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lundi 21 décembre 2009

vélocipède et invectives (à suivre...)

  • Classique :
    " Vous ne pouvez pas rouler ailleurs ?" (lance le piéton au cycliste qui chemine sur une piste cyclable)

  • Irascible :
    " Bon, ca va ! Je vous ai entendu ! "  (peste le piéton contre le ding ding d'une sonnette de biclou)

  • Le lendemain au même endroit :
    " Vous ne pouvez donc pas utiliser votre sonnette pour prévenir non ? Vous m'avez fait peur ! " (...)

  • Sûr de lui :
    " Il y a vraiment des cyclistes qui veulent mourir !!" tempête le conducteur qui tourne à droite devant votre guidon...

  • Eternel :
    " Moi je travaille ! " (clame le livreur garé, qui sur la piste, qui sur la chaussée en double ou triple file)

mardi 26 février 2008

Où l'on reparle de Baupin et du Boulevard Magenta...

Je suis sous le choc... mais jusqu'où va la complaisance politique, la compromission avec la réalité et surtout la sécurité ?

J'apprends de Padawan qui a eu l'insigne honneur de rencontrer le quidam que Denis BAUPIN est FIER de ce qu'il a fait du boulevard Magenta ?

Le plus hallucinant pour moi c'est déjà qu'il ose s'en attribuer la paternité ! et je n'imagine pas un instant qu'il s'agit d'un quelconque courage politique ! Non c'est le plus vibrant aveu qu'il ignore tout du nombre d'accidents qui se produit sur cette piste ; piste dont il faut bien reconnaître qu'elle réussit l''exploit de mécontenter tous les usagers.

Quand on connaît cette piste et sa dangerosité, on ne se vante pas d'en être le concepteur, ni même l'initiateur !

Monsieur BAUPIN, vous devriez plutôt aller sur le site pour proférer vos bravaches... Je serais étonné de savoir ce que vous diriez à ces piétons qui ont le sentiment d'être des quilles, à ces vélos qui slaloment entre ces derniers, qui brûlent des cierges pour ne pas se manger des portières, et qui se font flambés par les taxis quand ils roulent dans le couloir de bus beaucoup plus sûr mais désormais rétréci...

J'ai le sentiment que votre discours n'aurait pas les mêmes accents !

lundi 21 janvier 2008

Le décalogue de la pédale...

Bon, je vais vous le dire comme je pense et tant pis pour la réputation de vieille rombière un rien grincheuse dont je porterais désormais la coiffe : les petits nouveaux en vélo parfois vous me les brisez menu...
Vous me faites penser à des ados boutonneux... « A qui le plus gros engin ? » « Qui tire le plus loin ? »

Attention, je ne parle pas de ceux qui découvrent les joies de la bicyclette sur le pavé parisien ! Je ne m'adresse pas à ces nouveaux arrivants à qui je souhaite la bienvenue de tout cœur ! Non je parle de ceux qui se la pètent — et surtout vous méprisent — avec 10 kilomètres sur leur selle...

Ce billet s'adresse donc à ces béjaunes dont la morgue et l'arrogance me semblent si précisément étrangères à mes habitudes de vieille cycliste parisienne (avec 30 ou 40.000 km cumulés dans la capitale, je crois pouvoir revendiquer l'appellation de pédale confirmée)
Bref, si vous voulez frimer — mais cela crève les yeux que vous voulez frimer, vous exsudez la sur-représentation par tous les pores de votre peau—  je vais vous donner deux ou trois conseils pour cesser de passer pour des puceaux vaniteux :

* En ville, on ne mesure pas la classe d'un cycliste à sa vitesse mais à la sûreté de sa trajectoire, à la façon dont il anticipe la circulation, englobe les situations et prend naturellement sa place dans le flux circulatoire.

Cela ne s'invente pas, cela s'appelle l'expérience. On l'acquiert assez vite sous deux conditions :
1 - Ne pas considérer tous ceux qui vous entourent comme des ennemis
2 - Ne pas considérer tous ceux qui vous entourent comme son public

Exemple bête mais dont l'enseignement profitera à certains : on ne fonce pas quand le feu est rouge devant soi. C'est une  question d'économie : en vélo, nous sommes particulièrement comptables de l'énergie que l'on développe pour démarrer à l'arrêt. Dès lors on anticipe et on ralentit bien avant pour faire en sorte de ne pas avoir à poser pied à terre lorsqu'il deviendra vert. Et lorsque vous vous ferez alors doubler par un cycliste frustré d'avoir été lui-même dépassé 50 mètres avant et qui profite de votre ralentissement pour vous doubler à grand coup de pédale saccadé, vous saurez que vous êtes dorénavant passé de l'autre côté de la barrière...)

* En ville, on ne mesure pas la classe d'un cycliste à sa vitesse mais à la maîtrise de son engin ... laquelle est la plus évidente à très petite vitesse...

* En ville, mesurer la longueur de sa quéquette (activité favorite des sus-dits puceaux) est la conduite la plus accidentogène qui soit... Les vieux cons qui ont usé dix ou douze paires de patins de freins le savent bien... Les briscards de la pédale n'ont pas de besoin de se mesurer pour gagner leur place sur le pavé... La vitesse ne mesure pas grand chose en vérité. La longueur des trajets effectués (certains font trente ou quarante kilomètres par jour), le poids du biclou et de son chargement (j'ai toujours la moitié de ma maison avec moi, outre quelques volumineux dossiers, sans compter parfois un marmot !), le retard avec lequel on se rend à un rendez-vous (40 km/heures, c'est mon record personnel dans Paris) font que l'on sait tous que parfois on fonce, parfois on se balade...  Et en refusant de vous laisser doubler au prétexte d'un orgueil démesuré — jusques et y compris par des femmes et des vélib' —, vous affichez de la plus criante façon que vous n'avez que quelques kilomètres au compteur...

* Enfin, le top de la grossièreté, la signature du cuistre, le sceau du prétentiard : profiter que ses coreligionnaires soient arrêtés pour s'arrêter devant eux... Ce comportement est légion chez les nouveaux venus et franchement il n'y a rien de plus énervant que de devoir passer son temps à doubler et redoubler des coquelets qui ne comprennent pas que, comme en voiture, comme dans une file quelle qu'elle soit, on s'arrête les uns derrière les autres (à moins que l'on vous invite à passer devant, ce qui arrive parfois chez les vrais nobles de la pédale)... Mon observation multi-quotidienne de cette détestable manie m'a d'ailleurs conduit à distinguer deux types d'importuns. Il y a ceux qui sont certains qu'ils vont plus vite que le monde entier (ils sont souvent par trop présomptueux et quand bien même seraient-ils Pégase, cela ne les dispenserait pas de respecter cette élémentaire règle de savoir vivre). Il y a ceux (plus souvent celles d'ailleurs) qui savent très bien qu'elles vont plus doucement que tout le monde, et pour cause, elles se sont fait doubler quelques mètre plus haut,  mais, par revanche ou pur égoïsme, je ne sais, n'ont cure d'obliger ceux qui les précédaient à devoir les dépasser derechef... situation particulièrement assommante lorsque cela se déroule sur une piste d'un mètre de largeur...

* Je rappelle les pré-requis :

- connaître le code de la route (combien j'en vois de ces cyclistes qui agonissent d'injures de braves automobilistes dont le seul tort est d'être créditeur d'une priorité à droite !). Cette connaissance — outre de ne pas passer pour un con comme dans l'exemple immédiatement cité— vous donnera d'ailleurs une véritable assurance sur la route (je vous promets que lorsque vous êtes vous-même créditeur de ladite priorité, ne pas en douter et l'afficher vous simplifiera bien des trajets... sans compter les discussions avec tous ceux qui voudront vous enfumer... indispensable, indispensable code de la route...)

- s'arrêter au feu n'a jamais été synonyme de honte et quand je vois tous ces abrutis qui traversent les carrefours comme des zombies fiers d'être décérébrés, j'enrage que la moitié des gens à qui ils coupent la route vont m'assimiler à cette catégorie de butors.

- Ne pas oublier que les autres catégories d'usagers ne sont pas vos ennemis personnels... Si vous êtes sympas avec eux, vous verrez que pour la plupart, il ne demande qu'à être sympas avec vous !  En ce qui me concerne :
. Je fais un principe de ne jamais oublier les passages piétons. Je déteste trop ces cyclistes qui me foncent dessus — et sur mes enfants !— sans la moindre vergogne lorsque je traverse dans les clous pour oublier combien cette engeance est détestable !
. Je remercie d'un signe de la main toute personne qui — à mon ding— s'est écartée de cette putain de BDM de BDM de piste cyclable qui est autant un danger pour eux que pour moi !

