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De bric en vrac

Ce qui n'entre pas dans les autres catégories...

Fil des billets - Fil des commentaires

jeudi 5 août 2010

Ressassage & décollation...

Figaro sondage foot

source : le figaro.fr du jour
(oui, oui, du jour ! soit quasiment un mois après qu'elle a pris fin cette coupe du monde dont j'ai beaucoup de mal à penser qu'elle méritait l'encre qu'elle a fait couler...)

Qu'on les pende haut et court et qu'on en finisse !

Quant à emprunter la névrose obsessionnelle  de la Corée du Nord, autant adopter également leurs méthodes... au moins j'aurais peut-être une chance de ne plus entendre parler de ces footeux dont je me soucie autant que de ma première quenotte...

mardi 22 juin 2010

A poil les pieds, à poil les pieds, à poil !

Je suis définitivement une femme infidèle ! (ce billet m'ayant valu un lot de visite proprement ahurissant et généré un flot de déçus de même ampleur, je me garde bien désormais de le mettre en titre).
J'ai ôté mes godasses et sur la pointe des pieds, je suis allée vagabonder sur d'autres contrées.
Bref, désormais, je sévis à cet endroit : Courir nus pieds.
Je ne vais pas abandonner les lieux pour autant ! Simplement, je sais qu'il est temps pour moi de changer la couleur de murs et de retrouver le goût des billets courts et délurés. Bref, il est temps maintenant de mettre les mains dans le cambouis ici.
A moi dotclear 2 et ma troisième colonne !!

mardi 8 juin 2010

Voir venir...

détail de longues vues au musée d'Utah beach

Détail d'une longue vue — Musée d'Utah Beach



Voir venir... J'ai maintenant hâte de changer les lieux, de me réapproprier l'endroit. J'y ferai du court ! Je vous harasserai de tranches de 145 caractères par repentir de ne pas savoir écrire en 140 de ceux-là même !
Las ! Mes trois colonnes ne sont pas prêtes
La faute à ce temps trop couard qui n'en finit plus de s'ensauver devant moi !
La faute aussi à mes doigts gourds sous lesquels se crispent thèmes et fioritures... Une page blanche en attendant ? Un titre et une page blanche... pourquoi pas ?
Sur cette page je vous dirai alors pourquoi je cours nus pied.
Et aussi combien c'est bon de sauter dans les flaques...
Oui, j'ai plus envie de tripoter les mots que les div ou span... une page blanche en attendant de voir venir...

samedi 8 mai 2010

Les gants du bouilleur de cru

Cuves et alambic

Cuves et alambic



La sortie

Couloir — Métro Bastille

Sortie — limite de validité des billets



jeudi 6 mai 2010

L'échine et le temps qui passe

Un jour, je vais mourir.
Ecrasée. Par le poids de ma vie.
Pour l'heure, j'aimerais juste une minute ou deux.
J'écrirais.
Et si j'étais raisonnable, je dormirais un peu.
Là, je vais reprendre son cours.
A tombeau ouvert.

lundi 19 avril 2010

La pêche aux ronds...

tentative d'hameçonnage à l'orthographe indigent<

-ne ou robot ?

jeudi 8 avril 2010

Soutache, vipère et... cycliste

Notes pour plus tard :

  • prévoir une colonne supplémentaire pour mettre des petits riens, humeur ou badinage, crachouillis ou mignardise.
  • Soutache... il me plaît ce mot pour la désigner cette supplémentaire colonne ! " Galon étroit et plat, à deux côtes, qui orne un vêtement en cachant les coutures ou en figurant par ses entrelacements des dessins variés. Soutache de coton, de laine, de soie; broderie de soutache. "

  • J'y dirais ce qui m'amuse ce jour : "Lors de l'inauguration de DECATHLON (photos), les personnalités présentes se satisfaisaient de l'implantation d'une telle enseigne, considérée comme locomotive commerciale. « Il vaut mieux être une ville avec qu'une ville sans - DECATHLON ! +.Lorsque l'on sait que la ville en question — Soissons— abrite depuis je crois une dizaine d'année un magasin Go Sport... je pouffe mais je pouffe !!

