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vendredi 3 juillet 2009


Le métro, la concorde & le train

19 heures 37 — République — ligne 5 — J'ai abandonné mon vieux biclou contre un mur trop chaud le temps d'un métro. Dans quelques minutes j'offrirai, sur un quai de la Gare de l'Est, le plus grand des sourires à mon Tarquinet. 19 heures 37 et il me trotte dans la tête une question bête... Je ne sais plus les mois qui me séparent de lui. Seulement les années. Des années et une vie qui ne ressemble plus guère à celle que je partageais avec lui. Et si je reste veuve, je ne suis plus tout à fait célibataire. Une question bête qui me ronge. En dépit des années et ce qu'est devenue ma vie, la réponse sort de mes tripes pour me sauter au visage et avec elle l'eau sur mes joues. En un claquement de doigts, sans sommation. Comme si le temps d'un métro était seulement celui qui me séparait de lui. Une question sans noblesse, un peu simple et au verbe plat. Ce qui me manque le plus ? Six mots qui me jettent à bas plus sûrement qu'un combat, six mots qui me pulvérisent et me dévorent. Ce qui me manque le plus ? Le refuge de ses bras, son amour intangible, et son rire... Un rire pour tout dire et tout dégoupiller. Ce qui me manque le plus ? Une alchimie où se mêle la force, l'unité et la paix... 19 heures 53. L'heure de planter deux bises sur les joues du Tarquinet avant de protester vigoureusement contre le demi centimètre avec lequel il me distance désormais. Le temps a repris son cours et moi ma vie sans lui.





Le grand Tour de passe-passe...

"L’image et le comportement de Tom Boonen sont incompatibles avec l’image du Tour de France et celle qu’un champion exceptionnel comme lui se doit de véhiculer." alors que dans le même temps on ouvre grand les bras à Lance Amstrong qui, si j'en crois le poids des casseroles qu'il traîne derrière sa roue et ses ascensions sans cesse couronnées de succès doit être le nouveau Sisyphe des temps modernes !

Je me marre...

Et moi pendant ce temps-là je ne pique pas la ventoline de Tarquinou qui côtoie dans la salle de bains mes remèdes anti-ampoules...




jeudi 2 juillet 2009


Trophées et postérité

Des prises de mes cavalcades, je faisais des piles turbulentes et colorées au fond d'un placard trop étroit pour elles : "Non Madame, pas de small, il n'y a que du large !" Mais moi, avec un mari grand format, j'avais déjà tout ce qu'il fallait pour jouer à cache-cache dans un tee-shirt ! Alors, j'empilais soigneusement en prévision des prochains grands travaux de peinture que requiert — urgemment ! — mon appartement...

Et puis, avec l'accroissement du nombre de femmes dans ces dominicales suées, la taille des tricots a fini par prendre la mesure d'icelles. Alors, chez moi j'ai ramené du "S", des "S" en mauvais coton chamarrés du patronyme du boucher et du logo tape-à-l'oeil de la concession KROSS TOTO, des "S" bleu canard ou vert olive, des "S" façon "XL" et le plus rare : le "S" de récup ! : celui d'un semi-marathon prestigieux distribué généreusement par les organisateurs d'une course miteuse !

Et puis sont venues les mailles techniques, celles qui vous mettent à sec sans, pour le coup, vous ruiner et que j'avais des remords à enterrer après leur tour réglementaire sur le dessus de la pile.

Un jour de septembre où l'on m'avait remis, avec un record fraîchement éclos, un beau chandail d'une qualité irréprochable, je l'ai lancé à mon aîné persuadée que le vêtement me reviendrait dans la minute par le même chemin.

Que neni. C'était juste le premier d'une longue série qui ne s'entasse plus dans mon armoire mais dans ses placards ! Désormais il arbore toute l'année et par quasiment tous les temps le nom d'une course qu'il n'a pas courue ; foulées parisiennes, boucles faubouriennes, qu'elles qu'en soient la distance, rien ne lui fait peur ! Il m'a même raconté, très fier de lui, avoir croisé à Maroilles, un "faux" frère de suée...

L'affaire est devenue un rituel. Lui... lui à qui je n'ose acheter le moindre vêtement trop certaine de ne pas comprendre les subtilités d'une mode ado que je ne suis pas même capable de déceler dans sa mise ! Lui s'enquiert dés mon retour du tribut que je rapporte et s'en revêt incontinent sans barguigner ! C'est donc avec un brin de tendresse que je m'apprête à devoir bientôt changer la taille de mes prises... La prochaine fois, je crois que c'est un médium que je demanderai... "un médium, Madame ?" "Que voulez-vous mon cher monsieur... avec l'âge on s'étoffe !"




vendredi 26 juin 2009


L'enfant en pleine lumière

Un enfant accroupi dans la lumière




Ses plus grands champions que la France honore !