- En règle générale je remercie qui d'un sourire, qui d'un signe de la main ou de la tête, tout individu qui a pris la mesure de ma présence sur la chaussée, que cela soit prescrit par le code ou non. A la voiture qui, dans le même sens de circulation de moi, a pris le soin de ralentir, puis d'attendre gentiment que je sois passée plutôt que de tourner à droite comme un forcené (et nombre de ses congénères) je lui sais gré de ses manières...

- Vociférer sur tout ce qui bouge démontre plus certainement la peur que vous avez des autres que l'habitude que vous avez de circuler dans Paris... soyez zen... ou du moins essayez de l'être. Et puis levez un peu le nez, et regardez comme elle est belle cette ville... Quand vous oublierez de faire la course parce qu'un rayon de soleil s'est perdu dans le zinc d'une toiture, alors vous arborerez le plus légitime de tous les galons...

jeudi 22 novembre 2007

Velib', volib' ?

3 €... Voilà, ils m'ont eu à l'usure...
10 minutes cela fait trois heures pour eux.
En dépit de l'appel téléphonique immédiat.
En dépit de deux lettres,
En dépit de leur promesses : « oui c'est une erreur connue, le vélo bien que raccroché n'est enregistré que trois heures plus tard...»
Voilà 3 € indus.
Deux mois qu'ils s'acharnent à ne pas me répondre.
Au prix de la lettre recommandée, c'est un calcul plutôt mesquin mais... payant...
Bravo Messieurs de chez Decaux... vous avez bien assimilé l'aspect qui fait florès dans les règles de la comptabilité publique : épicier...
Pas de doute, vous en êtes !

vendredi 12 octobre 2007

Quand le vélo parisien n'est pas exactement urbain...

Tout arrive dans la vie... Me voilà contente d'avoir choppé une prune en vélo ! Oh , pas fière, ni même satisfaite d'avoir à débourser la modique somme de 90 €, pas exactement persuadée, non plus, de l'impact de la mesure qui ressemblait plus à un piège qu'à une mission pédagogique (se planquer derrière un feu tricolore qui ne présente pas le moindre croisement et situé exactement au seuil d'une piste cyclable, cela ressemble bien plus à une manœuvre de pingre argentier qu'au but d'édification à la sécurité routière.)

Mais peu importe ! Dura lex, sed lex, je paierai. Et sans barguigner au surplus !

Tant pis... si cela peut participer même à concurrence d'un iota à l'acquisition des bases d'un minimum de sens commun chez mes — nouveaux — coreligionnaires vélocipédistes.

Car si vous saviez comme je suis lasse de ces espèces de sauvages qui ne pensent qu'à terroriser autrui, si vous saviez comme je les méprise ces minets en costume-cravate qui se la joue "kaiser de la chaussée", comme ils me dégoûtent ces cyclistes qui hurlent contre :

  • les légitimes créditeurs des priorités à droite et dont le seul crime est d'être conducteur motorisé,
  • les piétons qui ont l'outrecuidance de traverser sur les passages piétons lorsque leur signal est vert,
  • les braves cyclistes régulièrement arrêtés au feu rouge à droite de la chaussée et qui se faisant les obligent à patienter derrière eux...

Comme j'en ai marre de ces gens qui se savent pas remercier le conducteur du bus qui a vous a gentiment laissé le passage quand la loi ne l'y obligeait pas, qui ne savent pas faire un joli sourire à cette piétonne qui s'est excusée d'une moue désolée de ne pas vous avoir entendu arriver...

Et ça fait la course, et ça fait du bruit, et ça emmerde tout le monde...

Bon c'est qui, qui lance la mode qui avait en son temps fait florès " les vélos sont sympas "

Cela devient urgent...

mardi 7 août 2007

L'antivol GO SPORT : pour 9,90 € on a de la merde et... le coup de pied au cul en prime !

Je vous la fais courte (avec une photo en ligne de l'objet de mon courroux dès ce soir)

En revenant de Londres, a disparu corps et biens dans l'Eurostar, mon sac à biclou (casque, antivols, pompes à vélo, cape de pluie...). N'imaginant pas un seul instant cesser de pratiquer mon sport favori du fait de cet odieux larcin, je me suis empressée de procéder au remplacement urgent de mon nécessaire à bicyclette ! Parant au plus pressé, je me suis donc rendue dans un magasin GO SPORT... Imaginez le nombre de tendeurs (4 ou 5), d'antivol (3), de casque (1 seul, ouf, votre serviteur n'est pas bi ou tricéphale) dont j'ai fait l'acquisition...
Pour une raison que j'ignore la vendeuse m'a débité le tout en plusieurs tickets... vous comprendrez bientôt en quoi ce morcellement m'a fait du tort !

Dix jours plus tard, soit exactement vendredi dernier, j'ôtais mon biclou du grillage qui court le long du Forum des Halles. Pour ce faire, j'insère donc la clef qu'il m'a été remise avec mon antivol de la marque GO SPORT dans le barillet de cet objet... Un léger "crouic" m'inquiète incontinent, la torsion anormale de l'objet termine de m'alerter : la clef s'est tordue à peu près aussi facilement qu'une motte de beurre au mois de mai (qui est dorénavant plus chaud que le mois de juillet sous nos latitudes parisiennes).

Une suée plus tard (cornebleu, je veux récupérer mon biclou moi !) je procède à une nouvelle tentative... Un définitif "crac" m'ôte tout espoir de résurrection... la clef est tout ce qu'il y a de plus cassée. Définitivement, irrémédiablement, cette fichue clef avec ses dix jours de vie, s'est rompue incontestablement en deux !

Une nouvelle grosse suée et une batterie de soupirs plus loin, je réussis à ôter cet inepte antivol de mon précieux vélo : comme la clef s'est cassée au fond, il suffit de tourner avec le moignon restant pour parvenir à faire tourner le barillet...

Ordoncques, je procède à un nouvel arrimage de mon engin (j'ai deux autres antivols, simplement celui qui est défectueux me sert d'accroche/point fixe), je m'empare du bon à rien (c'est le cas de le dire...) et je descends illico au magasin GO SPORT qui se trouve en bas des escaliers mécaniques du forum des Halles.

Là j'ai une discussion d'anthologie... Je crois qu'elle mérite de passer à la postérité, comme elle a été cependant longue et houleuse je vais me contenter de vous énumérer les postulats qu'on m'a servis :

  • Je n'ai pas le bon ticket (c'est vrai, j'ai un énorme paquet de ticket GO SPORT mais pas celui qui convient ... Peste que j'en ai dépensé des sous chez eux, cela ne les émeut pourtant pas beaucoup)
  • Oui c'est bien un antivol GO SPORT
  • Oui la clef est définitivement cassée et l'extrémité de celle-ci est bien au fond du barillet
  • De toute façon le ticket n'aurait servi à rien
  • Vous n'apportez pas la preuve que la clef ne s'est pas rompue à cause d'une mauvaise utilisation, nous n'aurions même pas pu vous rembourser ! (me voilà rassurée, je n'ai pas à m'en vouloir d'avoir égaré ce fichu ticket et c'était totalement inutile de passer trois quart d'heure à fouiller mon sac pour tenter de l'y dégotter !
  • De toute façon un antivol comme cela ne sert à rien, cela n'est pas suffisant vous comprenez ? (Ah oui... c'est d'ailleurs pour cela que je leur en ai acheté trois des antivols divers et variés, c’est que quand on est stupide on ne regarde pas à la dépense...)
  • Vous savez que la lumière que vous portez au dessus de votre casque n'est pas réglementaire ? (Diantre et moi qui faisait rire les anglais avec ma lumière clignotante au sommet du crâne ! De retour à Paris, je risque donc les affres de la maréchaussée !)


A cet intelligent vendeur qui s'y connaît en vélo comme moi en haltérophilie, j'ai promis que j'allais faire de la publicité à GO SPORT... il m'a regardé en souriant, content d'avoir cloué le bec à cette bobo parisienne qui s'imaginait pouvoir se faire rembourser 9,90 euros pour un antivol dont tout le monde (du vigile, à la caissière, et même à un premier vendeur bien ennuyé de n'avoir pu faire son travail honnêtement et qui s'en excusait en m'affirmant qu'il ne pouvait rien faire... parce qu'il était débutant !) reconnaissait qu'il était de la ... merde.

