaux dans l’Union.

Venir soutenir que la constitution nuit aux femmes en raison de leur sexe est du même ordre que d’accuser la constitution du 4 octobre 1958, le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 ou la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789, de préjudicier aux femmes… Ils s’agit de textes fondateurs rédigés en termes généraux et il faudrait une particulière mauvaise foi pour soutenir qu’ils nuisent à mes intérêts d’animal sexué…

Et bien la constitution européenne, c’est pareil ! sauf qu’en plus, elle dit cela :

Article-II-83 Égalité entre femmes et hommes

L’égalité entre les femmes et les hommes doit être assurée dans tous les domaines, y compris en matière d’emploi, de travail et de rémunération. Le principe de l’égalité n’empêche pas le maintien ou l’adoption de mesures prévoyant des avantages spécifiques en faveur du sexe sous-représenté.


Pourquoi donc des associations féministes appellent à voter non ? Les arguments sont divers et variés et s’orientent dans deux grande directions

(je passe sous silence la stupidité de l’affirmation selon laquelle ” l’autre raison pour les femmes de rejeter cette constitution est l’opposition générale des femmes à la guerre “, qui démontre à mes yeux un sexisme aussi épais que de soutenir qu’une femme doit se consacrer à ses enfants ou qu’elle est nécessairement douce et tendre…)


Bref, deux orientations “anti-féministes” sont à retenir : La première est que “dans le texte du traité constitutionnel, de nombreux droits essentiels pour les femmes (notamment le divorce, la contraception, l’avortement) ne sont pas reconnus

Personnellement je trouve que l’argument manque singulièrement de brio… C’est oublier avant tout ce que signifie le terme Constitution… Une constitution n’a pas pour vocation à remplacer le code civil, le code pénal et le code de la santé publique ! ce n’est pas parce que la constitution ne mentionne pas le PACS ou le droit des successions que l’Europe est homophobe ou spoliatrice ! Ne figure dans la constitution que le corpus commun des principes fondamentaux de ses états membres, c’est le propre des textes fondateurs et soutenir que cela constituerait un recul dénote une méconnaissance totale des mécanismes constitutionnels.

Bref, on reproche à la constitution européenne d’être précisément une constitution… Cela ne me convainc pas

L’autre pendant à cet appel au non est d’ordre économique, c’est l’adaptation aux femmes du discours d’ATTAC ou du PCF et cet aspect là me fout singulièrement en boule…

Ne vous trompez pas, ce qui me fout en boule ce ne sont pas les arguments politiques d’ATTAC ou du PCF contre la constitution.

Ce qui me met hors de moi c’est qu’au prétexte de féminisme on vous balance des arguments strictement politiques ni n’ont rien à voir de près ou de loin avec le féminisme.

Autant je peux respecter les premiers autant cette récupération sans envergure me dégoûte.

Non le féminisme n’est pas une valeur de gauche ! Et c’est moi, que d’aucuns trouvent gauchiste qui le clame ! J’ai trop entendu les discours enflammés de ma mère dont nul ne pourrait mettre en doute la sincérité, j’ai bien trop de respect pour Madame Veil pour me laisser prendre dans des rets aussi épais ! A quand le discours selon lequel il n’y aurait que de bonnes féministes que de gauche ?

Je remarque d’ailleurs que d’autres associations féministes se sont déclarés pour le OUI pour des motifs bien plus pertinents que l’analyse de bas étage que l’on nous sert ici…

Laissez donc les femmes choisir en conscience leur orientation politique, sans vous ériger en gardien du temple! C’est cela aussi respecter les femmes !

mercredi 5 mai 2004

Politique maternelle

Afin d'alléger la catégorie par défaut de ce carnet [Général] j'ai reclassé quelques billets dans une catégorie nouvellement créée : [Pensements politiques]

Ce faisant, j'ai eu un pensement fervent pour ma petite maman (qui était plus grande que la Tarquine!)

Ma maman possédait un tel sens républicain et un intérêt si vif pour l'institution politique qu'elle était, sur ces sujets si polémiques, mon interlocutrice préférée!

J'ai découvert assez tard que ma génitrice possédait ce sens si developpé de la chose publique, j'en ai eu la magnifique démonstration alors que j'étais en première année de droit.

C'était en l'an de grâce 1986, soit l'année de la première cohabition, un séisme politique à l'époque que nous étudiions à la loupe sous la houlette de notre professeur de droit constitutionnel.

Le soir lorsque je rentrais à la maison ma maman me demandait : "Et alors ? elle va tenir notre Constitution ?"

Je ressortais mes cours et je lui relisais mes notes prises sur les bancs sans confort d'un amphithéâtre.

Je me gardais bien de lui dire que ses commentaires étaient sacrément sensés! et je crois que c'est avec ceux-ci qu'elle m'a transmis son virus !

J'adorais discuter politique avec elle, elle la femme de droite, fille d'un résistant de la première heure, élevée dans le culte de de Gaulle et du respect des institutions par un père qui adorait autant la politique qu'en parler avec sa cadette.

J'aimais aller manisfester avec elle, elle la bleue et moi la rose, parce que ces couleurs là ne changaient pas la valeur de nos idéaux que nous estimions universels.

Nous pouvions parler politique des heures sans nous disputer alors que d'ordinaire j'étais si peu patiente avec elle...

"Ah!! Je suis contente de te voir! alors qu'est-ce que tu penses de ..."

