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dimanche 7 novembre 2004

Pense-bête à vélo

une bicyclette

  • Penser à retourner étrangler le vendeur qui m'a certifié que ce modèle de chambre à air convenait parfaitement à la roue arrière de ma bicyclette.

  • Penser à mettre une clôture autour de mon vélo posé à l'envers au milieu du salon.

  • Penser à vérifier si le solvant anti-tâche de graisse de chaîne à vélo crado peut-être utilisé sur la peau d'un enfant de deux ans.

  • Penser à trouver un magasin de chambre à air ouvert le dimanche.

  • Le cas échéant, ne pas oublier de vérifier la valve : ce serait bête de devoir acheter une nouvelle pompe à vélo...

  • Pendant que je suis dans un pense-bête spécial bicloune, penser à clamer aux zélateurs de la mode tout le mal que je pense de l'écrasante supériorité numérique des strings dans les rayons "lingerie". Je note également une grande offensive du porte-jaretelle. Cela va être simple de pédaler en jupe cet hiver tiens !

samedi 9 octobre 2004

Risque de conduite ou conduite à risque ?

Hier, j'ai arraché un pare-choc puis j'ai embouti une piétonne.

Ce matin, j'ai écrasé un chien.

Conduis-je donc comme les arrogants possesseurs de noires BMW ?




Le pare-choc devait présenter une légère aspérité qui s'est pris d'une soudaine affection pour le porte-bébé que j'arbore sur ma bicyclette. Sans même ressentir un soubresaut dans ma pédale, j'ai tout embarqué... Par chance la conductrice était charmante, et mon assureur n'a pas l'air trop fâché...

La piétonne est passée soudainement du statut d'hominidée des trottoirs à celui d'hominidée des chaussées sans prendre même le temps de tourner la tête... Sa seule question a été : "vous regardez devant vous en roulant ?" Visiblement, elle ne savait faire que cela regarder devant elle, quand je lui ai suggéré de regarder sur le côté elle a filé...

Les hominidés des chaussées ont des moeurs curieuses qu'il ne faut pas contrarier...

Un teckel a sauté sur ma roue avant dans l'espoir d'y planter les crocs. Ma roue est indemne mais l'animal souffre d'une grave blessure d'amour propre... Gageons qu'elle ne guérira que trop vite...

vendredi 1 octobre 2004

Fugitifs plaisirs vélocypédiques

Un vélo métallisé
Ce matin, en pédalant allégrement, j'ai rencontré un formidable vélo bâté de multiples toiles multicolores et de lourds chargement. Le randonneur pédalait depuis la Bulgarie et j'étais très heureuse de pouvoir lui souhaiter un excellent séjour à Paris.

Ce soir, j'ai ri comme une gamine en doublant un vélo-traineur aux cheveux blancs et à la mine réjouie qui avait un fort sens de l'humour et un rire tonitruant !

J'ai salué ces deux cyclistes d'un grand signe de la main et nous avons échangé de vrais sourires de connivence.

Et vous, en échangez-vous souvent des sourires de connivence sur le chemin du boulot ?

Cycliste en travers et travers de cycliste

Je ne sais pas si les parisiens l’ont remarqué mais depuis le mois de mai, le nombre de cyclistes dans Paris a bien triplé.

Moi, je suis ravie ! Moins il y a de voitures dans Paris, plus je pourrais pédaler le nez en l’air et observer les toits en zinc, les vieux conduits de cheminée désormais inutiles, les huisseries des beaux quartiers, les façades des musées…

Cependant, dans ces nouveaux arrivants, il y a deux catégories de cyclistes qui croissent de façon exponentielle et eux… ils m’exaspèrent !

Le premier groupe est constitué des vététistes véhéments qui malmènent leur monture.

Car en vélo, comme en toute matière, on se doit de respecter sa machine. On la flatte au besoin, mais même sans aller jusque là, on évite toujours de la meurtrir !