Alors je vais vous le dire comme je pense : si j'ai un conseil à vous donner, les antivol GO SPORT c'est... du vol !
Et les vendeurs GO SPORTS sont … des abrutis finis.

Il se trouve que je tiens toujours mes promesses et qu'en plus je suis peau de vache alors je vais de surcroît :

  • Écrire à la direction de GO SPORT pour lui donner le lien de ce billet avec un petit extrait de mes statistiques quotidiennes... Ils vont être contents... pour 9,90 € ils vont en avoir pour leur argent de publicité...
  • Vous préciser que j'ai depuis toujours (c'est à dire au moins 4 années et ce jusqu'à leur disparition dans l'EUROSTAR un antivol similaire de la marque DECATHLON qui n'a jamais donné le moindre signe de faiblesse...)
  • Que la dernière fois que j'ai rendu un produit DÉCATHLON dans un magasin DÉCATHLON, je n'ai pas réussi à mettre la main sur le ticket... et bien vous ne savez pas ? on me l'a échangé sans même me servir une leçon de morale sur le nombre d'antivol dont je dois munir ma bicyclette, les règles d'éclairage du code de la route ... sans oublier le petit sourire satisfait du vendeur content de ses prouesses financières... 9,90 € de mesquinerie, quel talent !


Petits extraits de leur site : « GO Sport s'engage sur les produits de marque GO Sport. Les produits de marque GO Sport sont le fruit de recherches techniques et esthétiques de nos équipes. La marque GO Sport est la garantie d'une offre de produits accessibles au meilleur rapport qualité / prix. + Les points forts de GO SPORT... qu'il disent...

[Je sais, je n'ai rien, mais alors strictement rien d'une âme charitable... ]




Edit du 2 octobre 2007 : la suite est ici !




jeudi 26 juillet 2007

London et Vélib'... considérations vaseuses au petit jour

5 heures.
Londres est déjà loin. Déjà trop loin... Il me faudra y retourner ! C'est une évidence.

Ici il n'y a pas d'enfants dont je pourrais quêter quelques bribes d'apaisement.
Un chat.
Un chat redevenu mon chat.
Mais seulement parce que Tarquinet n'est pas là !

Les mots me manquent aussi.
J'ai collé des timbres dessus et je les ai posté.
C'est bien aussi !
J'avais oublié combien j'aimais écrire avec de l'encre et du papier !

Un blog en friche.
Je m'en fiche un peu.
Y être libre, c'est toujours mon seul souhait.



J'ai collé un autocollant rouge sur mon biclou.
un téléphone et puis London.

Londres et ses saucisses...
Londres sent tellement la saucisse...

A Londres, je roulais sagement à gauche, enfin j'essayais parce que l'on a beau dire, cela surprend !
et puis aussi, je respectais scrupuleusement les panneaux et les indications de signalisation.
Enfin quand je les comprenais.
J'étais diablement sage !

A Paris quand je suis revenue il y avait des vélib partout !
Moi j'applaudis !
Je crois que l'avenir des grandes villes tient au vélo.
... Pour ses autos aussi ... qui pourront caresser l'espoir d'avancer...

Mais respecter un feu rouge n'est pas une marque d'infamie.
Pas plus que de laisser les piétons traverser...
Un peu de frime, un peu d'émulation. Le cocktail est méchant...
Gloriole et effet de mode... Mais c'est sa vie que l'on risque à ces jeux puérils...

Son guidon tremblait doucement lorsqu'elle avançait. Peur ou manque de force. Néophyte dans tous les cas.
Et puis, elle regardait aux mauvais endroits.
Car cela se voit quelqu'un qui sait mesurer le danger ou non. Je ne sais pas bien comment, mais je le devine instantanément.
Poser pied à terre devant le feux lui faisait affront. Alors sans faillir elle a traversé la place à son point le plus dangereux.
Là où les voitures se croisent perpendiculairement.
Je l'ai regardé faire. Un peu atterrée.
Quelques coups de klaxon furent la seule conséquences de son arrogance. Tant mieux.

Je l'ai regardé et je n'ai eu qu'une pensée : la vie c'est précieux... tellement précieux...
Je l'ai regardé et puis j'ai compris que maintenant je n'ai plus le choix...
Les amendes vont pleuvoir.
Les courroux vont se déverser sur nous.
Les regards sont déjà moins patients...

Ma mode à moi ce sera désormais de prendre le contrepied de ce snobisme cycliste !

De mon voyage à Londres j'ai ramené un constat :
Faire du vélo à Paris c'est beaucoup plus facile qu'à Londres (notamment en raison de la voirie, son étroitesse, ses revêtements, son éclairage...)
Je vais rajouter à rebours dans ma valise de retour, une observance accrue des lois de la chaussée...
[Mais que les ayatollahs du grand respect ne se déchaînent pas céans : il reste encore beaucoup à faire pour que les règles de circulation dans les villes soient vraiment adaptées à nos légères bicyclettes ... pour ma sécurité, je sais que nombre de prescriptions seront nécessairement ignorées...]

vendredi 15 juin 2007

Cyclistes, respectons le code de la route !! (2)

une piste cyclable barrée par une barrière scellée dans le sol

Les urbanistes pensent-ils vraiment que tous les cyclistes ont des ailes ?

lundi 21 mai 2007

Quand les cyclistes respectent le code de la route...

Ce soir je repensais à tous ces commentaires où l'on me parle de ces cyclistes peu civiques voire déliquants en puissance...
Ce soir j'aurais aimé que tous ceux-là soient près de moi quand ce fichu taxi m'a foncé dessus...
Je ne faisais rien.
J'allais tout droit.
Le feu était vert.
Je m'étais arrêtée au rouge. Et puis je suis repartie quand la signalisation m'y autorisait.
Il était derrière moi.
Je pousuivais ma route en circulant sur les petits vélos que la voirie a tracé sur le sol.
Il tournait et il faut croire qu'il avait des comptes à régler.
Parce qu'il m'a délibérément foncé dessus.
Il avançait son pare choc méthodiquement en me fixant.
La règle du jeu était simple...
Il savait parfaitement que je circulais régulièrement.
Simplement il avait décidé que je devais lui céder.
J'ai ralenti sans cesser d'avancer alors à deux centimètres du choc il s'est décidé à freiner.
Et moi je suis passée.
Il m'a couverte d'insultes.
Il éructait de rage en me faisant le signe de dégager.

Je ne me souviens pas avoir vu pareille violence dans les yeux de quelqu'un...
Et je dois être fragile parce que ce soir cela m'a bouleversée de découvrir que l'on vouait une telle haine.




Ah oui, je voulais aussi préciser à tous ceux lisent cette série avec des oeillères que je suis aussi une automobiliste. Et ce soir, sur mon vélo, avant que ce fichu taxi ne me mette la rate au court bouillon, je pensais que lorsque je suis au volant de ma bagnole, l'emmerdement que me procurent les biclous est sans commune mesure avec ce que la conduite des voitures génère comme dangers lorsque je suis sur ma selle... Et c'était avant qu'un véhicule terrestre à moteur me prenne pour cible...



dimanche 20 mai 2007

Cyclistes, respectons le code de la route !! (1)

une voiture bloquant la sortie d'une piste cyclable

Cyclistes, respectons le code de la route !! (préambule)

C'est vrai qu'ils m'exaspèrent ces arrogants et leur ostentation à brûler les feux rouges déployant plus d'énergie à se faire voir qu'à s'aviser du danger. C'est vrai que la morgue et la suffisance qu'ils prodiguent à foncer sur les piétons les a tant envahis qu'ils ont même oublié qu'ils ont eu 4 ans et qu'ils ne marchaient pas toujours dans les clous, ils ont oublié que sans leur biclou, ils sont comme eux. Fantasques, souvent généreux et excédés de ces grossiers cyclistes qui font jouer de la sonnette jusque sur les passages piétons !
Mais s'ils sont visibles, ils ne sont pas légion.
Ils ne sont souvent pas méchants non plus.
Ils sont peut-être excédés par ces piétons qui se jettent devant leur roue, au premier on explique que oui la piste est ici, au second on met un simple coup de sonnette, au troisième qui entend bien ne rien céder de son trottoir on se lasse, c'est humain.
Et malheureusement ceux qui vous sourient sont toujours plus silencieux que les querelleurs qui vous tiennent personnellement responsables d'aménagements urbains confinant à la niaiserie.