  • J'y dirais aussi qu'un homme en vélo m'a enrhumé ostensiblement. Je redémarrais d'un feu écarlate devenu pers. Il avait son élan et la superbe de ceux qui règnent sur le pavé. Le mollet rond, la trajectoire sûre, le frein calibré... je savais, à ces petits riens coutumiers que l'on partage, qu'il était un as de la rue... Mais bientôt la rue est devenue pentue, et... si, à regret, mes gambettes ne courront pas le marathon de paris dimanche, elles ont conservées de sa préparation, une certaine vigueur... Il était devant moi et je savais qu'en un coup de pédale j'allais l'envoyer derrière. Mais 30 ans devait nous séparer. Et je pensais que j'aimerai bien avoir la pédale aussi verte que lui dans 30 années... Il n'en a jamais rien su, mais j'ai pensé lui être agréable en gardant la lanterne quand il tenait le phare...

Note pour maintenant : il n'y a aucune justification à parsemer mes phrases de puces... mais que les listes sont belles... elles invitent à les poursuivre et les poursuivre encore...

mercredi 7 avril 2010

Béquilles, huile et peintures

"Adieu veau, vache, cochon, couvée, finis les beaux rêves" j'ai troqué un marathon contre des béquilles au prétexte —inouï— d'une méchante fissure au niveau du Lisfranc, le tout avec contusion et épanchement articulaire local. Je fuis le métro où s'étalent les affiches de l'épreuve et si je fais la maligne sur mon vieux biclou, j'ai le moral en berne sans pouvoir fuir mon cafard avec de longues cavalcades... Six semaines d'arrêt com-plet ("complet-complet, hein ?" m'a répété mon médecin, l'œil goguenard cherchant mon regard... "vous risquez de ne plus pouvoir courir du tout..." a-t-il ajouté pour me convaincre de l'impérieuse nécessité de calmer mes ardeurs)

Dimanche je resterai donc chez moi... dans ma banlieusarde commune où se tient... la grande course populaire municipale annuelle ! Celle où l'année dernière j'avais reçu une jolie breloque sous les yeux émerveillés de ma Tarquinette, celle où j'avais fait tombé la barre des 12 km/h. Mégaphone et cotillons jusque sous mes fenêtres, je ronge mon frein moitié riant, moitié pleurant...

Et puis, il m'est venu une idée lumineuse : cela fait 6 ans que le bricablog n'a pas quitté ses penailles...Six ans où les versions de dotclear 1 se sont succédées mais sans que je ne parvienne à envisager le grand plongeon vers dotclear 2 au bête prétexte de ne pas changer les rideaux. Ceux-là qui tantôt clos, tantôt ouverts m'ont permis de conserver la lumière d'un monde qui me semblait perdu.
Je crois qu'il est tout simplement temps pour le bricablog de huiler sa mécanique et puis de secouer un peu ses oripeaux... +pousseté, le rose de son teint a, sans doute tout à gagner... Et pour être tout à fait honnête je sens que ma vie a désormais trop changé pour ne pas vouloir marquer la rupture avec des années qui ne tenaient du rose que par la magie d'un code #fff4ff...

Non, il n'y a aura pas de marathon dimanche. Mais j'ai dans l'idée que faire passer mes archives par le chas d'une aiguille risque de me valoir d'aussi valeureux efforts !

samedi 20 mars 2010

Les corps perdus

Oui, l'on peut me dire que c'est cela le Beau. Peut-être est-il cela. Mais (et sans la moindre forme d'animosité à l'égard de celui dont je pointe le lien et dont j'apprécie autant l'enthousiasme que la photographie) suis-je donc la seule à voir la déraison de ces corps-enjeux dont l'insolence et la démesure se vêtissent des mains d'un corps honni ?...

From the Front Row.... Lanvin by Garance Doré StudioThe Sartorialist

vendredi 12 mars 2010

La lèche du commentaire, le dragon et le remonteur de temps

Compte tenu des commentaires précédents, je tiens absolument à préciser la définition de la lèche du commentaire. En effet, n'est pas lèche du commentaire qui veut ! D'abord il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un parasite. La lèche du commentaire entend donc, et avant toute chose, tirer un bénéfice de son intervention (le plus souvent à l'aide d'un lien vers une page mais tous les cas de figure sont possibles). Par ailleurs le signe caractéristique de la lèche du commentaire est de commenter avec peu de discernement ! Le cas le plus flagrant étant le "Waouh c'est super ce que tu écris, je suis contente pour toi "  sous un billet à faire chialer Landru. J'en ai abrité quelques très beaux spécimens sur ces pages mais je dois faire l'aveu que je les ai méthodiquement (avec un soupçon de sadisme) grillés au lance-flammes... Bref, et malgré ma jolie forme de dragonne retrouvée que les gentils commentateurs qui me font l'heur d'un joli mot n'aient crainte : il semble bien que j'ai laissé — au moins pour un temps — l'usage de ma lance incendiaire !