C’est ainsi qu’un changement de vitesse, cela se cisèle, cela se fignole, cela se compose :

L’indispensable préalable, c’est d’imprimer à son plateau une vive rotation à l’aide du pédalier.

Quand la vitesse suffisante est acquise, on allège le pied sur la pédale, on se fait le pied ailé et d’un doux mouvement de poignet on tourne d’un seul cran la molette de son dérailleur.

Immédiatement, vous sentirez sous votre semelle, l’élégante vibration de votre chaîne venant se marier aux crans de votre pignon.

Si besoin est, une fraction de seconde plus tard, vous pouvez continuer la valse du braquet.

Ainsi, d’une façon rapide, silencieuse, aérienne et distinguée vous garantirez la souplesse à vos cuisses tout en cajolant votre monture.

Et puis vous avez l’autre méthode, celle des vététistes véhéments (Je laisse de côté celle des néophytes à qui je ne peux en vouloir de n’avoir point encore trouvé le difficile équilibre du pédalier).

Je hais donc la méthode bestiale des jeunes frimeurs en VTT qui, le fessier en l’air, appuient comme des barbares sur leurs pédales au démarrage. La cuisse féroce et le pied plombé, ils changent de braquet avec des grands « Scroutch » faisant mordre leur plateau par une chaîne soumise à d’intenses tensions.

Certes, ils ne me font pas de mal ces cruels, mais je plains leurs pauvres cycles qu’ils ne méritent pas !

Et puis, il y a le second groupe… L’autre catégorie de cyclistes qui m’insupporte encore plus prodigieusement, ce sont les peureux insolents.

Les peureux insolents font partie de ces gens affublés d’un nombril géant : ils considèrent que les règles ne s’appliquent qu’à leur profit et ne se plient pas à celles qui servent les autres.

Avant toute chose, ils sont peureux et donc incapables de défendre leur rang : ils fuient lâchement devant les voitures, leur abandonnant la chaussée pour aller coloniser le refuge des piétons.

Et ces pleutres insolents, non contents d’occuper la place des plus petits que soi, éparpillent les piétons devant eux à grands coups de sonnettes et de « ding » qu’ils actionnent et déclenchent de façon continue.

Exit la grand mère suspendue à sa canne. Fi de la poussette où repose le bébé. Haro sur les enfants qui jouent à la marelle.

Et gorgés de leur importance, ils gonflent le thorax pour mieux se faire reluquer : Place ! Place ! « Considérez qu’il s’agit du carrosse du Roi ! »

Couards et bruyants parasites des trottoirs, je vous méprise moins pour la pollution sonore que vous dispensez qu’en raison de l’image des gens de roue que vous donnez !

mardi 28 septembre 2004

Chauffards sensibles, s'abtenir !


 n'écrasez pas maman sur tissu orange fluo

Un jour, Laurent l'érudit m'a renseigné sur les moeurs des bandes cyclistes de New York, et notamment sur leur look saisissant. Alors que les jours raccourcissent et que la pluie obscurcit souvent la vue des automobilistes, je me suis rappelée de ses propos. Pourtant, à la question quel genre de cycliste êtes-vous, je répondrais non pas frimeuse mais plutôt comme Shrek : "du genre prudent".

C'est la raison pour laquelle j'arbore au dessus de mon paletot une tenue de rabatteur de chasse (la chasuble fluo est moins chère au rayon Chasse qu'au rayon vélo...). Je n'ai pas vraiment peur du ridicule mais chargée d'âmes comme je le suis, je n'aimerais pas périr sous les roues d'un chauffard et quant à avoir l'air singulière autant le faire savoir !

Je mets donc très solennellement en garde tous les chauffards parisiens : si vous voyez une chasuble orange gigoter en pédalant et sur laquelle est inscrit le message suivant "n'écrasez pas maman", ces trois messages sont pour vous :


Maintenant, j'imagine que votre conscience vous rappellera ces trois petites voix lorsque vous croiserez un cycliste sous la pluie !

vendredi 10 septembre 2004

Chronique d'une cycliste : au commencement, était l'effroi !