Mais il y a quelque chose que les autres usagers ignorent...
C'est qu'à notre égard, le code de la route est optionnel.
Sur un vélo nul ne vous fera le crédit d'une priorité à droite,
Sur un vélo on vous reprochera d'avoir l'outrecuidance d'aller tout droit !
La loi du plus fort vous obligera à dévier votre route si le voeux de votre voisin motorisé est de tourner à droite.
La loi du plus bête vous invectivera au prétexte que vous n'avez pas fait allégeance à la conductrice qui venant en face entendait tourner à gauche.
Vous apprendrez à détester les stationnements en double file qui vous jette dans le flux circulatoire plus sûrement qu'un lance-pierre.
Oublier les sas vélo qui décorent la chaussée, même les véhicules de police s'en affranchissent !
Jamais nul procès-verbal ne sera dressé.
Jamais de conducteurs sermonnés pour ces menus contraventions qui nous mettent pourtant en danger.
Alors on apprend.
On dresse nos propres règles.
On s'arrête derrière les feux, parfois on ne s'arrête pas non plus mais la norme doit alors être la discrétion...
A défaut d'être muni d'un moteur pétaradant on découvre combien il est important de se faire voir et tant pis si vous prenez pour de l'arrogance ce qui n'est que de la survie.
Et contrairement à ses plus vils détracteurs, faire du vélo dans Paris n'est pas un raid mortifère. Il y fait bon rouler. Peut-être moins pourtant depuis que les pistes fantaisistes ont remplacé les couloirs de bus élargis.

Simplement cela me lasse d'entendre les bien pensants mettre en exergue l'attitude des cyclistes quand ils ignorent tout de notre quotidienne réalité.
Dans le grand panier d'osier qui surplombe ma roue avant, il y a toujours un appareil photo... alors je me suis dit que j'allais vous en donner un aperçu désormais...

mercredi 18 avril 2007

Le plus court chemin pour aller de vie à trépas : la piste cyclable du boulevard Magenta : TRAVAUX PRATIQUES

Il s'est cassé sous le choc.

Ce n'est pas faute de ne pas l'avoir clamé... Je l'emprunte deux fois par jour, alors cela devait sans doute arriver.

J'ai vu la portière s'ouvrir à quelques malheureux millièmes de millimètres de ma roue avant. Je venais de dépasser un croisement où j'avais laissé passer quelques piétons. L'allure et le temps étaient doux.

Il s'est cassé sous le choc. Un choc d'une violence inimaginable. Comme si tout mon poid s'était concentré à cet endroit-là. Point de mains, point de bras pour amortir. J'ai chuté de dos.

Il s'est cassé sous le choc, je l'ai senti percuter le bitume et puis rebondir. Et retomber encore une fois.

Il s'est cassé paix à son âme. Je préfère que ce soit lui que moi...

« C'est fou comme les vélos roulent vite parfois » a cru pouvoir dire la conductrice alors que j'étais à terre. Par chance je n'avais pas perdu connaissance, j'ai donc pu prendre toute la mesure de sa bêtise. Sa passagère n'avait simplement pas vu que leur véhicule était garé exactement le long d'une piste cyclable...

Cyclistes pour votre sécurité :

mettez un casque et ne roulez pas sur la piste cyclable du Boulevard Magenta...



Lorsque j'avais écrit mon premier billet j'avais également envoyé quelques mails à des élus... qui ne m'ont jamais répondus évidement. C'est pourtant d'une telle évidence ... Combien faudra-t-il encore d'accidents pour que l'on fasse disparaitre cette piste qui met en danger vélos et piétons réunis...



Je précise car je m'aperçois que je ne n'ai l'ai pas fait précédemment que c'est mon casque qui s'est cassé sous le choc.

Le vélo n'a rien !

J'ai de vilaines contusions, un torticolis qui me donne un air encore plus raide que d'habitude, des courbatures partout, les radios à l'épaule m'ont confirmé que mes os étaient costauds. Et je remercie les pompiers et le service des urgences de l'Hôpital LARIBOISIERE, ils ont été absolument charmants !

lundi 1 janvier 2007

Allez Hop ! Tous en selle ! (je sais, c'est assez mièvre...)

Bonne année

Avec, cette année encore, un petit refrain à fredonner en pédalant...


Et pour des voeux plus — et surtout moins — mièvres, je vous enjoins d'aller lire ceux de Laurent.


vendredi 13 octobre 2006

Vélocipédie et tracasseries

Au matin, je me suis réjouie de sentir enfin les premiers frimas.
Ceux qui vous offrent cette jolie buée blanche.
Ce délicat halos qui se forme devant vos lèvres lorsque l'on danse à bicyclette et  qui vous donne cette si précieuse impression de voler.

Et puis j'ai pesté contre ces maroufles vélocipédistes qui foncent sur les passages piétons pour transformer en quille ceux qui les traversent légitiment à pied.
Et j'ai aussi tiré la langue à une Tatie Danielle qui reprochait à la terre entière de respirer son air et en particulier à tous ceux qui n'avaient pas son âge d'avoir l'audace d'exister.
« Il vous faut prendre vos pieds » éructait-elle comme je passais à 4 mètres d'elle sur un quai de Seine aussi spacieux que désert.
C'est pourtant une bien jolie formule... "prendre ses pieds..." Je ne connaissais quant à moi que l'expression qu'au singulier... Mais en prendre deux, cela n'est-ce pas mieux que de n'en prendre qu'un ?

Après Tatie j'ai croisé Marcel.
Marcel Bidochon en chair et en os.
Et il le tenait ferme le volant de son scooter.
Il affichait aussi un air mauvais qu'il croyait être intelligent.
Et il gueulait ferme, Marcel !
Point de jolies formule de vieilles...
Non, lui c'est à grand coup de klaxon qu'il signifiait à ces putains de vélos de merde d'avoir à dégager devant lui.
A lui, le grand Marcel, celui qui roule dans les pistes cyclables...

Premiers frimas...
Je me demande ce que vont me réserver les premières gelées...

mercredi 12 avril 2006

Le vélo, la pince et l'anatomie



Si j'ai pu me féliciter dans les jours derniers d'avoir changé — à 6 heures du matin ! — la chambre à air de ma roue arrière en moins de 20 minutes (malgré des déboires réitérés en la matière), le fait subséquent d'avoir ensuite à vider deux bombes anti-crevaisons dans le même pneu m'a singulièrement exaspérée !

Pour comprendre cette conjugaison malheureuse, il vous faut savoir que :

  • Les manifestants ont la mauvaise habitude de joncher leur passage de verre cassé,
  • La voirie à l'excellente habitude de nettoyer les trottoirs et la chaussée mais la sale manie d'oublier les pistes cyclables...
  • J'exerce mon industrie près de certains lieux de Paris dont les pavés accueillent traditionnellement les rassemblements contestataires.

Si je vous dis 

  • que mon panier de guidon vient de me rendre son dernier soupir après trois petites semaines d'utilisation, 
  • que ma dynamo — que je n'utilise pas, préférant les éclairages électriques mais dont je prends toujours le soin de la conserver en état de fonctionnement eu égard à la fâcheuse habitude des piles de ne pas durer éternellement — donnait des signes d'essoufflement, 
  • et que mes vitesses étaient passées — d'usage effectif— de 21 à 6, 

vous comprendrez que ma fidèle bicyclette avait bien besoin qu'on se penche sur elle.

Bref, après une demi-journée entre les mains d'un professionnel chevronné, il est plus fringuant et plus spacieux qu'au premier jour mon beau destrier gris !

Sauf que quand ledit professionnel chevronné vous rajoute d'un ton patelin que « au fait ! Je vous ai aussi réglé les freins » vous pouvez préparer tout de suite votre clef plate pour les refaire vous-même les dits réglages et remédier à ce qui constitue désormais votre plus grave danger !

Messieurs les professionnels chevronnés, peut-être qu'un jour vous comprendrez que de façon presque immuable les mains de femme sont plus petites que celle des hommes. Il est donc tout à fait inutile et même dangereux de régler la pince de freinage en imprimant à celle-ci une particulière dureté... 

Outre le fait que serrer du bout des doigts est complètement inefficace, imaginez le calvaire que cela devient — et le temps que cela prend— quand il faut au surplus tendre la main, voir l'avant-bras pour parvenir à ramener vers soi l'indispensable poignée...

