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dimanche 7 février 2010


Les petits riens, l'indispensable ensemble d'entiers naturels

Papotages. Croisée d'ogives et contrefort. Lumière et grandeur. Dans la voiture une petite voix ose alors timidement une question : " Dis Maman, le gothique c'est une religion satanée, c'est çà ? "


A battre la mesure avec la semelle de mes runnings, j'ai trois fois fait le tour de mes fichiers.
Je me souviens que dans une vie antérieure, j'avais des disques...
Deux grands tiroirs qui abritent les miens au milieu de tous les siens. Les siens que je regarde enfin. Entre le 18ème qui me bornait et le 20ème qui l'abritait, il y avait une petite île mélodieuse où nous savions nous retrouver.
Deux grands tiroirs remplis d'histoires.
Mille et une histoires. La mille et unième est celle de ce disque-là que je ne saurais distinguer des autres. A un détail près.
Il est encore cellophané.
Deux grands tiroirs remplis d'histoires...


Cavaler. Courir. Oublier.
Fuir mais pas seulement.
Avancer puisque la vie m'est restée.





vendredi 29 janvier 2010


Mots (et silences) matinaux...

Tarquine, en l'aidant à mettre son cartable sur le dos : "Waouh !! Il est lourd ton cartable !!"

Tarquinou : "Oh! oui! Sans compter que AffreuxJojo l'a attrapé et m'a tiré très fort en arrière ! Tu sais il l'a fait exprès. Il voulait casser ma côte vertébrale !!

Tarquine compatissante : "Ohhh ! (...) Allez sauve-toi vite tu vas être en retard ! Fais bien attention à toi mon amour !"

Tarquinou avec beaucoup de sérieux et un index didactique levé au ciel : "Oui maman ! Je vais faire très attention à ma côte vertébrale !"

Tarquine : " (...) "


Tarquine en quête d'un vêtement avise un tas de collants : " Tarquinette? Tarquinette ! Range donc tes collants ! Ils font finir dans les miens !! "

Tarquinette : "Bah.. on ne peux pas les confondre ! "

Tarquine, un rien excédée : " Heu... tu sais entre la taille 1 et la taille 2 la confusion est vite possible ! "

Tarquinette, avec un grand point d'interrogation dessiné au milieu du visage : " Hein ?? Tu prends du taille 2 !!?? Moi je croyais que tu prenais au moins du taille 4 avec la taille de tes cuisses !!! "

Tarquine : " (...) "




lundi 25 janvier 2010


Dans l'ordre et dans le désordre : chichis, marmaille & chichis

Navrant constat : ici, je n'écris plus que pour geindre... C'est tout à fait désolant.
Si je passais un dixième du temps que je consacre à marteler la chaussée avec mes semelles, à me tâcher les doigts avec de l'encre, je cesserai peut-être de me jeter sur les mots à la première déflation du palpitant...


Je pourrais, par exemple, coucher pour la postérité les bottes secrètes de Tarquinou en son grand dessein de séduction maternelle.

Tarquine, sérieuse derrière son grand bureau noir entretient une conversation téléphonique avec son petit dernier : "Tarquinou, enfin ! Mais pourquoi donc clamer devant ton irascible sœur que tu es "le petit chouchou de Maman" !! Outre que c'est faux, c'est pure provocation !"

Tarquinou tout penaud : " Meuh Maman, c'est zuste que moi je veux te garder pour moi tout seul..."

Tarquine plus du tout sérieuse derrière son grand bureau noir et d'une toute petite voix : "heu... mon petit chat blablabla, blableuheu... heu...."


Epatant constat : Tarquinet est plus grand moi.
Et cela le ravit tellement que je n'ai de cesse de nier cette criante vérité : il se délecte à m'appeler "ma petite maman" ! ... et moi aussi...


Tarquinette se débarrasse de l'enfance comme d'un vêtement trop petit pour contenir toute sa richesse. Et moi, chaussée de binocles d'albâtre, j'ai la vue trop courte... Les enfants grandissent décidément plus vite que la capacité de leurs parents à les voir changer.