Et j'en profite pour vous faire part, toujours dans le microcosme de la course à pied, de ma découverte d'un nouvel animal numérique : le remonteur de temps ! Je vous explique, en course à pied le principe c'est que le chrono se déclenche sur la ligne de départ et s'arrête sur la ligne d'arrivée. Habituellement nous suivons donc un cheminement chronologique cohérent à savoir que le temps s'écoule au fur et au mesure des mètres parcourus. Et bien sur internet on trouve des animaux bizarres dont les temps finaux sont inférieurs à ceux qu'ils avaient 200 mètre avant ! Oui! Vous avez bien lu : ils remontent le temps ! Exploit qu'ils ne réalisent d'ailleurs qu'à la faveur d'un lectorat néophyte. C'est beau la technologie hein ?  Je ne sais pas si c'est beaucoup plus glorieux que ceux qui se goinfrent de Ventoline mais c'est moins dangereux pour la santé... Longue vie à eux donc (ce qui semble aller de soi quand on connaît leur surnaturel pouvoir).

mercredi 10 mars 2010

Les animaux du net (et le retour du dragon...)

Il y a trop longtemps que je fricote sur le net pour ne pas avoir une propre et empirique classification des espèces qui s'y nichent. 
Chez les vertébrés, il y a le troll velu évidemment. Encore qu'avec le temps on s'aperçoit que le poil ne fait pas l'animal et — force de son adaptation sans doute—  il se présente sous des aspects les plus divers ; de cosmopolite, il est devenu protéiforme. Les invertébrés abritent quant à eux tout un florilège de parasites aussi divers que variés : le cybersquatteur (forme évoluée de cet embranchement) mais aussi le tænia du trackback ou la lèche du commentaire dont la particularité est de passer — sans relâche— de la brosse à reluire à son hôte !

La course à pied et ma fréquentation des lieux numériques y associés m'a convaincu que mon classement était robuste et que nouvelles terres ne signifiaient pas nouvelles bestioles. En revanche, et c'est là où l'on mesure la force de l'environnement, certaines espèces y prospérent bien plus qu'en autres biotopes !

Prenez le coq de forum, par exemple. On a TOUS connu un coq de forum, un qui sait tout mieux que tout le monde, qui est le plus fort, le plus beau, qui le clame et qui vous anéantit de sa superbe... Le coq de forum, le vrai j'entends, celui avec une crête et des ergots, est certes un animal grégaire mais rarement sédentaire !  Après avoir niché dans un forum une paire de jours, de mois, exceptionnellement, pour les animaux les mieux entraînés, une ou deux années,  il finit toujours par devoir le quitter et repartir par le net chercher un autre gallodrome. Soit les lieux qu'il a quitté se sont vidés au fur et à mesure de ses interventions ciblées (exaspération, intimidation, parfois brimade) n'offrant ainsi plus d'adversaires — mais surtout de public — à sa mesure ! Soit, et c'est le cas le plus fréquent, il a été proprement sommé de transporter son baluchon sous d'autres cieux ! 

Et bien figurez-vous qu'avec la course à pied j'ai découvert une espèce sédentaire ! Un coquâtre de salon qui dispense science et morgue à un parterre de dames... Icelles, parce qu'elles sont bien élevées tentant de faire abstraction du fâcheux pendant que d'autres se pâment qui devant ses muscles, qui devant ses perfs. Peu au fait des mœurs de l'endroit et bien que timide, il m'est venu l'idée (absconse !) de ne pas faire — pour un iota — chorus avec les vierges ... 
Las ! que n'avais-je pas fait là, l'homme m'adresse personnellement un message  (quelle grâce m'accorde-t'il donc là !) pour me faire part de son avis, non pas sur le iota discuté, mais sur une prose pondue ailleurs, et dont il me souligne l'ineptie. Soit. Très soucieuse de ne pas polémiquer en dehors de chez moi, je me suis simplement permise de lui faire remarquer que je concevais parfaitement qu'il n'apprécie pas mon verbe avant — quand même— de prendre publiquement, bien que pudiquement, la défense d'une malheureuse qu'il avait cloué au pilori de son écrasant mépris. 