Je vous laisse, je vais jouer de la clef plate de ce pas...

samedi 28 janvier 2006

Eclat de rire !

Communiqué de presse de Monsieur Denis BAUPIN en date du 16 décembre 2005 :

« La transformation du Boulevard de Magenta, situé au cœur du 10ème  arrondissement, en un espace civilisé et embelli sera achevée en mars 2006, avec près de cinq mois d’avance sur le calendrier prévisionnel. Les travaux sont déjà réalisés à plus de 50%, et des sites emblématiques tels que le nouveau parvis de l’église Saint-Laurent ou la nouvelle place Jacques Bonsergent sont d’ores et déjà achevés.

Denis Baupin, adjoint chargé des transports, de la circulation, du stationnement et de la voirie, souligne combien ce réaménagement est attendu par les riverains qui ont été associés à l’élaboration du projet grâce à la concertation menée par le maire du 10ème  arrondissement, Tony Dreyfus, et son adjointe aux déplacements, Charlotte Nenner. »

Le boulevard Magenta — qui constitue pour les cyclistes le plus court chemin pour aller de vie à trépas — serait un espace civilisé ?

Si quelqu'un a sous la main l'adresse e-mail de Monsieur Baupin, je lui serait très reconnaissant de me la communiquer pour l'inviter à peser le sens du mot "civilisé" in situ...



merci à Pierre qui, par son commentaire, m'a conduite à faire des recherches sur la prétendue concertation effectuée par les élus !

mardi 24 janvier 2006

Le supplice de la roue !

La première fois, même éreintée et courbatue de ce corps-à-corps aussi chancelant qu'imprécis j'étais fière comme Artaban ! Sans mode d'emploi, sans le moindre souvenir d'avoir dans une vie passée effectué cette opération, j'avais réussi seule à la mener à bien.

Comme les premières fois sont par définition uniques, les fois suivantes perdirent le lustre de la satisfaction de soi et devinrent déjà plus fastidieuses.

Mais ce ne fut rien à côté de ce soir, apothéose du geste emmerdatoire, exaspérant et chronophage ! Moi qui croyait avoir dorénavant acquis le coup de main, je me suis retrouvée vociférante à chaque échaufourrée de mes démonte-pneu aussi désobéissants que facétieux.

Et si je les tenais ces vils crétins qui laissent traîner leurs clous sur la chaussée, je crois que je leur ferais subir le même sort que celui qu'ils ont infligé cet après-midi à ma chambre air : un trou dans le bidon !

vendredi 20 janvier 2006

Le plus court chemin pour aller de vie à trépas : la piste cyclable du boulevard Magenta.

De mémoire de panamo-cyclopédiste, je crois n'avoir jamais rencontré réunnie sur une même voie autant de dangers vélocifères !
Elle est la preuve criante qu'un bol d'air juché sur une selle serait mille fois profitable à nos urbanistes parisiens que leurs bons sentiments à mille lieux de la réalité.

Je me permets d'effectuer un petit rappel des faits — et des difficultés inhérentes à nos légers destriers d'acier — pour ceux qui n'auraient pas plus l'habitude de fréquenter ces pages que le bitume sur leur bicloune :

A Paris , bicyclette ne rime pas avec balade ! (sauf peut-être le dimanche, mais je n'y suis pas). Je n'enfourche pas mon vélo pour autre chose que me déplacer. Et comme tout parisien (de cœur, de prêt, de loin ou d'emprunt) qui se respecte j'entends avant tout le faire avec célérité ! Un vélo circule facilement à 20 kilomètre/heures (mon record urbain est de 37 en descendant les Champs Élysées) et à cette vitesse là il n'est pas question de slalomer entre les piétons, les portières de voitures, d'anticiper les non-respect de votre priorité que les voitures vous infligent à chaque carrefour !

Un petit dessin pour que vous compreniez mieux :

affreux croquis de la piste du Boulevard Magenta

Ordoncques, voici les obstacles qu'il vous faut éviter pour parvenir à rester entier :

  • Les piétons : certains tronçons de la piste notamment à proximité des passages piétons et des stations de métro sont complètement impraticables pour les vélos.

En tout état de cause et sur tout le trajet il vous faudra rouler au ralenti prêts à freiner pour éviter les têtes en l’air qui ne manqueront pas de vous traverser sous les roues.

  • Les motos garées sur la piste. Cela pourrait prêter à sourire mais elles sont légion !
  • Les portières des véhicules garées sur le bas côté. Avec l'énorme désavantage qu'il s'agit des portières-passager ! Or les passagers ne regardent jamais dans leur rétroviseur avant d'ouvrir leur portière.
  • Rajoutons également les véhicules mal garés qui empiètent sur la piste, c'est à dire tous les camions...
  • Les voitures qui tournent à droite et qui n'imaginent pas un seul instant que c'est vous qui avez la priorité !

Déjà en roulant sous leur nez c'est un danger permanent, imaginez ce que cela devient quand les vélos sont invisibles ! Comme si les automobilistes allaient faire attention un seul instant à ce qu'il se passe sue le trottoir !
Au final, la seule façon de rester en vie c'est de s'arrêter à chaque croisement (c'est à dire lorsque notre feu est vert) d'attendre le cycle suivant en regardant passer les véhicules perpendiculaires puis d'anticiper la traversée avant que les voitures n'aient le temps de démarrer...
Imaginez la perte de temps que cela représente.

  • A cela il faut ajouter qu'il est impossible de s'y doubler alors que la circulation des vélocipèdes a bien triplé durant l'année 2005 jetant les vélos les plus impatients au milieu des piétons pour contourner les plus prudents qui roulent doucement.


Bref, un mot comme en cent : Messieurs les urbanistes de Paris, de la voirie, du pavé ou des travées : RENDEZ-NOUS NOS COULOIRS DE BUS ELARGIS !
C'est actuellement la plus sûre et la plus rapide des pistes pour les vélocipèdes et cessez donc de penser que les cyclistes sont de doux rêveurs qui se baladent gentiment le dimanche ! Laissez nous avaler notre pavé loin des clichés et des idées reçues : les pistes cyclables à Paris sont bien plus dangereuses que la voie que l'on partage avec les bus et les taxis !

La suite pratique de ce billet se trouve, dix-mois plus tard, narrée à cet endroit...—

lundi 2 janvier 2006

Voeux, vélo et déveine !

Cette fois-ci vous n'y couperez pas !! :

2006 en vélo



Edit : je rajoute un lien vers le fichier mp3 pour tous ceux, dont le nombre me semble singulièrement élévé, qui ne parviennent pas à écouter la chanson dans le lecteur flash.

lundi 28 novembre 2005

Patins et gadin

Lorsque j'ai quitté ma banlieue familiale pour devenir étudiante et parisienne, je  n'ai jamais dormi sur autre chose qu'un vieux matelas posé sur le plancher de ce que j'appellerais maintenant un galetas mais qui était à mes yeux fastueux.

Je me souviens encore du tressaut de ce ressort contre lequel je calais une hanche avant de sombrer corps et biens dans un sommeil dont la profondeur le disputait à son impérieuse hospitalité.

Et puis Tarquin est rentré dans ma vie et si je rejoignais toujours aussi brusquement Morphée, l'appartement, confronté au volume de mon promis, de minuscule était devenu lilliputien !

Pour contenir nos effets étranglés, une estrade, conçue et bidouillée en un week-end, fût donc glissée sous mon ressort favori.

C'est ainsi que lorsque feu celui qui n'était pas encore mon époux, m'appela le lundi suivant pour me tirer d'un sommeil aussi gluant qu'entêté,  il entendit (après la chute du téléphone sur le plancher) au lieu de la voix chaude et enjouée de sa douce, un guttural « grummph » à moitié articulé et entièrement sonné !

Comme tous les matins où mon galant me téléphonait afin de parvenir à me faire quitter mon lit, j'avais couru pour décrocher le combiné depuis ma couche, en oubliant parfaitement que celle-ci était dorénavant surélevée...

Une bosse de 2 centimètres de haut, une mâchoire en purée, une quinzaine d'ecchymoses et des éraflures dignes d'une suppliciée étaient venues couronner mon exploit : 2 mètres linéaires au dessus d’un vénérable plancher de chêne, le plus long bond de mon existence !



C'est l'anecdote dont je me souvenais ce matin lorsque appuyant vigoureusement sur les poignets de frein de ma bicyclette, je manquais de passer cul par dessus tête !