Et puis je hais les mots qui comportent leurs propres interdits tandis que dans le même temps j'en comprends les enjeux. Prohibition du bonheur et du temps. J'ai tellement aimé bouffer la vie à plein projet. Sclérose d'un avenir à pas comptés. Non, foncer il ne faut plus... Alors je camoufle mes danses de Saint Guy en battant la chaussée de mes semelles... Un marathon pour tout projet et ce n'est que dans le silence de mes suantes déroutes que j'ose me souvenir de mes bonheurs d'antan. Alors, pendant quelques instants de ma vie, je me donne l'illusion de foncer...

Tiens ? Je geins encore...




mercredi 20 janvier 2010


Le sens de la vie

Panneau dans une échoppe des puces

Sens interdit ou sens unique ?




Frimas et n+∞

Rien à dire. Rien à voir. Rien à penser. Il n'y a que le froid qui s'abat, une grise neige aussi plombée que tourmentée : de gourds flocons qui étouffent les sons, les émotions et même la raison. Peu me chaut de comprendre. Je suis trop lasse pour jouer à travestir l'évidence qui se glace. De quelle arrogance, de quel aveuglement souffrais-je pour imaginer réécrire le théorème de récurrence ? Infini glacé d'un soleil qui n'a de cesse de poudroyer et d'une herbe de verdoyer. Je ne suis qu'une énième poussière sur une vague qui n'a d'autre vocation que de s'échouer toujours et toujours.
Rien à dire. Rien à voir. Rien à penser. Je me souviens des méthodes éprouvées aux moments plus désespérés qu'aujourd'hui : mon avenir se limite à l'heure suivante. Surtout pas davantage.
Juste soixante minutes, le froid et l'anesthésie qu'il provoque.
Il m'a toujours paru curieux, alors que je déborde d'émotions, de mesurer la profondeur d'un trouble par le calme qu'il provoque...

Mille mercis à un voisin qui m'offre à son insu un wi-fi malingre et mal protégé quand Free et FT se disputent si fort sur ma ligne qu'ils en détournent tout octet...




vendredi 15 janvier 2010


Beuaarrrrkkkk...

  • Ce jour j'exècre, les robots à spam qui se succèdent les uns aux autres pour déposer leurs déjections céans

  • Et Monsieur Vincent Peillon dont les méthodes de communication n'ont rien à envier à celles des premiers...

  • Et enfin le temps qui me file entre les doigts et m'éloigne par trop, et de mon bricablog, et de mon canon...



samedi 2 janvier 2010


La bonne fortune & la nouvelle année

Au premier jour de l'an, il gelait à pierre fendre mais la lumière était belle. D'une main j'ai happé mon canon et me suis emparée d'un pull de l'autre. Transie de froid, j'ai frissonné en me faufilant entre les quelques flocons égarés qui voletaient et les ruines d'une armée qui s'est tirée comme on déserte. Le silence était si profond que je savais que ce jour il n'y aurait point de gamins à faire le guet devant les bunkers tandis que les copains s'y fument une tige. Un peu plus loin, après le quartier des officiers et leurs petites maisons désormais aussi pouilleuses qu'insalubres, après le champs de tir et ses tôles éventrées, il y avait une longue friche bordée de noisetiers. Un raffut de cavalcade éperdue s'en est brusquement échappé : tout au bout, à travers les ramées, deux popotins rehaussés d'un pompon blanc bondissaient dans l'air sec. Je n'ai eu que le temps d'un cliché. Un cliché au jugé, un déclic qu'on joue au sort de la lumière et de la longueur de sa focale.