Jeannie Longo, nul en France, ne peut rivaliser avec ses titres... Le plus grand champion que la France n'ait jamais connu... Un entrefilet sur la page d'accueil de l'Equipe aujourd'hui, le jour où à 50 ans, elle gagne son 56ème titre de championne de France...

vague entrefilet

Anne-Cécile Fontaine a couru en 24 heures 243,644 kilomètres. Championne du monde la belle mais aussi 3ème place au classement général — et conséquemment mixte. Une très très grande dame... A ce sujet, je vous laisse lire l'article — que ne lui consacre pas — Running Attitude... On y parle d'abord de la performance du champion de France (240,23 km) puis, beaucoup plus loin on y parle des autres et notamment de celle-là. Celle-là dont on se garde bien d'indiquer qu'elle a parcouru, dans le même laps de temps, une plus grande distance que les champions français. On parle de champions voyons ! Pas de championne, ou si peu...

article de Running attitude



jeudi 25 juin 2009


Trop grasse pellicule....

Monstrueuse, bruyante (et interminable !) sortie cinématographique du mercredi sacrifiée, ce jour, sur l'autel de la mauvaise conscience de mes absences à potron-minet ou à véprée, me voilà perdue dans un navet sidéral... Rien de bien original, des effets spéciaux en tenue de camouflage devant un scénario efflanqué, des très noirs et des tout blancs, des dialogues qui ont emprunté aux bonbons leur viscosité douceâtre ... et ce, pour un même dessein : séduire les enfants ! Si ce n'est la longueur de la fadaise, j'aurais pu ne pas assommer mes marmots de mon persiflage dès le générique de fin. Mais devoir assister en silence à la résurrection d'un jouvenceau à la faveur des "je t'aime" convaincue de sa dulcinée... cela m'a mis foutrement de mauvaise humeur... Si l'on mesure la force de l'amour à l'érection* d'un cadavre, j'étais vraiment petit bras...

*au sens littéral du terme




vendredi 19 juin 2009


L'avantage de porter la burka c'est qu'avec elle on ne saurait craindre la marque de la culotte...

J'exècre qu'un élastique de culotte vienne "défigurer" un fessier de femme... Alors imaginez donc ce que je pense de la burka ! Je persiste à appeler des lépreuses celles qui l'exhibent et d'expliquer à mes enfants le sens de cette maladie qui imposaient à ceux qui en étaient atteints de cacher leur hideur...

Je ne parviens pas à déterminer si c'est avec une loi qu'il faut la combattre. Je constate en revanche qu'elle s'épanouit dans les banlieues. Et si je me sais peu charitable avec celles qu'elle contamine, je pleure que notre belle déclaration universelle tienne le rang d'un crachoir de bordel.

Non décidément ce blog ne croit toujours pas en dieu...





Les lettres de la pirouette

Durant ces mois, j'ai noirci des pages de griffes que je ne sais désormais relire. Les coups de dent perdent leur relief avec le temps. Je parviens à déchiffrer qu'il est question d'une plume qui dénouerait la confusion d'une pensée trop sourde ; ailleurs de courbatures dont je me plains qu'elles soient devenues trop rares, la faute aux kilomètres que j'avale en longues rasades consolatrices. Il y a les mots qu'on trace et ceux qui s'envolent depuis le divan, ceux dont on use pour démêler l'écheveau où s'empêtre sa vie. Hétéroclite alphabet ou l'ω côtoie le q et le ψ le b et puis le a. Sauf que les mots ne sont rien si l'on a rien à dire ! Faire d'eux des sujets est une mascarade pour s'en parer et ne parler que de soi... Heu ! A ce point de mes réflexion peut-être est-il temps de filer... Voilà, voilà... je sors sans panache !




jeudi 18 juin 2009


Pfffffff..... fait le bruit d'une alumette

Je me souviens encore de mon identifiant et de mon mot de passe pour venir ici.
Je n'oublie pas même de mettre une marque de paragraphe en préambule, pas plus qu'un saut de ligne à l'extrémité de celle-ci.
J'ai perdu mes photos. La faute à un fruste hébergeur plus prompt à sortir le lance-flamme qu'à pointer ses factures acquittées. Après les menaces, les excuses la queue basse... M'en fous de ses regrets frelatés. C'est d'une sauvegarde dont j'avais l'usage. Fruste taulier... cela il ne sait pas faire. Ténardier va !

Reprendre les mots. Quelqu'uns au moins. Ils me manquent, je le sais. Je les étouffe sous mes pas. Tous ceux que j'enchaîne au prétexte de liberté. Cavaler, courir, mettre les bouts... Un peu plus vite, un peu plus loin. 48'20 aux 10 bornes et le marathon dans le viseur. Piètre gloire qui ne justifie qu'on lui sacrifie tant d'énergie. Mais l'on ne détale par pour les lauriers...