Le net est trop grand — et je crois mes terrains de jeu trop nombreux — pour ne passer pas mon chemin. Mais je dois dire que depuis l'épisode je regarde amusée les mœurs de l'endroit ! Le gallinacé est en réalité plus malin qu'un singe. Sa foudre ne s'abat que sur la valetaille (laquelle se trouve ni plus ni moins sacrifiée par toutes les autres pour s'assurer de son auguste présence) et il se garde bien de provoquer les gardiennes du temple auxquelles il dispense force conseil (et narration d'exploits passés). Enfin, en présence de plus illustre que lui, il se fait discret, se contentant de marquer sa présence de phrases lénifiantes et consensuelles... 
Si ce n'était des considérations assez tristes qui me viennent sur les rapports entre hommes et femmes et les progrès qu'il nous reste à faire, ainsi que l'embarras de certaines que je devine peu dupes, je crois que l'on pourrait s'amuser franchement du personnage si emblématique des lieux communautaires. Une chose est sûre... l'espèce n'est pas menacée d'extinction ! Ce qui me chagrine cependant c'est qu'elle semble ne devenir sédentaire qu'à la faveur d'un lectorat féminin... Il ne me reste plus pour parfaire mon observation qu'à trouver un forum abritant une poulette régnant sur une basse cour de poulets...

Et ces considérations sont si longues que je les cesse là incontinent et vous parlerai une autre fois de l'animal extraordinaire qui, en parcourant 200 mètres, parvient à faire reculer le temps !

vendredi 12 février 2010

Quand le foulard leur tombe devant les yeux...

Je cite (in fine du texte) :

"l'objectif est d'agir ensemble afin d'en finir une fois pour toutes avec l'exploitation et toutes les oppressions."Avec ou sans foulard, nous sommes d'abord laïcs

La bonne blague ! Et pourquoi pas le foulard comme étendard de la liberté pendant qu'on y est ?

" En finir avec toutes les oppressions " dites-vous ? Heu... peut-être faudrait-il pour être crédible ôter les marques de soumission que vous arborez...

jeudi 11 février 2010

Les banques, internet et le bas de laine

A la suite d'une mésaventure que je narrerai sans doute un jour prochain (j'attends d'avoir recouvré l'ingralité des prélèvements indument ponctionnés avant de tremper ma plume dans le vitriol...) il se trouve qu'après de longues décennies où j'ai reconduit tacitement un paisible contrat de compte souscrit auprès d'un établissement financier, j'ai très hâte désormais de me séparer de celui-ci !

Je jette donc désormais un œil plus bienveillant qu'autrefois sur toutes ces réclames qui se vantent de ne vouloir que mon bonheur en faisant main basse sur mon argent...

Bienveillant peut-être mais encore tout à fait bovin... Bref, que la banque Fortuneo, me demande, et à la seule fin de m'envoyer une documentation gratuite, mon état civil quasi complet, la totalité de mes coordonnées postales, numériques et téléphoniques ainsi que le montant de mes revenus mensuels m'a fait passer l'envie de leur confier quoique ce soit...

Je dois concéder que je suis assez sidérée par les renseignements que les établissements financiers s'autorisent — sans aucune contrepartie — à récolter sur la toile sans que quiconque ou presque ne s'en offusque. J'ai bien envisagé une seconde de modifier mes critères de sélection et d'y inclure la condition du respect des données personnelles sur le net mais franchement une banque éthique...

Sur ce, je m'en vais tricoter un bas à mailles serrées...

dimanche 7 février 2010

Les petits riens, l'indispensable ensemble d'entiers naturels

Papotages. Croisée d'ogives et contrefort. Lumière et grandeur. Dans la voiture une petite voix ose alors timidement une question : " Dis Maman, le gothique c'est une religion satanée, c'est çà ? "


A battre la mesure avec la semelle de mes runnings, j'ai trois fois fait le tour de mes fichiers.
Je me souviens que dans une vie antérieure, j'avais des disques...
Deux grands tiroirs qui abritent les miens au milieu de tous les siens. Les siens que je regarde enfin. Entre le 18ème qui me bornait et le 20ème qui l'abritait, il y avait une petite île mélodieuse où nous savions nous retrouver.
Deux grands tiroirs remplis d'histoires.
Mille et une histoires. La mille et unième est celle de ce disque-là que je ne saurais distinguer des autres. A un détail près.
Il est encore cellophané.
Deux grands tiroirs remplis d'histoires...