Une biche s'enfuyant

Que l'année se poursuive donc ainsi...
Qui que vous soyez, lecteur de passage, âme perdue pour la nuit ou ami de cœur je vous souhaite une bonne année 2010.




dimanche 27 décembre 2009


Flotte à gogo, pain à bulles et proximité (ingrédients d'un réveillon singulier)

Interrogation surprise : décrivez sous forme de liste les différents aspects de votre soirée du 24 décembre :

Dans la colonne moins et par ordre chronologique :

  • La fenêtre mal fermée au grenier que l'on avise en sortant de voiture.
  • Le bruit de cascade qui retentit une fois la clef tournée dans la serrure.
  • Les grands splach splach que font mes pas en fendant l'eau de mon salon
  • La canalisation explosée au grenier
  • Les plafonds et papiers peints qui tombent
  • Une chaudière en panne...
  • 4 degrés en tout et pour tout. Pas plus. Mais pas moins.

Dans la colonne plus - et toujours par ordre chronologique :

  • Personne n'était en tenue de soirée. Ma paire de botte en daim est la seule perte à déplorer.
  • N'attendre personne pour dîner pas plus que d'avoir chargé un sapin de noël dans mon grand coffre de bagnole.
  • Avoir le nombre de balais suffisants pour occuper les tarquinets parfaitement désœuvrés.
  • Dégotter une bouteille d'eau gazeuse pour faire du pain (soyons honnête : le foie gras sec c'est un peu lourd...)
  • Avoir un voisin charmant qui débarque à 21 heures le soir de noël avec sa baladeuse et son bec à souder pour vous rafistoler le tuyau béant.
  • Découvrir que le coin où le bois est stocké est resté au sec et que la cheminée n'est pas bouchée !
  • Enfin, le fin du fin, enfants et amoureux étaient contents de leurs cadeaux !

Conclusion :

  • Le foie gras servi à 4° offre une rare saveur... et ce d'autant plus qu'il est dégusté au coin d'un grand feu de bois.
  • La mie du pain fait à l'eau gazeuse n'est pas plus aérée que celui confectionné à l'eau plate.

Et je rajoute pour continuer dans les bonnes nouvelles, qu'un chauffagiste dont j'ignorais parfaitement l'existence habite à trois rues d'ici... Quand on sait que l'entreprise avec laquelle j'ai un contrat d'entretien depuis toujours n'a, à ce jour, daigner relever les messages de sa ligne d'urgence, on mesure le prix de ces petits riens qui font que malgré deux longs jours sans chaudière, je profite aujourd'hui des joies de la campagne axonaise...

Je n'émets qu'un souhait : que ce Noël pourri soit celui de deux voire trois générations et que mes enfants goûtent désormais — et jusqu'à la fin de leurs jours— des réveillons tranquilles et chaleureux...




mercredi 23 décembre 2009


En allant vers la Berryer

le Palais de Justice depuis le quai de la megisserie



lundi 21 décembre 2009


vélocipède et invectives (à suivre...)

  • Classique :
    " Vous ne pouvez pas rouler ailleurs ?" (lance le piéton au cycliste qui chemine sur une piste cyclable)

  • Irascible :
    " Bon, ca va ! Je vous ai entendu ! "  (peste le piéton contre le ding ding d'une sonnette de biclou)

  • Le lendemain au même endroit :
    " Vous ne pouvez donc pas utiliser votre sonnette pour prévenir non ? Vous m'avez fait peur ! " (...)

  • Sûr de lui :
    " Il y a vraiment des cyclistes qui veulent mourir !!" tempête le conducteur qui tourne à droite devant votre guidon...

  • Eternel :
    " Moi je travaille ! " (clame le livreur garé, qui sur la piste, qui sur la chaussée en double ou triple file)




Le rêve putassier des petits boutiquiers en herbe...

Un jeune Toulousain a décidé de transformer son corps en espace publicitaire où les annonceurs pourraient faire la promotion de leurs marques sous forme de... tatouages permanents. — Tom French, l’homme sandwich. Télérama 20 décembre 2009

Le jack-pot c'est de passer le casting qui l'autorisera à se faire tatouer vi@gr@ en long et en travers au bout de la queue ?
Vous me pardonnerez cette inusuelle vulgarité mais elle me semble être le parfait reflet des valeurs de certains aspirants marchands de soupe...
Faut-il que les écoles "supérieures" de commerce les formatent à ce point nos chères têtes blondes ? Puisque vendre son âme n'est pas une garantie infaillible d'opulence, débitons-nous en tranche !...