La peur au ventre toujours...

Revenir ici est doux...




lundi 12 janvier 2009


Le seuil...

Le seuil, c'est le jour où pour rentrer du boulot vous allez plus vite en courant qu'au guidon de votre bicyclette...
Le seuil, c'est le comble de l'aménagement urbain ! C'est le résultat de quelques années d'incurie pétries de bons sentiments dégoûlinants de certitudes aberrantes...
Le seuil est atteint le jour où plutôt que de réparer les choix hasardeux et dangereux on empêche de cheminer ceux qui ont eu le culot de ne pas se satisfaire des couloirs —délétères— qu'on leur offrait...
S'il vous plaît messieurs les urbanistes éclairés, ayez au moins le courage de vos actes : interdisez définitivement aux bicyclettes de circuler sur le boulevard Magenta, et pas seulement sur la chaussée, mais également sur les pistes pernicieuses sur lesquelles vous entendez les cantonner désormais... Au moins les piétons seront contents !




vendredi 9 janvier 2009


Les femmes de la légion...

" Les journalistes Françoise Fressoz et Marie-Eve Malouines, respectivement chefs du service Europe-France du Monde et du service politique de France Info, ont annoncé, lundi 5 janvier, qu'elles refusent la Légion d'honneur " La première précise même que "pour exercer librement sa fonction, un journaliste politique doit rester à l’écart des honneurs ".

Madame Michèle Audin, Professeur des Universités et ci-devant mathématicienne comme l'était son père, Maurice Audin, membre du parti communiste algérien, lequel avait disparu à Alger après avoir été arrêté par des militaires français en 1957, a également refusé l'insigne qu'on lui offrait...

En 2007, sa mère, Josette Audin avait écrit au Chef de l'Etat, Monsieur SARKOZY, pour lui demander de "contribuer à faire la vérité sur la disparition : "Le 11 juin 1957, des parachutistes de l'armée française ont fait irruption et ont emmené mon mari. Depuis cette date, je ne l'ai jamais revu".

Il n'a jamais répondu...

Elle a raison, Madame Michèle Audin, l'épaisseur de certains silences alourdit par trop le poids de certaines breloques...





L'an neuf

A force de déserter les lieux, je ne sais plus trop comment le dire...
L'écrire simplement, ce sera mieux : Je vous souhaite à tous mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2009. Des vœux sincères, un peu timides aussi d'être toujours à courir sans ne savoir plus m'arrêter... Des vœux tout bêtes mais remplis de bonheur tout simplement.




samedi 27 décembre 2008


L'émotion politique... ou le grand moment d'humanité de Madame Bachelot...

" Jeudi, la garde à vue de l'infirmière avait été jugée "disproportionnée" par plusieurs syndicats hospitaliers qui ont dénoncé une dégradation des conditions de travail dans les hôpitaux du fait d'un manque d'effectif. La ministre de la Santé a réagi vendredi sur Europe 1 en regrettant "la récupération d'un drame aussi épouvantable". Elle a ensuite défendu, sur France Info, les moyens alloués à l'hôpital public. "Je signale que, dans un contexte de crise économique, alors que nous avons les dépenses hospitalières les plus élevées du monde (...), nous allons faire un nouveau plan d'investissement de dix milliards d'euros", a plaidé la ministre, dénonçant les voix "extrêmement isolées" qui se font entendre depuis l'incident. "La polémique est surtout nourrie par la CGT. C'est une vision très politique de l'affaire", a-t-elle estimé. " Mort d'un enfant à l'hôpital : l'infirmière mise en examen pour "homicide involontaireLe Monde.fr"

Une vision très politique ?
Qu'ils sont pitoyables ces animaux politiques que la France produit à l'envi qui ne savent plus voir la réalité autrement que par le prisme de leurs fonctions... La BACHELOT- NARQUIN me rappelle furieusement le RAFFARIN qui, en août 2003, n'avait rien trouvé de mieux à faire que d'accuser le syndicat des médecins urgentistes de France de faire une polémique partisane au prétexte qu'il tirait la sonnette d'alarme sur les décès provoqués par la canicule qui sévissait...

" Eh ôh !!! Du bateau !!! Revenez sur terre Mesdames et Messieurs des ministères ! " Évidemment qu'elle est totalement inappropriée — et au cas présent inhumaine — cette mesure de garde à vue... Et vous ne savez-pas Madame la ministre ? Et bien autour de moi tout le monde en a une vision foutrement politique de cette mesure... Il en va de même des lecteurs du Figaro au demeurant... la faute à la CGT... on sait...




jeudi 18 décembre 2008


Similitudes...