Je vous le dis tout de suite, si vous imaginez que j’ai toujours fait la fière sur mon vélo, vous vous trompez lourdement !

Ah ! je fais la fougueuse, la trompe-la-mort, hardie sur ma selle, la lèvre ironique et le regard fier (mais le casque toujours de travers...) Et bien cela n’a pas toujours été comme ça !

J’ai honni le vélo ! j’ai haï le vélo presque autant que le vinaigre (qui occupe depuis ma petite enfance la plus haute marche au Panthéon de mes détestations).

Mon père, cycliste amateur et compétiteur dans sa jeunesse, se désespérait de me voir quitter mes « roulettes ». Car évidemment Zomozygote qui triomphe dès qu’il y a un engin avec des roues (vélo, skate board, patins à roulette) elle pédalait depuis belle lurette ! (Grrrr ! je l’ai détesté).

Mais moi, je ne voulais pas. J’avais peur ! Je donnais un tour de pédale et « paf ! » je posais les pieds par terre ! Tant et si bien qu’un jour mon père piqua un sprint en poussant mon vélo blanc et moi avec, puis nous lâcha en pleine vitesse ! Comme l’engin et moi-même ne nous sommes pas désolidarisés, j’ai condescendu à pédaler mollement, les pieds prêts à retomber pour retrouver la terre ferme !

Ensuite, j’ai mis à profit mon abâtardie inexpérience pour me venger de Zomozygote ! Puisque mon vélo devenait trop petit, il était urgent que je dédaignasse pédaler plus efficacement pour grimper sur un engin plus grand… Comme sœurette – qui je le rappelle, est née avec une roue à la place du cerveau – elle avait déjà un plus grand vélo –vert -, comment croyez-vous que j’ai appris à me perfectionner ? Et bien en lui « bignant » son beau « 10 vitesses » cadre de course (papa était cycliste, ne l’oublions pas !) Et toc ! Ensuite, évidemment j’ai pris grand soin de mon beau « 10 vitesses » cadre de course –bleu - (Papa était aussi un cycliste empreint d’égalité) !

Mais après toutes ces années, il me reste cependant un regret, c’est de n’avoir pas réussi à me venger de ma copine Mumu  !

Parce que elle, elle pédalait en sifflant –juste !- l’air du toréador de Carmen les mains dans le dos ! J’ai cru mourir cent fois ! Moi empruntée, les fesses et les dents serrées sur mon deux roues, les yeux révulsés par la peur et elle qui se baladait les bras en l’air !

Et bien, je vais vous dire, entourée comme je l’étais par ces deux frimeuses du pédalier, il m’a fallu bien du mérite pour parvenir à acquérir – très péniblement – un semblant d’équilibre sur mon vélo !

Et je me réjouissais d’être enfin parvenue au sommet de la maîtrise cycliste et voilà que Zomozygote remet ça et me snobe avec un MONOCYCLE !

Je hais la bicyclette !

mardi 20 juillet 2004

Partagerez-vous Paris avec moi ?


A Paris en bicyclette c’est la saison où l’on doit se méfier de tout. "Il y a moins de voitures pourtant" me direz-vous ! Oui, mais ce ne sont pas les mêmes automobilistes…

Ce n’est pas qu’il y a davantage de BMW noire (ouf !) mais plus de néophytes qui ne sont pas exactement rompus à la conduite urbaine, des provinciaux mais également des banlieusards qui prennent leur véhicule pour l’occasion.