C’est qu’après 18 mois de freinage aussi indigents que périlleux (et après avoir risqué par deux fois ma vie vendredi soir) je me suis enfin avisée de changer — et de régler — mes patins de freins.

Si, bien que saisie par le brusque arrêt de mon engin, je suis parvenue à maintenir mon séant sur sa selle, je dois vous avouer que me rappeler la mésaventure ci-dessus m'a tant diverti que j'ai bien dû oublier de freiner devant un feu ou deux !

jeudi 24 novembre 2005

Anabolisme et jour de pluie

Beaucoup plus simpte que le 38 fillette. Garder un rouge a lèvres très très bas de gamme (dans les chaines/bazar à 1euro!) dans sa poche. Ne pas hésiter à écrire "merci" sur un vitre ou pare-brise (tres bel emplacement); profitez du feu-rouge si possible. Laissez le conducteur déficient en connection neuronale utilisez les "essuie-glaces". Cosntatez les dégâts sourire et repartir en sifflotant. Autres possibilités d'utilisation : voitures garées sur des passages piétons, place d'handicapés...

Commentaire de Marie, sous ce billet.

Ce commentaire lumineux m'est revenu en mémoire ce soir ! Cette solution est évidemment celle à laquelle je dois recourir sous peine d'attraper un ulcère à l'estomac les soirs de pluie et lendemain de grève !

Comprenez-moi bien ! On a beau faire la maligne à bicyclette, éviter par trois fois de se faire renverser par des fous furieux au prétexte que ceux-ci sont courroucés des conditions de circulation finit quand même par vous atteindre et vous faire douter parfois du choix de votre mode de déplacement urbain...

Leur agressivité est parfois si patente que j'en aurais presque l'impression d'être coupable de leurs tourments...

Pourtant, Mesdames et Messieurs les conducteurs de véhicule à quatre-roues, réflechissez quelques instants avant de vomir votre haine contre dont le seul crime est de traverser une place en deux minutes là où vous allez en mettre cinquante : deux vélos en plus sur la chaussée c'est souvent autant de voitures en moins, et partant quelques minutes grapillées à vos interminables engorgements.

A défaut de pouvoir renoncer à votre précieuse cuirasse de fer et de puissance, faites plutôt l'effort de comprendre qu'il n'est pas de votre intérêt de tenter de les terroriser avec votre conduite belliqueuse...

L'hominidé motorisé, les soirs de pluie et lendemain de grève, ressemble infiniment plus à un grand singe qu'à un homo sapiens et le plus pénible est de m'avouer que, nolens volens, je finis par lui ressembler...



Anabolisme : (...)3 - Rapprochant les instincts de mort du processus catabolique qui est l'autre face du métabolisme des êtres pluricellulaires, dont la première est l'anabolisme, l'auteur découvre dans les instincts agressifs des rapports étroits avec les fonctions d'excrétion et d'élimination.



lundi 12 septembre 2005

Périmétre et casque à pitre !

Il m'arrive le plus stupide événement que je pouvais imaginer sur ma bicyclette !
Le comble du snobisme pour la midinette soucieuse de son brushing et la pire des tuiles pour la mère de famille soucieuse de préserver son intégrité physique au guidon de son vélo. : mon front est actuellement barré par une ligne horizontale et rectiligne de boutons rouges parfaitement inesthétiques qui me démangent et qui me brûlent.

Cela faisait bien, deux ou trois jours que cela me chauffait mais je n'en avais eu cure, préférant ma sécurité à quelques vagues rougeurs.

Cependant désormais je suis forcée de l'admettre : je présente une allergie à mon casque à vélo !!!

Rien de grave me direz-vous ! J'en entends déjà m'assurer que quelques boutons d'adolescente ne dépareront pas mon front lisse et juvénile... (non ? Bon tant pis) Mais mon souci, vils flatteurs,  ce n'est pas les boutons : c'est mon casque !

Je veux bien sortir à Paris avec des boutons mais certainement pas « en cheveux » !
Je suis bien forcée de vous révéler que j'ai vu passer entre mes mains bien trop de dossiers de traumatisés crâniens pour imaginer rouler sans casque ! Je suis la première à espérer qu'il ne me servira jamais mais s'il ne doit servir qu'une seule fois, je préfère qu'il soit là...

Or, il se trouve qu'à mon endroit, un casque à vélo est quasiment INTROUVABLE sauf à me déguiser en gamin attardé.
A moi le casque rose Barbie!
A moi les oreilles de Mickey sur chacun des deux côtés de cette occipitale protection !

Mon drame c'est que je ne puis porter que des casques de taille ENFANT !
Et que la mode enfantine en matière vélocipédique n'est pas exactement à la sobriété...

Si demain dans Paris vous voyez une cycliste à l'allure respectable, arborer au dessus de sa queue de cheval, un casque décoré de princesses roses et bleu, vous devinerez que c'est votre serviteur qui a emprunté le casque de sa fille...

Et n'allez pas me sussurer que j'ai un cerveau de Cro Magnon, je vous répondrais que j'ai celui d'Anatole France !

samedi 3 septembre 2005

Quand la Capitale me transporte !

Ensuite de ce billet et de ses commentaires, mon honnêteté me dicte de vous faire, la main sur le cœur, ces quelques confidences :

  • Je grille au moins trois feux rouges par jour, sans me mettre en danger ni déranger quiconque.

  • Je décline — évidemment — l'aide que me proposent les cyclistes en cas de déraillement ou de crevaison.

  • J'ai horreur de me faire doubler et je me contrains, quand cela m'arrive, à réprimer une furieuse envie de rattraper les impudents qui osent commettre pareille injure.

  • Je ne souris plus systématiquement aux autres cyclistes pas plus que je ne leur dis bonjour (ah la lassitude des regards mornes et dédaigneux que l'on vous retourne) mais quand l'occasion survient j'aime beaucoup mettre à mal ces orgueilleuses barricades !

  • J'abuse des signes de remerciements à l'égard des hominidés motorisés qui font l'effort de partager la chaussée avec les cyclistes.

  • J'abuse plus encore des signes de remerciements à l'égard des hominidés motorisés auxquels je force impérieusement le passage l'air dégagé.

  • Je me fais un point d'honneur à freiner vigoureusement pour laisser passer les piétons engagés sur les passages protégés.

  • Je m'excuse toujours auprès des piétons que je dérange lorsque j'emprunte le trottoir (ce qui m'arrive tous les jours puisque ma route passe par la suicidaire Porte Maillot)

  • Je ne klaxonne plus depuis longtemps en dépit d'une sympathique et sonore corne à pression, un vigoureux organe vocal me permettant de conserver les mains sur le guidon — et sur mes freins— tout en s'avèrant à l'usage bien plus rapide !

  • Je ne slalome jamais entre les voitures mais reste résolument sur la partie droite de la chaussée.

  • Rien ne me fait plus plaisir qu'un vif et joli démarrage en danseuse en laissant mon vélo aller de gauche à droite entre mes gambettes.

  • Rien ne me fait plus plaisir que de circuler à une allure très réduite, debout sur mes pédales en maîtrisant la bête.

  • Plus le temps passe plus je joue les filles de l'air en abandonnant ma selle.

  • Je rends toujours leurs sourires aux motards ou aux automobilistes, quand bien même ceux-ci ont le mauvais goût de rouler en BMW noires !

  • Tous les jours, je me félicite de monter sur ma bicyclette.

  • Tous les jours je constate que Paris sait si bien se dévoiler aux cyclistes

  • Tous les jours, j'adore Paris à bicyclette.

jeudi 1 septembre 2005

Morgue, vanité et vélocipédie à Paris

Aujourd'hui, et grâce à pH|Re, j'ai découvert un charmant site où l'on calcule — avec raison — le profit que constitue, pour tous et pour chacun, l'usage de sa bicyclette au quotidien : Tous en selle !

Je l'ai parcouru avec tendresse et si je ne m'y suis pas inscrite c'est qu'il part du postulat que les kilomètres parcourus au guidon de son vélo en sont tout autant de moins effectués au volant de son véhicule motorisé.

Or, il se trouve qu'avant que ne débute pour moi "l'ére vélo" je n'ai jamais arpenté Paris qu'en transports en commun.

Le seul trajet arraché à la pollution doit se chiffrer, bon an mal an, à une petite quinzaine de trajet en taximètre, rien de suffisant pour me déguiser en passionaria de l'automobiliste repentie...