Cavaler. Courir. Oublier.
Fuir mais pas seulement.
Avancer puisque la vie m'est restée.


lundi 25 janvier 2010

Dans l'ordre et dans le désordre : chichis, marmaille & chichis

Navrant constat : ici, je n'écris plus que pour geindre... C'est tout à fait désolant.
Si je passais un dixième du temps que je consacre à marteler la chaussée avec mes semelles, à me tâcher les doigts avec de l'encre, je cesserai peut-être de me jeter sur les mots à la première déflation du palpitant...


Je pourrais, par exemple, coucher pour la postérité les bottes secrètes de Tarquinou en son grand dessein de séduction maternelle.

Tarquine, sérieuse derrière son grand bureau noir entretient une conversation téléphonique avec son petit dernier : "Tarquinou, enfin ! Mais pourquoi donc clamer devant ton irascible sœur que tu es "le petit chouchou de Maman" !! Outre que c'est faux, c'est pure provocation !"

Tarquinou tout penaud : " Meuh Maman, c'est zuste que moi je veux te garder pour moi tout seul..."

Tarquine plus du tout sérieuse derrière son grand bureau noir et d'une toute petite voix : "heu... mon petit chat blablabla, blableuheu... heu...."


Epatant constat : Tarquinet est plus grand moi.
Et cela le ravit tellement que je n'ai de cesse de nier cette criante vérité : il se délecte à m'appeler "ma petite maman" ! ... et moi aussi...


Tarquinette se débarrasse de l'enfance comme d'un vêtement trop petit pour contenir toute sa richesse. Et moi, chaussée de binocles d'albâtre, j'ai la vue trop courte... Les enfants grandissent décidément plus vite que la capacité de leurs parents à les voir changer.


Et puis je hais les mots qui comportent leurs propres interdits tandis que dans le même temps j'en comprends les enjeux. Prohibition du bonheur et du temps. J'ai tellement aimé bouffer la vie à plein projet. Sclérose d'un avenir à pas comptés. Non, foncer il ne faut plus... Alors je camoufle mes danses de Saint Guy en battant la chaussée de mes semelles... Un marathon pour tout projet et ce n'est que dans le silence de mes suantes déroutes que j'ose me souvenir de mes bonheurs d'antan. Alors, pendant quelques instants de ma vie, je me donne l'illusion de foncer...

Tiens ? Je geins encore...

mercredi 20 janvier 2010

Le sens de la vie

Panneau dans une échoppe des puces

Sens interdit ou sens unique ?

vendredi 15 janvier 2010

Beuaarrrrkkkk...

  • Ce jour j'exècre, les robots à spam qui se succèdent les uns aux autres pour déposer leurs déjections céans

  • Et Monsieur Vincent Peillon dont les méthodes de communication n'ont rien à envier à celles des premiers...

  • Et enfin le temps qui me file entre les doigts et m'éloigne par trop, et de mon bricablog, et de mon canon...

samedi 2 janvier 2010

La bonne fortune & la nouvelle année

Au premier jour de l'an, il gelait à pierre fendre mais la lumière était belle. D'une main j'ai happé mon canon et me suis emparée d'un pull de l'autre. Transie de froid, j'ai frissonné en me faufilant entre les quelques flocons égarés qui voletaient et les ruines d'une armée qui s'est tirée comme on déserte. Le silence était si profond que je savais que ce jour il n'y aurait point de gamins à faire le guet devant les bunkers tandis que les copains s'y fument une tige. Un peu plus loin, après le quartier des officiers et leurs petites maisons désormais aussi pouilleuses qu'insalubres, après le champs de tir et ses tôles éventrées, il y avait une longue friche bordée de noisetiers. Un raffut de cavalcade éperdue s'en est brusquement échappé : tout au bout, à travers les ramées, deux popotins rehaussés d'un pompon blanc bondissaient dans l'air sec. Je n'ai eu que le temps d'un cliché. Un cliché au jugé, un déclic qu'on joue au sort de la lumière et de la longueur de sa focale.