...

Disparu corps et bien un billet écrit sans filet. Un billet long. Billet d'immersion. Billet d'équilibriste à user de PSpad. Oublier ma clef usb et keynote avec : la douloureuse est salée... Peste du clavier, j'aurais mieux fait de me tâcher les doigts à l'encre. Brrrr, je m'en vais aller passer mes nerfs sur Morphée.




vendredi 18 décembre 2009


Folle passion

Vieille foutraque : perdre 3 minutes au myriamètre après avoir rapé ses runnings sur 280 bornes pendant l'août...
Foutraque relaps : faire courir au centre de mon vaio un compte à rebours avec la date du marathon de Paris.
Foutraque tout court : Imaginer que ma vie me laisse le temps d'enquiller pareils entraînements...

Là c'est le moment où je m'accole les titres de "mère indigne" ou de "Conseil en dilettantisme sévère".
Mais j'ai beau me raisonner — et mesurer avec déconvenue l'augmentation de la circonférence de mes cuissots — je ne suis pas encore suffisamment dégrisée de cette ivresse-là pour me détourner d'un tel flacon.




dimanche 13 décembre 2009


Cliché parisien

Pont Notre-Dame



lundi 7 décembre 2009


Dénombrer des petits riens...

puce Le tantale est liquide à 5.458 ° Celsius (au delà de cette température il s'évapore sous forme sa forme gazeuse). Moi je me répands à 21 degré...

puce " Bon courage !" m'a lancé l'homme généreux depuis son fauteuil roulant alors que je le croisais en martelant le bitume de mes dominicales foulées.

puce Plus délicate et diaphane que jamais se prodigue la lumière de ce décembre-ci quand plus lourd qu'une enclume, mon Canon déserte mes besaces...

puce Revoir Venise

puce Saisie d'une impérieuse envie de porter mon galurin, j'ai abandonné mon casque à vélo et mon biclou avec. Fichu métropolitain où un saxo postillonant une mauvaise rengaine me contraint à soustraire Vivaldi de mes oreilles. Fi du casque à vélo, fi du galurin, vive le casque anti-bruit !

Maman ?
(...)
Maman !?
hummm... ?
Je t'aime !

puce Autant de délicieuses surprises que Tarquinou persiste à m'offrir

puce Zut, la moitié des marches du sacré-coeur est condamnée. Le côté gauche qui plus est, celui où je calais si bien mes appuis. Programme pour merdredi : se lever de bonne heure et virer à droite...




dimanche 6 décembre 2009


Métropolitain

Tarquinou dans le métro



mercredi 2 décembre 2009


Chantepleure

robinetterie



lundi 30 novembre 2009


Les femmes et leur poids

La société est face à un fantasme d'idéal de minceur, fondé sur une image corporelle normative de maigreur véhiculée par les médias féminins, le monde de la mode, dénonce le Pr Hercberg, cette image inaccessible pour beaucoup peut entraîner des troubles du comportement alimentaire."

Ainsi, la perception de l'image du corps est biaisée. 30 % des femmes ayant un poids normal se trouvent trop grosses, et 63 % d'entre elles voudraient maigrir, contre 30 % chez les hommes. Plus inquiétant, 9 % des femmes maigres voudraient peser moins...

Une étude confirme que le comportement alimentaire des Français varie selon leur région et leur portefeuille

Cela m'a rappelé un ancien billet où je pestais contre ces affiches qui n'ont de ce cesse, lorsqu'elles s'offrent à notre vue, de nous faire irrémédiablement penser : « Putain ce que je suis moche ! »...

Et les magazines féminins de continuer à nous refiler un spécial rondes dont l'IMC ne dépasse pas 25...