A la question essentielle, voire fondamentale, « pourquoi faire du vélo ? » je souscris indéfectiblement aux trois premières réponses relatives, respectivement, à votre santé, à celle de notre planète, et à celle de votre porte-monnaie.

En revanche, je m'insurge vigoureusement contre la quatrième justification dont je reprends précisément les termes :

«- faire du vélo est convivial: à vélo, vous dites bonjour aux cyclistes que vous croisez, ou pardon et merci aux piétons qui marchent sur la piste cyclable. »

Ce constat, du moins à Paris, est parfaitement faux et, je dois m'y résoudre, tend à le le devenir de plus en plus !

A Paris, le cycliste ne s'arrête jamais sur les passages piétons, il préférera jouer aux quilles avec ceux qui encombrent son chemin que de stopper son engin !

A Paris, le cycliste ne dit pas bonjour aux autres cyclistes, il est bien trop concentré sur la vitesse qu'il va lui falloir développer puis maintenir pour parvenir à doubler et semer ce concurrent !

Si vous êtes de sexe féminin et que vous avez le malheur de doubler l'un de ces malheureux, sachez qu'ainsi vous les exposez à un risque accru d'accidents cardio-vasculaires, la blessure infligée couplée à l'énergie développée pour tenter de vous faire laver cet odieux affront constituant un véritable choc cardiogénique !

Apprenez également que jamais un cycliste ne drague un ou une autre cycliste ! A l'inverse du motard facilement bavard ou même de l'automobiliste qui privé de climatisation prend le frais à sa fenêtre, le cycliste est définitivement seul sur sa machine : il est bien trop occupé à anticiper son futur démarrage de la mort qui va vous faire mordre la poussière !

Qu'on se le dise le cycliste à Paris est l'essence même de la sportive virilité, de celle qui jauge ses coreligionnaires à la puissance de ses mollets, et la seule qualité qu'il accorde à ses congénères est d'être les spectateurs de ses succès.

Et, à pied ou en vélo, ne vous avisez pas de dire bonjour à un cycliste dans Paris, vous auriez de grandes chances de ne vous attirer qu'un regard des plus dédaigneux...

mercredi 23 mars 2005

A quand le vrai journalisme d'investigation ?

un vélo

Grâce à Melfrid, cyclo-combattant urbain, je découvre stupéfaite l'allocution radiophonique de Madame Isabelle Monrozier :

« On dit souvent que les cyclistes en ville ne se sentent pas en sécurité, eh bien figurez-vous, moi aussi, au volant de ma voiture je ne me sens pas en sécurité quand je roule en présence de cyclistes, et je me demande pourquoi, finalement, on ne leur fait pas passer un permis. Je croise tous les jours un cycliste qui ne respecte pas le feu rouge du grand carrefour de la Maison de la radio. Le code de la route stipule que les automobilistes doivent laisser une distance de sécurité lorsqu'ils dépassent un cycliste. Mais les cyclistes, eux, ont-ils un règlement quand ils se faufilent entre les voitures? »



Utiliser les ondes pour diffuser les mesquines récriminations que l'on confie habituellement à sa shampouineuse me dépasse un peu mais dorénavant plus rien ne m'étonne dans le paysage audiovisuel français...

En revanche, j'aimerai assez que cette journaliste enfourche sa bicyclette un après-midi dans Paris afin de vérifier in situ le bien fondé de ses glapissements.

Elle pourrait ainsi s'apercevoir que le code de la route en général et les règles de circulation routière en particulier ont été érigées en seule considération des véhicules à moteur et que les plans de circulation parisiens sont parfaitement inadaptés aux vélos.

C'est ainsi qu'il est, en l'état, concrétement impossible d'exiger des cyclistes qu'ils respectent à la lettre les trois quarts des normes dites impératives.

Tout parisien un tant soit peu attentif a d'ailleurs constaté que les policiers qui patrouillent à vélo ne se comportent pas non plus comme cette éminente chroniqueuse semble l'exiger, ce qui démontre la minutieuse observation qui a présidé à la rédaction de sa chronique...

Pire encore, les automobilistes ne se souviennent des règles applicables aux cyclistes qu'à l'occasion d'un feu rouge allégrement franchi mais ignore superbement toutes celles dont les premiers sont censés profiter !

Isabelle Monrozier apprendra ainsi qu'un vélo n'a jamais la priorité, quand bien même il viendrait de la droite, que les pistes cyclables sont des bandes d'arrêt-minute pour automobilistes pressés, que les "sas vélo" ne servent qu'à décorer le macadam de petits vélos blancs sans que l'on puisse exiger des automobilistes qu'ils en respectent la signification.

Je rajoute que dans nombre de carrefour la meilleure façon de rester en vie est d'anticiper le feu vert et de passer avant de se retrouver coincé dans le flux automobile et que si vous avez le tort d'aller tout droit quand la voiture qui vous double tourne à droite, priez pour ne pas être enrouée : un hurlement sonore est la seule façon de conserver votre trajectoire... Que voulez-vous les automobilistes sont du genre primaire....

Et enfin, le plus drôle, je suis bien persuadée qu'Isabelle Monrozier fera la queue pendant des heures derrière d'oblongues files de bagnoles et respirant consciencieusement les émanations de leurs pots d'échappements !

Il convient d'ailleurs de souligner que la plus grande partie des automobilistes est composée de gens d'une autre trempe que celle d'Isabelle Monrozier et la plupart d'entre eux, moins bornés que cette journaliste, déportent leur véhicule dans les files afin de laisser circuler les vélos sur le côté de la chaussée.

Enfin, je puis me permettre un conseil, Madame la journaliste, plutôt que que de clamer votre appartenance au troupeau de frustrés qui enragent de voir un vélo "griller un feu", essayer donc d'imaginer ce que serait la circulation dans Paris si 10%, seulement 10 % des automobilistes prenaient leur vélo.

Je ne suis pas certaine que les 90% restants ne seraient pas gagnants !

mardi 8 février 2005

« Faites du vélo + vous dis-je !

87,6 % des sédentaires sont des hommes ou des femmes diminués

Réclame parue dans le magazine Historia — 1er trimestre 1955

« 87,6 % des sédentaires sont la proie de désordres organiques qui diminuent leur valeur humaine, leur capacité de travail, leur aptitude à une vie heureuse et équilibrée. »


Moralité, un cycliste a une valeur humaine supérieure à celle d'un automobiliste !

Soit dit entre nous, mon observation prolongée des BMW noires me l'avait déjà démontrée !

jeudi 20 janvier 2005

C'est lourd l'hérédité !

Vous ne savez pas ? Et bien, cela me désole mais je suis forcée de l'admettre :

En vélo je suis quand-même vachement moins classe que papa...


papa sur un vélo en 1947



Je remarque cependant avec satisfaction que je suis aussi moins frimeuse...



papa frimant avec son corps d'athlète en 1947


Mouais... mon papa c'était vraiment un frimeur ! ( Z'avez vu ? il rentre son ventre !!!)



Hum.... mon blog présente trop de sportifs en ce moment... Il faut que je change ça !

lundi 17 janvier 2005

Cro-Magnon fait du camion

Ce matin, comme à l'accoutumée, j'enfourche mon fidèle destrier gris pour rejoindre l'un des amours de ma vie.

Pour ce faire, et alors qu'au croisement je tourne à gauche, je me place sur la file idoine, c'est à dire celle qui offre à la vue une énorme flèche blanche dont la pointe s'oriente précisément vers la gauche.

Comme vous le voyez, rien de spécialement trépidant dans la vie d'une cycliste urbaine...

Survient un camion qui me double (par la gauche) en roulant à tombeaux ouverts, et dans un immonde concert de klaxon, avant de se rabattre à droite en me faisant une violente queue de poisson ; puis de piler devant le feu, rouge à cet instant.

Des cons, j'en ai vus, mais d'aussi épais rarement !

M'arrêtant près de lui devant le même feu de signalisation, je lui fais donc remarquer bruyamment qu'il fait incontestablement partie de ceux qui roulent comme des abrutis.

C'était couru, l'homme (car l'animal en était un) baisse son carreau, hurlant que la pauvre connasse que je suis roule au milieu de la rue...

Quand je lui fais remarquer qu'il serait grand temps, vu son âge, d'apprendre les plus élémentaires règles du Code de la route et notamment les pictogrammes en forme de flèche que l'on trouve au sol, pauvre crétin néanderthalien, il éructe de rage et se met à vociférer la bave aux lèvres.