Une biche s'enfuyant

Que l'année se poursuive donc ainsi...
Qui que vous soyez, lecteur de passage, âme perdue pour la nuit ou ami de cœur je vous souhaite une bonne année 2010.

dimanche 27 décembre 2009

Flotte à gogo, pain à bulles et proximité (ingrédients d'un réveillon singulier)

Interrogation surprise : décrivez sous forme de liste les différents aspects de votre soirée du 24 décembre :

Dans la colonne moins et par ordre chronologique :

  • La fenêtre mal fermée au grenier que l'on avise en sortant de voiture.
  • Le bruit de cascade qui retentit une fois la clef tournée dans la serrure.
  • Les grands splach splach que font mes pas en fendant l'eau de mon salon
  • La canalisation explosée au grenier
  • Les plafonds et papiers peints qui tombent
  • Une chaudière en panne...
  • 4 degrés en tout et pour tout. Pas plus. Mais pas moins.

Dans la colonne plus - et toujours par ordre chronologique :

  • Personne n'était en tenue de soirée. Ma paire de botte en daim est la seule perte à déplorer.
  • N'attendre personne pour dîner pas plus que d'avoir chargé un sapin de noël dans mon grand coffre de bagnole.
  • Avoir le nombre de balais suffisants pour occuper les tarquinets parfaitement désœuvrés.
  • Dégotter une bouteille d'eau gazeuse pour faire du pain (soyons honnête : le foie gras sec c'est un peu lourd...)
  • Avoir un voisin charmant qui débarque à 21 heures le soir de noël avec sa baladeuse et son bec à souder pour vous rafistoler le tuyau béant.
  • Découvrir que le coin où le bois est stocké est resté au sec et que la cheminée n'est pas bouchée !
  • Enfin, le fin du fin, enfants et amoureux étaient contents de leurs cadeaux !

Conclusion :

  • Le foie gras servi à 4Ý offre une rare saveur... et ce d'autant plus qu'il est dégusté au coin d'un grand feu de bois.
  • La mie du pain fait à l'eau gazeuse n'est pas plus aérée que celui confectionné à l'eau plate.

Et je rajoute pour continuer dans les bonnes nouvelles, qu'un chauffagiste dont j'ignorais parfaitement l'existence habite à trois rues d'ici... Quand on sait que l'entreprise avec laquelle j'ai un contrat d'entretien depuis toujours n'a, à ce jour, daigner relever les messages de sa ligne d'urgence, on mesure le prix de ces petits riens qui font que malgré deux longs jours sans chaudière, je profite aujourd'hui des joies de la campagne axonaise...

Je n'émets qu'un souhait : que ce Noël pourri soit celui de deux voire trois générations et que mes enfants goûtent désormais — et jusqu'à la fin de leurs jours— des réveillons tranquilles et chaleureux...

lundi 21 décembre 2009

Le rêve putassier des petits boutiquiers en herbe...

Un jeune Toulousain a décidé de transformer son corps en espace publicitaire où les annonceurs pourraient faire la promotion de leurs marques sous forme de... tatouages permanents. — Tom French, l’homme sandwich. Télérama 20 décembre 2009

Le jack-pot c'est de passer le casting qui l'autorisera à se faire tatouer vi@gr@ en long et en travers au bout de la queue ?
Vous me pardonnerez cette inusuelle vulgarité mais elle me semble être le parfait reflet des valeurs de certains aspirants marchands de soupe...
Faut-il que les écoles "supérieures" de commerce les formatent à ce point nos chères têtes blondes ? Puisque vendre son âme n'est pas une garantie infaillible d'opulence, débitons-nous en tranche !...

...

Disparu corps et bien un billet écrit sans filet. Un billet long. Billet d'immersion. Billet d'équilibriste à user de PSpad. Oublier ma clef usb et keynote avec : la douloureuse est salée... Peste du clavier, j'aurais mieux fait de me tâcher les doigts à l'encre. Brrrr, je m'en vais aller passer mes nerfs sur Morphée.

vendredi 18 décembre 2009

Folle passion

Vieille foutraque : perdre 3 minutes au myriamètre après avoir rapé ses runnings sur 280 bornes pendant l'août...
Foutraque relaps : faire courir au centre de mon vaio un compte à rebours avec la date du marathon de Paris.
Foutraque tout court : Imaginer que ma vie me laisse le temps d'enquiller pareils entraînements...