Et c’est que ça n’aime pas partager son couloir de circulation vous savez ! Ça klaxonne pour vous signifier de vous pousser afin de les laisser passer ! Ça freine quand c’est créditeur de la priorité à droite (mais je dois reconnaître que les places parisiennes sont spécialement difficiles à appréhender). Ça a des trajectoires hésitantes. Ça ouvre ses portières comme au milieu d’un désert. Bref ça m’énerve…

Ça m’énerve et c’est un tantinet injuste pour diverses raisons :

- Paris n’est pas la propriété exclusive de la Tarquine, quand bien même la chérirait-elle d’un amour tendre et possessif (C’est si dur de m’en convaincre).

- Paris étant la plus belle ville du monde, il est bien normal qu’elle accueille ses lointains vassaux venus lui rendre hommage (non, non je ne suis pas partisane !) .

- Franchement, être impressionné de conduire dans Paris, cela se comprend aisément ; d’abord on a toujours le nez en l’air à regarder ce pur joyau (mais puisque je vous dis que je ne suis pas partisane !) ensuite la conduite des parisiens, même en nombre réduit, est quand même très singulière.

Mais j’ai un remède pour arranger tout le monde : amoureux transis de Paris : louez vous-même des vélos ! Potassez le plan des pistes cyclables et des voies de bus élargies. Vous constaterez que l’on peut circuler assez facilement dans Paris sans affronter le flux automobile. Que cette merveille se découvre bien plus aux cyclistes qu’aux automobilistes et qu’il est bien plus aisé de s’arrêter pour lever son nez afin de lui rendre son salut.

Et moi je serais ravie que tant d’amoureux de Paris, abandonnent pour quelques heures leur bruyants véhicules, qui, vous en conviendrez, sont quand même très laids dans ces rues si belles…

vendredi 2 juillet 2004

Où l'urbain motorisé paye son écot

Si, ce soir, vous étiez parisien motorisé et qu'au volant de votre automobile vous vous êtes fourvoyé au nord de la capitale, en vous doublant, longue file informe et désemparée, j'ai eu une petite pensée émue pour votre temps tellement perdu...

Si, ce soir, au même endroit, vous étiez parisien motorisé au volant d'une noire BMW, sachez que j'ai jubilé en vous dépassant ostensiblement. Et apprenez encore que vos espoirs pour passer inaperçus étaient vains... je vous ai dénombré - j'ai maintenant l'oeil exercé - vous étiez bien plus de trente à tenter de vous cacher...

Si, ce soir, au même endroit, vous étiez parisien motorisé au volant d'un 4x4 noire climatisée, aux vitres teintés et à l'égoisme affiché, sachez que j'espérais que de votre altière position vous me voyez parcourir les kilomètres là, où dans le même temps, vous ne pouviez faire que quelques centimètres...

lundi 28 juin 2004

Appelez-moi "Don Diego du vélo"

En règle générale, le lundi matin à vélo, je pédale façon « escargot » mais devoir piler (et savez-vous comme on freine mal en bicyclette ?) pour éviter une BMW noire qui roulait à 10 cm du trottoir juste après m’avoir doublée, ça m’a donné des ailes !

Il allait payer pour tous les autres, ce cuistre ! L’heure de la revanche avait enfin sonné !

Que c’est sot de jouer les Fangio en doublant les vélos : vingt mètres plus loin, à la faveur d’un feu rouge, je le dépasse à mon tour :

1- Je lui lance un regard corrosif ;
2- Je lève les yeux au ciel et d’un même mouvement, je hausse les épaules ;
3- Je laisse flotter sur mes lèvres un léger sourire sardonique.
4- Je croise son regard : pas de doute, le voilà piqué au vif.

Et ensuite, c’est moi qui met le turbo !

Il y a sur mon vélo, un tout petit rétro assez mal pratique, mais bien suffisant pour m’assurer que cette immonde BMW noire est – évidemment – restée coincée derrière un camion poubelle, puis un autobus et que ces grands coups de klaxon n’y ont rien changé.

Jamais elle n’est parvenue à me rattraper, et ce, en dépit de ses efforts manifestes pour laver l’affront que je lui faisais subir.