La question que je me pose aujourd'hui c'est comment agir pour enrayer cela ? Cela fait des années que cela dure et on reste les bras ballants en se trouvant toujours aussi moche. Des années que cela dure et les femmes des affiches me semblent s'être encore amaigries. Oui, il y a des frémissements par ci par , je le sais bien, mais mon petit doigt me dit que toutes ces femmes moches, elles n'ont pas qu'un poids physiologique... prendre en considération leur poids économique permettrait peut-être de faire cesser ces représentations décharnées et de restaurer l'image qu'icelles ont d'elles-même...





Le hasard fait bien les choses... ce que la mort ne fait jamais !

Pondre un billet jusqu'à pas d'heure sur les frais d'obsèques cela ne s'invente pas... ( Pour la Gaz Pal, pas pour le bricatruc !)
Et j'habite au dessus d'un cimetière aussi...
Et le pire c'est que je m'en fous comme de l'an quarante (du cimetière du moins)
A potron minet, je préfère entendre les oiseaux chanter que le doux bruit de la benne à poubelles...
Mais là j'en ai assez des caveaux où l'on compare le nombre de place avec le nombre de cercueils
" Ah ah ah ma petite dame, vous avez fait un caveau à deux places ! Mais mon assuré, c'est votre mari qu'il a tué ! pas vous !"
Mais que croyez-vous donc ! Je ne vous en paye que la moitié de votre caveau ! Et pas un sou de plus !"
La petite dame encore vivante ? ... Hum... c'est à voir...
Enfin, bref, la petite dame, pour ne pas supporter de frais à charge au moment où elle se retrouve seule dans la vie avec la moitié des revenus du ménage en moins et quelques museaux barbouillés à nourrir, elle doit donc faire ériger un caveau à UNE place ! (attention , pas deux hein ?) et à cette seule condition elle sera remboursée intégralement.
Ensuite, si elle a l'affront de passer de vie à trépas et d'avoir toujours l'envie d'être inhumée avec son conjoint, alors elle devra faire déplacer le corps du défunt dans un endroit sûr afin de faire ériger (cela se fait agrandir ces choses là ?) un nouvel endroit où il y aura assez place pour contenir deux cercueils !
Bref, cela lui reviendra trois à quatre fois plus cher...
Oui, mais attention, cela lui reviendra plus cher à elle, mais les principes seront respectés ! Les vrais principes bien solides de la réparation intégrale ! Et au principe bien solide de la réparation intégrale on préfère toujours moins que plus ! Tout le préjudice mais rien que le préjudice ! (surtout "rien que...") Donc même si c'est beaucoup plus à l'échelle d'une vie c'est toujours beaucoup moins à l'aune de l'escarcelle d'un assureur !
J'adore les bien gros principes bien solides au nom desquels on les vide précisément de sens...
Finalement, je vais le changer mon billet de la Gaz Pal... je ferais mieux d'y mettre celui du bricatruc, tout bien réfléchi, il serait bien plus pertinent ainsi...
Sur ce, je vais roupiller au dessus de mon cimetière !




mercredi 25 novembre 2009


Chute libre

De façon confuse mais incroyablement constante, je sens une peur en moi qui jamais ne recule. Celle de la chute dans le vide. De tous les dossiers, ceux qui me sont les plus difficiles à traiter sont les crashs aériens alors que j'ai plus peur dans une voiture que dans un avion ! La vue des tours qui s'écroulaient à longueur de journée m'a valu de méchants cauchemars et du poignant documentaire tourné par les frères Naudet, j'entends encore — avec une épouvante qui ne s'émousse pas — le bruit des corps qui tombent sur la chaussée.
Pas tout à fait une phobie mais une vraie terreur.

Sans doute la faute à cette chute de plus de quatre mètres.

La faute aussi à ce père. S'il était assez fou pour sauter illico derrière sa fille afin d'aller la chercher par le même chemin, c'était lui aussi qui, par deux fois, escaladait les balcons, se faufilait par une fenêtre laissée entrouverte et ouvrait ainsi l'huis de notre logis dont les clefs avaient été égarées. Une fois en descendant (du 8ème vers le 7ème étage). Une fois en montant (du 6ème vers le 7ème). Et moi pendant toutes ces minutes qui n'en finissaient pas, sagement écartée de la scène par une mère muette de rage contre son époux casse-cou, je voyais dans ma tête son corps pourfendre l'air avant de s'écraser sans vie dans le bac à sable qui siégeait sous nos fenêtres.