Là c'est le moment où je m'accole les titres de "mère indigne" ou de "Conseil en dilettantisme sévère".
Mais j'ai beau me raisonner — et mesurer avec déconvenue l'augmentation de la circonférence de mes cuissots — je ne suis pas encore suffisamment dégrisée de cette ivresse-là pour me détourner d'un tel flacon.

lundi 7 décembre 2009

Dénombrer des petits riens...

puce Le tantale est liquide à 5.458 ° Celsius (au delà de cette température il s'évapore sous forme sa forme gazeuse). Moi je me répands à 21 degré...

puce " Bon courage !" m'a lancé l'homme généreux depuis son fauteuil roulant alors que je le croisais en martelant le bitume de mes dominicales foulées.

puce Plus délicate et diaphane que jamais se prodigue la lumière de ce décembre-ci quand plus lourd qu'une enclume, mon Canon déserte mes besaces...

puce Revoir Venise

puce Saisie d'une impérieuse envie de porter mon galurin, j'ai abandonné mon casque à vélo et mon biclou avec. Fichu métropolitain où un saxo postillonant une mauvaise rengaine me contraint à soustraire Vivaldi de mes oreilles. Fi du casque à vélo, fi du galurin, vive le casque anti-bruit !

Maman ?
(...)
Maman !?
hummm... ?
Je t'aime !

puce Autant de délicieuses surprises que Tarquinou persiste à m'offrir

puce Zut, la moitié des marches du sacré-coeur est condamnée. Le côté gauche qui plus est, celui où je calais si bien mes appuis. Programme pour merdredi : se lever de bonne heure et virer à droite...

mercredi 2 décembre 2009

Chantepleure

robinetterie

lundi 30 novembre 2009

Les femmes et leur poids

La société est face à un fantasme d'idéal de minceur, fondé sur une image corporelle normative de maigreur véhiculée par les médias féminins, le monde de la mode, dénonce le Pr Hercberg, cette image inaccessible pour beaucoup peut entraîner des troubles du comportement alimentaire."

Ainsi, la perception de l'image du corps est biaisée. 30 % des femmes ayant un poids normal se trouvent trop grosses, et 63 % d'entre elles voudraient maigrir, contre 30 % chez les hommes. Plus inquiétant, 9 % des femmes maigres voudraient peser moins...

Une étude confirme que le comportement alimentaire des Français varie selon leur région et leur portefeuille

Cela m'a rappelé un ancien billet où je pestais contre ces affiches qui n'ont de ce cesse, lorsqu'elles s'offrent à notre vue, de nous faire irrémédiablement penser : « Putain ce que je suis moche ! +...

Et les magazines féminins de continuer à nous refiler un spécial rondes dont l'IMC ne dépasse pas 25...

La question que je me pose aujourd'hui c'est comment agir pour enrayer cela ? Cela fait des années que cela dure et on reste les bras ballants en se trouvant toujours aussi moche. Des années que cela dure et les femmes des affiches me semblent s'être encore amaigries. Oui, il y a des frémissements par ci par , je le sais bien, mais mon petit doigt me dit que toutes ces femmes moches, elles n'ont pas qu'un poids physiologique... prendre en considération leur poids économique permettrait peut-être de faire cesser ces représentations décharnées et de restaurer l'image qu'icelles ont d'elles-même...

mercredi 25 novembre 2009

Chute libre

De façon confuse mais incroyablement constante, je sens une peur en moi qui jamais ne recule. Celle de la chute dans le vide. De tous les dossiers, ceux qui me sont les plus difficiles à traiter sont les crashs aériens alors que j'ai plus peur dans une voiture que dans un avion ! La vue des tours qui s'écroulaient à longueur de journée m'a valu de méchants cauchemars et du poignant documentaire tourné par les frères Naudet, j'entends encore — avec une épouvante qui ne s'émousse pas — le bruit des corps qui tombent sur la chaussée.
Pas tout à fait une phobie mais une vraie terreur.

Sans doute la faute à cette chute de plus de quatre mètres.