Et moi, pendant ce temps, je pédalais joyeusement en riant doucement du crétinisme urbain dont sont quasi-immanquablement atteints les conducteurs de ces infâmes BMW noires…

Ce matin, durant 1.500 mètres, j’étais le « zorro » des vélos !

samedi 12 juin 2004

Catalogue déraisonné des mots-clefs vélocipédiques

Casque à vélo chromé

Feux tricolores


Les respectez-vous toujours ?

Sachez, qu’en revanche, il ne vous respectent pas à chaque fois !

Après l’avoir franchi au vert, il n’est pas rare, sur de larges boulevards, de se retrouver bloqué au milieu de la chaussée soudain livré à la furie automobile d’une rue perpendiculaire.

Mesdames, Messieurs de l’Equipement, il serait peut-être utile que vous testiez in situ vos mises au point, en enfourchant une bicyclette, car vous semblez ignorer qu’un vélo ne roule pas à la même vitesse qu’une auto…


Hommes des rues


L’Homme des rues se décline en deux sous-espèces parfaitement distinctes :


* Hommes des rues des trottoirs


Sous-espèce sacrée, à ne déranger, dérouter, désobliger sous aucun prétexte.

Sans aucune ironie, le trottoir est leur baronnie et les vélos ne sont, en ces lieux que leur vassaux.

* Hommes des rues des chaussées


Sous-espèce fantasque et dangereuse, s’exposant elle-même souvent à des périls inconsidérés.

l’Homme des rues des chaussées réfléchit beaucoup moins que son cousin des trottoirs. Par exemple, couramment il se fie à sa seule ouie pour s’avancer au milieu de la rue. Très limité intellectuellement il ne parvient pas à intégrer que – sauf rare exception – les bicyclettes sont silencieuses…

Quand l’Homme des chaussées vous a vu, ne pensez pas cependant être tiré d’affaire. En effet, cette sous-espèce ne déteste rien que de vous abandonner la chaussée , il s’avance ainsi doucement mais sûrement au milieu de celle-ci.

Il faut impérativement éduquer l’Homme des rues des chaussées pour qu’il parvienne à réaliser que :

- En dépit de sa faible vitesse, et de son poids, une bicyclette présente une très grande distance de freinage.

- Un cycliste qui ne dispose pas d’yeux derrière la tête, déteste se déporter vers le milieu de la chaussée, endroit qui, pour les vélos, présente précisément le plus de risques d’être percuté.

Dès lors, l’Homme des rues des chaussées comprendra peut-être pourquoi, souvent, le vélo vitupère de rage en lui fonçant dessus.

Jupe


C’est à ce jour le plus usuel accessoire que j’ai trouvé pour traverser la Place de l’Etoile en –relative – sécurité.

Les hommes cyclistes peuvent également l’utiliser, ils devraient en retirer le même effet.

D'expérience, une jupe retroussée, pour pouvoir aisément pédaler, présente la particularité de provoquer chez les automobilistes une surprenante conscience de ma présence auprès d’eux.

N’allez pas imaginer qu’il faille des jambes de publicité pour en bénéficier. Cela n’a rien à voir (et là vous pouvez me croire !).

Que vos guibolles soient rondes, longues ou girondes, c’est idem ! Voilà pourquoi le remède convient également - voire même mieux - aux cyclistes masculins.

BMW sexuée


Si vous savez les repérer : FUYEZ !

Monsieur à vélo


Le Monsieur qui par ce beau printemps reprend sa bicyclette pour la première fois de l’année ou presque, doit comprendre qu’il n’est pas indispensable de s’arrêter, à la faveur d’un feu rouge, systématiquement devant les cyclistes dames.

Une cycliste en retard, qui pédale toute l’année, avale la chaussée jusqu’à 30 kilomètres à l’heure (sur du plat non pavé) et votre amour propre souffre énormément de se voir doubler quelques mètres plus loin…

Passager transporté


Il est une règle toujours démontrée : le passager transporté ne regarde jamais derrière lui avant d’ouvrir sa portière.