Bref, je n'irai pas lire les 573.000 sms qui ont été adressés le 11 septembre 2001.

Je vais me contenter de juguler ma méchante impression d'avoir une vie qui se casse bien suffisamment la gueule toute seule !





Billet somnanbule

Dans le silence minéral de cette nuit qui n'en finit plus, il y a de biens beaux billets qui se donnent à lire : des pierres et des caillouxmeilcour.fr, le blog de Nicolas Vanbremeersch





Les idées qui courent par les nuits trop noires

Le sommeil est parti. Il a dû trouver son bonheur ailleurs. Et je ne lui en tiens pas rigueur. Je sais Ô combien sa quête est légitime. Ici il fait trop sombre. Il fait si noir que les rêves se sont débinés. Il me reste Vivaldi qui ne peut plus rien pour moi, et un carnet plus profond que les enfers à qui je confie des mots que personne ne lira. Silence ou capcha...sésame ou mutisme entendu. J'ai trouvé les limites de l'endroit. Demain matin, dès potron minet j'irai cavaler.


Je courrai d'autres lièvres... je nourrirai alors d'autres ambitions que de retrouver une vie où je pourrais m'abandonner à faire confiance à quelqu'un...


Je préfère la sueur aux pleurs. Que Vivaldi m'emporte loin. Demain. Un autre jour. Où je cesserai de me souvenir de ce passé au trébuchet duquel seules les larmes ont gagné en densité.





lundi 23 novembre 2009


Camus & Sarkozy. Le premier restera, le second disparaîtra

A 7 heures 48 ce matin, une voix qui sortait de ma radio a exactement énoncé ce que je pensais à propos du transfert des cendres de Camus au Panthéon... Celle de Thomas Legrand (eh oui, j'écoute France Inter) :

Contrairement à Sartre, il n’a pas refusé le Nobel ou la légion d’honneur. En quoi son œuvre serait elle « ensevelie sous tant d’honneur » ? Les œuvres d’Hugo, Zola ou Dumas ne l’ont pas été. Camus est à tous. Tout le monde peut se retrouver dans la morale, la philosophie, l’humanisme, la passion de la justice d’Albert Camus. Et puis Camus, vu du XXIeme siècle c’est l’homme qui avait raison au XXème. Refuser tout ça parce que c’est Nicolas Sarkozy qui le propose, c’est mettre deux facteurs sans commune mesure l’un en face de l’autre. Si ça se fait, Camus sera au Panthéon pour toujours et dans quelques années plus personne n’accordera d’importance au fait que c’est Nicolas Sarkozy qui en avait eu l’idée. L'édito politique par Thomas Legrand -  lundi 23 novembre 2009, Albert Camus au panthéon




dimanche 22 novembre 2009


Du degré de viscosité de l'âme maussade et de la mâle insanité

Une journée de merde. Une vraie. Celle où se répand à l'envi, du petit matin au couchant, une velue, épaisse et poisseuse rancune. Celle où même les amènes surprises se recouvrent d'amertume pour se dissoudre dans l'eau, la même que celles qui s'échappent des sanglots ou bien dégoisent des caniveaux. Un jour moche, piteux et lugubre. Un jour où tout se conjugue pour que la plus faible des lueurs soit bientôt laide, pour que les plus infimes détails se fassent gerbants.
Ce matin, au milieu d'un course où je remorquais péniblement ma trop lourde morosité, j'ai avisé devant moi un marcel qui surmontait deux grosses jambes poilues, un marcel au dos duquel était écrit "la solitude du fourreur de con". Oui... au 21ème siècle, il se trouve encore un homme pour arborer, avec une nauséeuse vulgarité, de tels aphorismes... J'ai pensé à ma mère, à toutes ces femmes qui se sont battus pour une égalité dont elles étaient par nature exclues. Et aujourd'hui, au 21ème siècle, on peut encore lire en pleine foule "la solitude du fourreur de con".... Une putain de sale journée...




samedi 21 novembre 2009


L'anniversaire

Tarquinette



vendredi 20 novembre 2009


La couleur du silence

---Se sentir laide.
Laide puisque l'on vous contourne.
----------laide de tous les côtés.
Il n'y a que des droites bien tracées.