La faute aussi à ce père. S'il était assez fou pour sauter illico derrière sa fille afin d'aller la chercher par le même chemin, c'était lui aussi qui, par deux fois, escaladait les balcons, se faufilait par une fenêtre laissée entrouverte et ouvrait ainsi l'huis de notre logis dont les clefs avaient été égarées. Une fois en descendant (du 8ème vers le 7ème étage). Une fois en montant (du 6ème vers le 7ème). Et moi pendant toutes ces minutes qui n'en finissaient pas, sagement écartée de la scène par une mère muette de rage contre son époux casse-cou, je voyais dans ma tête son corps pourfendre l'air avant de s'écraser sans vie dans le bac à sable qui siégeait sous nos fenêtres.

Bref, je n'irai pas lire les 573.000 sms qui ont été adressés le 11 septembre 2001.

Je vais me contenter de juguler ma méchante impression d'avoir une vie qui se casse bien suffisamment la gueule toute seule !

lundi 23 novembre 2009

Camus & Sarkozy. Le premier restera, le second disparaîtra

A 7 heures 48 ce matin, une voix qui sortait de ma radio a exactement énoncé ce que je pensais à propos du transfert des cendres de Camus au Panthéon... Celle de Thomas Legrand (eh oui, j'écoute France Inter) :

Contrairement à Sartre, il n’a pas refusé le Nobel ou la légion d’honneur. En quoi son œuvre serait elle « ensevelie sous tant d’honneur + ? Les œuvres d’Hugo, Zola ou Dumas ne l’ont pas été. Camus est à tous. Tout le monde peut se retrouver dans la morale, la philosophie, l’humanisme, la passion de la justice d’Albert Camus. Et puis Camus, vu du XXIeme siècle c’est l’homme qui avait raison au XXème. Refuser tout ça parce que c’est Nicolas Sarkozy qui le propose, c’est mettre deux facteurs sans commune mesure l’un en face de l’autre. Si ça se fait, Camus sera au Panthéon pour toujours et dans quelques années plus personne n’accordera d’importance au fait que c’est Nicolas Sarkozy qui en avait eu l’idée. L'édito politique par Thomas Legrand -  lundi 23 novembre 2009, Albert Camus au panthéon

dimanche 22 novembre 2009

Du degré de viscosité de l'âme maussade et de la mâle insanité

Une journée de merde. Une vraie. Celle où se répand à l'envi, du petit matin au couchant, une velue, épaisse et poisseuse rancune. Celle où même les amènes surprises se recouvrent d'amertume pour se dissoudre dans l'eau, la même que celles qui s'échappent des sanglots ou bien dégoisent des caniveaux. Un jour moche, piteux et lugubre. Un jour où tout se conjugue pour que la plus faible des lueurs soit bientôt laide, pour que les plus infimes détails se fassent gerbants.
Ce matin, au milieu d'un course où je remorquais péniblement ma trop lourde morosité, j'ai avisé devant moi un marcel qui surmontait deux grosses jambes poilues, un marcel au dos duquel était écrit "la solitude du fourreur de con". Oui... au 21ème siècle, il se trouve encore un homme pour arborer, avec une nauséeuse vulgarité, de tels aphorismes... J'ai pensé à ma mère, à toutes ces femmes qui se sont battus pour une égalité dont elles étaient par nature exclues. Et aujourd'hui, au 21ème siècle, on peut encore lire en pleine foule "la solitude du fourreur de con".... Une putain de sale journée...

jeudi 19 novembre 2009

"Playmobil... en avant les débiles !" (évidemment sur l'air de la télé)

C'est J. qui l'a chanté à L. (mon neveu adoré) qui l'a répété à A. (alias Tarquinet) qui nous l'a chantonné.

Et par la grâce de ces marmots, depuis quelques années, je ne peux plus entendre les pub Playmobil sans pouffer de rire...

Et à chaque fois que retentit la pub en notre logis, il se trouve toujours quelqu'un qui termine le refrain : la la la... "en avant les débiles !"

"Playmobil... en avant les débiles !"

Si comme moi vous en avez soupé de ces chaînes de télé pour enfants qui, de novembre à décembre, se transforment en marchands de soupe et déversent en quantité industrielle dans l'oreille de nos bambins des chansonnettes lénifiantes pour mieux les charmer avant de soulager votre porte monnaie, agissez !

Détournons leur publicité !!

Chantonnez à votre bambin — sur l'air de leur pub — "Playmobil, en avant les débiles !"

Vous verrez c'est immédiat, la rime est si belle, le son si rond qu'il n'entendra désormais plus que cela... "Playmobil, en avant les débiles !"

Et ce petit air là lui racontera déjà beaucoup moins d'histoires...

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