En conséquence, si vous doublez des véhicules à l’arrêt qui trimballent cette si particulière catégorie d’humains, mettez du champs entre eux et vous, ou ralentissez.

Quatre-quatre


Dans sa grande majorité le quatre-quatre est – dans Paris – le plus grand danger du cycliste.

Le quatre-quatre urbain s’amuse à se croire sauvage, lâché en ville il ne comprend que la loi du plus fort et à ce jeu-là le cycliste ne fait évidemment pas le poids.


lundi 7 juin 2004

Les fâcheux cons, ou les BMW sexuées

BMW noire, déformée...

En qualité de mère de famille normalement constituée, j’exècre d’assez vive manière les jeunes fâcheux qui prennent nos rues pour des lieux dédiés à leurs prouesses automobiles ; du genre BMW noire, prête à écraser enfants ou vieillards sur les passages cloutés.

En qualité de cycliste, je voue également une haine assez féroce à cette catégorie particulière qui méprise – évidemment - les règles de la priorité à droite, (a fortiori avec une bicyclette !), s’arrête toujours sur les sas vélo et vous ignorent – au sens propre – de si belle façon qu’au premier moment d’inattention vous rejoignez ad patres les vieillards et enfants ci-dessus cités.

Imaginez le danger que vous courez quand vous conjuguez les deux couvre-chefs !

Situation banale : je pédale avec Tarquinou dans son siège derrière ma selle, Tarquinette me précède sur sa bicyclette, nous restons tous les trois sur le trottoir.

Un classique accident de parcours (un imposant camion stationné) nous oblige à emprunter, à des fins de contournement, le couloir de bus, à cet instant d’une parfaite vacuité.

Survient un fâcheux con en BMW noire, l’espèce qui compare la vitesse d’accélération de son engin à la longueur de sa quéquette…

Il pile pour s’arrêter puis klaxonne tant qu’il peut… démontrant, par là même, l’effet strictement proportionnel de sa décélération à sa vitesse de réflexion.

Voilà, maintenant, l’homme intelligent qui mesure l’effet de son comportement : Tarquinette, s’arrête ! parce que les BMW noire qui klaxonne à tout va, en hominidé normalement constitué, elle considère cela comme un danger ! Et qui lui en voudrait ? Je n’allais quand même pas la gronder !

Donc elle pose son vélo et elle finit le contournement à pied !

Et comment fait, désormais, une mère à vélo- où est juché son petit dernier – pour récupérer et déplacer la bicyclette de Tarquinette ?

Le fâcheux con, qui, il est vrai, ne dispose que d’un très petit nombre de connexions neuronales n’a pas trouvé la solution… Il n’est parvenu qu’à mimer l’insulte suprême que l’on peut faire à une mère : d’un geste ample il levait le pouce, le poing serré, comme pour féliciter la mauvaise mère que j’étais de mettre ainsi mes enfants en danger !

Je reconnais que j’ai été prise d’une telle bouffée de rage que si Tarquinou n’avait été sur ma bicyclette, je pense que j’aurais posé celle-ci à terre pour asséner la marque de mon 38 fillette sur la portière de sa quéquette !

vendredi 30 avril 2004

Scrogneugneu

Si je tenais ce fieffé Poucet qui sème des clous sur la chaussée je lui ferais payer vite fait son forfait à ce casse-pied : réparer ma roue dans laquelle son clou est fiché !

Me voilà donc privée de mon beau destrier, et en train de prier sur le quai pour que le métropolitain ne soit pas trop plein !

mercredi 28 avril 2004

Instant bucolique à l'ombre d'une jungle mécanique

bout de vélo dans un parc

Ce matin, le temps était courtois, le soleil élégant, et j'avais envie de musarder...

Entre deux obligations professionnelles je me suis évadée à l'insu de tous.