Libération et le Figaro partagent, pour quelques heures, une "une" au titre identique. Bref elles sont deux...

Des unes similaires

Et pendant que s'affichaient ces unes, j'ai pu constater que couvrir la distance qui sépare mon bureau de mon salon demande le même temps que ce soit à vélo ou en courant !

Il est bien temps que je rédige enfin ce billet sur les derniers aménagements du boulevard Magenta... Le summum du crétinisme urbain : plutôt que de résoudre ce que la bêtise leur avait dicté, les voilà qui ont trouvé le remède définitif : empêcher la circulation des vélos !
Photos et descriptifs à l'appui je m'attelle enfin à ce poulet... cochon qui s'en dédit !




vendredi 12 décembre 2008


La casquette de Noah pour rendre la vue et la combinaison de Manaudou pour faire flotter moult espoirs...

Qu'on se le dise, qu'on le répète, et surtout qu'on achète :
Au bénéfice de l'association France Choroïdérémie est mis en vente sur e-bay :

Un grand merci à ces sportifs de cœur et avis aux enchérisseurs...

Edit : Il manquait un objet dans cette liste : le KIMONO (seulement la veste) de TEDDY RINER portée aux JEUX OLYMPIQUES de PEKIN (Champion du Monde et Médaillé de Bronze à Pékin). TEDDY A DEDICACE LA VESTE ainsi que DAVID DOUILLET (Quadruple Champion du Monde et Double Champion Olympique), PATRICK ROSSO ( Responsable de l'Equipe de France de Judo masculine) et JEAN-LUC ROUGET (Président de la FFJ et ancien Champion du Monde)




dimanche 7 décembre 2008


Lignes de fuite

La place Saint-Marc

En matière de perspective, j'observe que les lignes trop droites tombent à l'eau.




vendredi 5 décembre 2008


FCM (fréquence cardiaque maximum)

J'ai le cœur qui bat trop lentement.
170 au cardio.
Je me laisse distancer.
Et 50 au repos.
Ou je m'éloigne, je ne sais.
Pas assez de jus pour accélérer.
Rester dans le fond.
Oui, rester dans le fond...





Contagion

Ligne 13 — Pas tout à fait 20 heures.
Sur l'épaule d'un jeune homme une jeune femme pleure.
Face à face.
Je n'ose plus lever les yeux.
Je regarde mes larmes s'écraser sur mon moleskine.
Tâches et flaque.
Tout se brouille. L'encre et la source de cette eau.
Sa peine me renvoie à la mienne.
Comme j'ai tant de fois surpris les leurs dans la vision de mon chagrin.
Ceteris paribus sic stantibus




lundi 1 décembre 2008


Signes de vie

" Le Chétoi et le Chémoi peuvent s'ajouter et seront égaux à un Chénou."
Qu'est-ce qu'un Chéssoi ? — Almanach ouroulboulouck — Claude Ponti

Voilà pour la citation du jour. Parce qu'aujourd'hui c'est une journée à citation, non ? A telle enseigne, qu'une seconde ne sera pas de trop :

" Maman, tu es un entraîneuse à vélo !!! " m'affirme rayonnant mon Tarquinou tout guilleret de pédaler aux côté de sa cavaleuse de mère. Je n'ai pas eu le coeur de lui enseigner l'acception communément retenue du substantif féminin d'entraîneuse...

Et puis aussi que je vais bientôt mettre en ligne mes photos de Venise.
Bientôt...
Quand se sera dissipé la poudre d'étoile que répand sa lumière et qui fait de moi une obstinée insatisfaite des pâles représentations que j'en ai faites...




jeudi 6 novembre 2008


Manuel de la petite discrimation ordinaire...

" En transmettant des savoirs, les manuels scolaires proposent des représentations de la société. Ils peuvent véhiculer des représentations stéréotypées qui peuvent être à l’origine des discriminations.
De manière générale, l’étude relève la présence de stéréotypes dans les manuels scolaires quelles que soient les disciplines enseignées y compris l’éducation civique.
L’image des hommes et des femmes continue de subir un traitement différencié moins valorisant pour les femmes.
Les personnes d’origine étrangère représentées sont montrées le plus souvent dans des situations dévalorisantes et/ou de pauvreté.
Le handicap est rarement évoqué.
Les seniors sont souvent associés à des représentations liées à la maladie et à la dégénérescence du corps. Ces représentations ne sont pas compensées par d’autres images positives sur leur rôle citoyen et leur apport dans la famille.
L’impasse est faite sur le sujet de l’orientation sexuelle."

Le rapport de la haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) est disponible en ligne ainsi que leur dossier de presse.