Merci Maman de ton insatiable curiosité, de ton ouverture d'esprit et de m'avoir transmis ton goût pour "la chose publique"

Le seul souci, et je ne puis t'en vouloir, c'est que tu n'es plus là... je ne peux plus deviser avec quelqu'un de droite sans qu'il essaye de me convaincre de la fausseté de mes idées...

Nous, nous respections les positions de l'autre, nous troquions nos analyses sans faire de polémique stériles ou de vaines disputes. Ce qui importait n'était pas d'anihiler l'autre et ses idées mais d'échanger celles-ci, simplement pour s'enrichir et se faire plaisir...

samedi 1 mai 2004

Les arroseurs arrosés

Nous sommes le 30 janvier de cette année. Une affaire politico-judiciaire m'avait alors mis dans une belle rogne. Le Tribunal de Grande Instance de Nanterre venait de condamner Monsieur Alain Juppé pour prise illégale d'intérêt à une peine de 18 mois d'emprisonnement avec sursis.

Je conçois qu'une telle décision, surtout avec des motifs aussi tranchés ["La nature des faits commis est insupportable au corps social comme contraire à la volonté générale exprimée par la loi" ; "agissant ainsi, Alain Juppé a, alors qu'il était investi d'un mandat électif public, trompé la confiance du peuple souverain"] ne passe pas inaperçu dans le monde politique.

Je n'admet pas en revanche, que nos dirigeants qui sont investis d'un mandat républicain confondent leur fonction avec l'organisation de leur parti politique !

Pourquoi "nos" petits "beurs" de Banlieue seraient astreints, selon la doctrine Sarko, de "réapprendre" vite fait le respect dans nos institutions judiciaires alors que nul ne s'étonne que nos représentants soient dispensés d'observer ces mêmes principes ? ?

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mercredi 7 avril 2004

La constance peut-elle être politique ?

JFC selon Act Up PARIS

En ce moment je trouve Jean François Copé très couard : son blog est bloqué à "J moins 2", soit au 26 mars 2004 !

Il y a exactement 162 commentaires sous son mémorable "J moins 2", et personne pour passer un coup de balai !

Vous pouvez vraissemblablement y poster les pires insanités sans qu'un molosse de modérateur ne vienne vous rappeler de ses blanches canines, les règles de la nettiquette.

Tiens cela me donne une idée !

Pour les facétieux, les procéduriers ou les opposants sans foi ni loi à Monsieur Copé, je vous indique que c'est le moment ou jamais de poster des horreurs sur son blog et de le poursuivre ensuite pour diffamation !!!!

Hi hi hi ! Avec la jurisprudence actuelle il pourrait être bon pour aller devant les tribunaux correctionnels.

Pour les fâcheux qui se fâcheraient, les droitiers à l'humour trop droit ou les Copéistes très passéistes, je précise que c'est une blague et qu'en période de gestation de la loi pour la confiance dans l'économie numérique, cette blague n'est même pas de mauvais goût ! enfin, je trouve....

Cela me rappelle que j'ai sorti plein de documents pour me pencher sur les blogs et la diffamation, il serait temps de m'y mettre ! Bientôt c'est contre moi que les poursuites vont s'exercer !

  



Je complète ce billet par un lien trouvé sur le Petit Navire (je ne mets pas le lien direct car ce joueb est dans un tel bordel que je ne parviens pas à le retrouver même avec la fonction de recherche proposée!!, j'espère ne pas encourir les foudres divines...) Le lien est donc (je divague ce soir, je baguenaude...) : Copé ou le blog par procuration [Un dossier de la rédaction de France 2].

On peut y lire : "Dommage pour son blog. Jean-François Copé devrait donc conseiller à Jean-Pierre Raffarin et Jacques Chirac d'ouvrir leur porpre blog. George Bush a bien le sien."

TOUS AUX ABRIS !

Monsieur Jean-François Copé, qui a déjà le blog le plus laid qu'il soit possible de faire, va, de surcroît, conseiller notre President de la République et notre Premier ministre !!

Je ne connais pas celui de Bush (je suis bien certaine que Yenaner doit être dans le secret des Dieux !) mais je pense que nous Français attentifs à l'image de la France dans le monde nous devrions, de conserve, nous fendre d'un e-mail à nos plus hauts dirigeants pour que sous aucun prétexte ils ne s'inspirent du blog de Copé !!!!

Quoique les élections européennes ne sont pas très loin... après tout pourquoi pas...

Bon, faites donc en conscience...


  

jeudi 1 avril 2004

Canicule partisane

Merci de bien vouloir mourrir sans bruit

Au hasard de mes recherches, je tombe aujourd'hui sur l'annonce suivante faite sur la page d'accueil du Ministère de la Santé :

Dispositif gouvernemental mis en place pour anticiper les fortes chaleurs de l'été

J'avoue que rétrospectivement, cela me fait bondir !

Souvenez-vous de la première intervention de Raffarin sur le sujet de la canicule. Nous sommes alors le 13 août 2003, l'association des médecins urgentistes français tire la sonnette d'alarme sur la situation sanitaire liée à la chaleur. On évoque 100 morts à Paris...

Raffarin se fend alors d'une déclaration mémorable sur cette "polémique partisane" avant d'annoncer qu'il recevra les syndicats d'agriculteurs qui ont souffert de la sécheresse le 22 août suivant. Le Monde, Edition du 14 août

Selon le dernier bilan de l'INSEE il y a eu, au cours du mois d'août 2003, 15.000 morts parfaitement partisans.