D'abord j'ai été acheter un petit carnet. J'ai choisi quelques stylos de différentes couleurs (selon l'humeur du jour, c'est important !) j'ai enfourché ma belle bicyclette et je me suis rendue dans un parc, si petit, si joli et si désert pour un mercredi !

Sur la première page de mon petit carnet j'ai écrit : Petit carnet pour gribouiller. j'y ai babultié quelques phrases, quelques lieux communs sur cette belle capitale qui m'enchante... sur l'odeur des fleurs déjà fânées et sur les gros mots que deux garçonnets chuchottent dans les fourrés près de moi en se croyant seuls au monde : "ça pue le pigeon !" suivi d'un éclat cristallin de rire enfantin...

Et puis j'ai rebouché mon stylo, j'ai rangé mon carnet et j'ai pris mon appareil. Mon appareil photo pour capturer mon vélo dans ce parc si petit, si joli dans Paris.

Merci ma belle bicyclette de me permettre de me croire en ballade quand je ne suis qu'en déplacement, merci de m'offrir ces rues, ces gens et ces odeurs fugitives mais si prégnantes.

Merci de m'avoir conduite jusqu'à ce parc ou pour un court instant j'ai tant aimé le génie et la mécanique qui me permettent de disposer de toi...

L'instant fût court... il cessa exactement au sortir de ce parc, au moment où j'ai avisé que ce même génie de la mécanique était également à l'origine de ce monstre de "quat'quat" noir, vierge de toute trace de boue mais parfaitement convaincu de rouler dans une jungle où laisser la priorité à droite à une pauvre biclyclette est une pure obcénité...

jeudi 8 avril 2004

Du casque et du bouchon

ma belle bicyclette

Pédaler dans Paris, c'est un imaginaire de parisienne bien mise, la jambe longue, le bibi vissé sur la tête et l'oeil goguenard.

Une parisienne et sa bicyclette ont vraissemblablement sauvé Paris du chaos.

Von Choltitz aurait pris sa décision de désobéir à sa hirarchie (Hitler lui demandant alors "Paris brûle t'il ?" ) en regardant depuis une fenêtre de l'Hôtel Crillon le sillage d'une parisienne sur la Place vide de la Concorde dont la robe fleurie flottait autour de son vélo.

En quelque sorte, Paris, par sa belle cycliste, accéda au statut de ville éternelle.

Mais la belle cycliste pédalait en août, l'histoire ne dit pas ce qu'il serait advenu si l'ordre de détruire Paris était venu en avril...

En ce qui me concerne, je crains que si Von Choltitz m'avait avisé -moi et mon équipement, Paris ressemblerait désormais à Coventry.

La cape de pluie passée sur trois épaisseurs (en avril, ne te découvre pas d'un fil), la chaussure dégorgeant de l'eau des flaques qui jalonnent la chaussée, le casque enfoncé jusqu'à la lisière des lunettes, dégouttant de pluie et recouvert pour partie d'une capuche protectrice.

Aucun doute ! Je suis bien loin du look de la cycliste salvatrice !!

Cependant, en dépit de la pluie et des coups d'oeil presque dédaigneux des habitants de ce 16ème arrondissement que je traverse, il est une vraie satisfaction !

Celle de croiser le regard de ces automobilistes engoncés dans des boulevards extérieurs saturés jusqu'à la moelle, de voir leur oeil envieux me suivre lorsque je dépasse leur engin d'un souple coup de pédale sur une voie de bus tout à moi offerte... et plus encore quand je les devine trépigner dans leur habitacle arrêté, puis s'exciter sur leur avertisseur sonore...

L'afflux automobile me prémunit du ridicule !

dimanche 28 mars 2004

Ma survie dans Paris

un cycliste en survie

Si un automobiliste ou deux passent par ce blogue, je me permets d'attirer respectueusement leurs attentions sur un marquage au sol par trop ignoré : le sas vélo.

Merci d'avance pour tous les cyclistes qui, désireux de tourner à gauche, resteront ainsi en vie.

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