Le malheureux faisait partie de ceux qui s'imaginent faire taire les gens en criant plus fort que leurs interlocuteurs...

Quand j'étais jeune, j'ai suivi quelques rares cours de chant et fréquenté avec assiduité une chorale. Si j'ai pris conscience très vite, d'avoir une voix ne présentant aucun attrait musical, il se trouve que je sais assez bien la "placer". Rajoutez à cela le fait que prenne la parole en public dans des salles à l'acoustique souvent déplorables, vous imaginez bien que je n'allais pas me laisser impressionner par ce primitif individu auquel je lançais quelques réflexions bien senties d'une voix haute et claire déclenchant l'hilarité des passants (en vélo, on attire toujours la sympathie !)

L'homme au camion dont la psychologie semblait très sommaire suffoquait évidemment de fureur. Je m'avisais alors qu'il changeait de couleur en cherchant ses mots, et le regard fier, me lançait , définitif - certain de me clouer au pilori de sa puissance - un beuglant : Tu t'es vu BOUDIN !.

Insulte suprême que l'on puisse faire à une femme, il attendait gourmand et savourant sa victoire, que je me tusse, assommée par la force de l'injure.

Comprenez bien qu'il n'est pas question pour moi de dévoiler ici mon anatomie (Georges s'y emploie déjà), dont on pourrait avec raison discuter l'équilibre des différentes portions qui la compose. Cependant, outre le fait que je puis affirmer sans prétention aucune que le terme BOUDIN est quelque peu excessif, je ne comprenais guère en quoi le fait d'être un boudin ou non pouvait influencer de quelque manière que ce soit les prescriptions impératives de la circulation routière...

J'ai donc réagi à l'insulte par un sincère éclat de rire suivi du conseil de se munir non plus de lunettes mais d'une canne et d'un chien.

Sur ces entrefaites, le feu de signalisation a mis fin à nos échanges courtois. L'homme de Cro-Magnon a alors démarré en trombe sans oublier de donner un violent coup de volant à gauche avant de m'éviter de quelques centimètres.

Les dangers en vélo ne viennent pas toujours de la circulation routière mais aussi de la régression singulière qui s'opère sur certains...

lundi 22 novembre 2004

Confidences à ma bicyclette

"Dieu qu'il est con cet homme là !"

Il devrait me rouler dessus pendant qu'il y ait l'animal !

Bah voyons mon couillon, il faut que les vélos roulent dans le caniveau pour que tu leur fasses grâce de ton avertisseur sonore ? Il faut apprendre à conduire ou à te taire, tu as largement la place de passer !

Tiens... t'as vu comme ils s'embrassent ces deux là. Je me souviens même plus du goût que ça a ces choses là...

Et toi ma poulette, t'en pense quoi ? hein ? Qu'on l'emmerde ? Ah ! oui, toujours lui ?
He he he ok, tu l'as bien mérité ! Va, tu as raison : on roule au milieu, cela lui donnera un bon prétexte pour s'énerver.

Hi hi hi tu as remarqué ? Il arrête de klaxonner quand on pédale en danseuse... encore un cochon en train de mater !

Ah Ah Ah t'es géniale ma poulette ! Regarde un peu cet abruti qui double dans un viril crissement de pneu. Et dire qu'il ne connaît pas la Place Pereire à 7 heures 30 les soirs de pluie... le grand fou ! Regarde tout ce qu'on lui a mis dans la vue, il en a bien pour trois-quart d'heure à sortir de la glu !

Fais un beau sourire ma belle ! Quand on force le passage, il faut toujours faire un grand signe de tête et un grand sourire !

"Merci Monsieur vous êtes bien aimable !" C'est fou comme les motards sont charmants ce soir, tu ne trouves pas ? Arf ! je comprends mieux, j'avais encore la jupe en bataille...

Tiens, tu te souviens ce qu'il a dit le crétin tout à l'heure ? Il a dit "sale pute". C'est curieux comme certains hommes sont prévisibles au volant. Une femme en pantalon à vélo c'est une "connasse" et la même en jupe c'est une "sale pute"... Va comprendre ? Tiens quand je vais pédaler avec mes bottes j'imagine que je vais avoir droit à la conjonction des deux : "putasse" peut-être ?

Arf, j'ai mal aux zygomatiques ! Traverser la place Pereire à 7 heures 30 les soirs de pluie... C'est la grande distribution de sourires charmeurs ! Merde une moto qui commence à engager la conversation... Manquait plus que ça ! Ouf, il a lu ce qu'il a écrit sur ma chasuble... Oui j'ai trois enfants, oui merci Monsieur (Ouf !! c'est une célibataire qu'il voulait draguer pas une mère de famille !)

Allez ma belle on fonce là !! Ah stop pardon ! On s'arrête au passage piéton ! Oui, je sais le piéton en revient pas de voir un vélo s'immobiliser pour le laisser passer. "Je vous en prie Madame".

Vise un peu la bagnole ma cocotte ! Oh qu'il est civil celui-là ! Il ne m'a pas grillé la priorité ! Comme c'est chou !

Allez allez ma gazelle c'est pas tout ça mais sur les boulevards extérieurs on se fait notre étape du Tour de France à nous !

Arf, ça monte ! On va l'avoir ? on va l'avvvvoirrrrr ? OUI ! Génial t'es la meilleure ma beauté ! T'as vu un peu ce feu vert ? On l'a pulvérisé ! Pas de doute ma chouchoute ! On fait une sacrée équipe toutes les deux !

Allez on est arrivé. Dort bien ma choupinette, à demain !

mercredi 17 novembre 2004

Révélateur à crétins

schéma de mon révélateur à crétin


Tous les matins, je passe par un endroit stratégique que je nomme en fonction du temps "mon révélateur à crétin", "mon marqueur de néanderthalien" ou "mon poste à débusquer les philistins". Il ne s'agit pourtant que d'une simple répétition d'un marquage au sol, avouez que c'est assez anodin. Cependant, ne vous fiez pas à la simplicité du dispositif : c'est redoutable pour les automobilistes !

Je vous explique tous les matins, j'arrive à une grande porte parisienne et m'arrête à un feu tricolore. En face de moi la route devient une entrée de périphérique donc je trouve nécessairement à gauche pour entrer dans Paris. Pour ce faire devant le feu tricolore, il y a un magnifique sas vélo, le marquage est d'un blanc immaculé, on ne peut pas le louper.

Tous les matins, les voitures s'arrêtent au feu en piétinant allégrement cette évidente signalisation.

Je suis donc obligée de contourner les véhicules (qui vont quasiment tous, droit devant eux, pour emprunter le périphérique). Je m'acquitte de cette tâche avec force regards mauvais et l'index pointé vers le bas pour attirer l'attention des conducteurs endormis sur les bicyclettes peintes au sol.

La quasi totalité de ces bovins réalisent alors qu'ils ont fait une connerie et s'aperçoivent enfin de l'utilité des sas vélo, seul dispositif permettant aux pauvres cyclistes de tourner à gauche sans risquer leurs vies et -je dois le reconnaître- la plupart s'en excusent.

Ensuite, après avoir tourné à gauche il y a un second feu rouge et un second sas vélo.

Et bien vous ne savez pas, il y en a toujours un, ce n'est jamais le même mais toujours un homme qui de la façon la plus ostensible possible s'avance jusqu'à la limite du raisonnable pour couvrir de sa puante bagnole la peinture blanche du second marquage au sol.

C'est sans doute sa façon à lui de lever la patte sur les arbres pour marquer son territoire...

Quand je vous dis que les automobilistes régressent quand ils sont aux volants de leurs voitures...

Ah oui, je profite de ce billet pour décerner la médaille de stupidité à la dame qui coincée dans les embouteillages ce matin sur les boulevards extérieurs trouvait insupportable qu'un vélo puisse circuler alors qu'elle était immobilisé.

Ma pauvre petite dame si vous saviez ce que vous étiez pitoyable à essayer de me barrer la route en faisant épouser à votre véhicule les formes de ceux qui étaient à côté. He he he he... barrer la route à un vélo, votre crédulité était sans borne...

Je n'insulte jamais les niais ! Je me contente de leur faire des grands sourires gentils une fois l'obstacle passé. Et comme j'étais de bonne humeur un petit geste de la main en m'en allant pour dire "au revoir" à la nigaude complètement figée...

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