Des gestes ordinaires qui n'appellent aucun frôlement.
Rien que de très commun.
Rien que de très banal.
L'âme noire d'avoir songé qu'il pourrait en être autrement.
Laide, même en dedans...




jeudi 19 novembre 2009


"Playmobil... en avant les débiles !" (évidemment sur l'air de la télé)

C'est J. qui l'a chanté à L. (mon neveu adoré) qui l'a répété à A. (alias Tarquinet) qui nous l'a chantonné.

Et par la grâce de ces marmots, depuis quelques années, je ne peux plus entendre les pub Playmobil sans pouffer de rire...

Et à chaque fois que retentit la pub en notre logis, il se trouve toujours quelqu'un qui termine le refrain : la la la... "en avant les débiles !"

"Playmobil... en avant les débiles !"

Si comme moi vous en avez soupé de ces chaînes de télé pour enfants qui, de novembre à décembre, se transforment en marchands de soupe et déversent en quantité industrielle dans l'oreille de nos bambins des chansonnettes lénifiantes pour mieux les charmer avant de soulager votre porte monnaie, agissez !

Détournons leur publicité !!

Chantonnez à votre bambin — sur l'air de leur pub — "Playmobil, en avant les débiles !"

Vous verrez c'est immédiat, la rime est si belle, le son si rond qu'il n'entendra désormais plus que cela... "Playmobil, en avant les débiles !"

Et ce petit air là lui racontera déjà beaucoup moins d'histoires...





" Magie Magie ! " le tout nouveau spectacle républicain du siècle !

C'est super sympa cette nouvelle façon de gouverner !
D'ailleurs je trouve qu'ils devraient en faire une vidéo pour yu' tub' Avec plein de comm' en dessous !
Yaouh!!! Il déchire le siècle !
La preuve ? Mes parents, des vieux à principe qui votaient à droite, auraient crié à l'imposture !
Pfffff ne leur en déplaise il faut vivre avec son temps !
Maintenant on ne gouverne plus, non on impulse une image !
C'est tellement plus chouette !




mardi 17 novembre 2009


Bienvenue en France ! Un pays merveilleux où les flics ont — absolument — tous les droits !

Identité française : avoir honte de son pays, honte de le voir rabaisser au niveau des plus sombres républiques bannières. Honte de la voir donner des leçons de maintien au reste du monde et de nourrir en son sein des méthodes policières dignes des états totalitaires :

La police a menti sur le motif de la convocation de Caroline Wassermann, qui dénonce des conditions de garde à vue inhumaines.

C'est parce que la police a assuré à son bâtonnier qu'elle avait été convoquée « pour une raison personnelle » que Caroline Wassermann a accepté de se rendre à la PJ de Meaux. Pour vivre une garde à vue musclée. Choquée, fatiguée, l'avocate ne décolère pas :

« Les gardes à vue en France sont un scandale. Les chiens sont mieux traités à la SPA, parce qu'au moins, on leur donne une gamelle. Il faut que cela change, ou alors, il faut cesser de se targuer d'être la patrie des droits de l'homme. »

Le fait que la police l'ait attirée dans un pur piège, allant jusqu'à instrumentaliser Christian Charrière-Bournazel, le bâtonnier de l'ordre des avocats du barreau de Paris, n'est pas fait pour atténuer sa volonté de faire du bruit autour de toute cette affaire.
A l'origine des ennuis de l'avocate, un simple appel d'un client potentiel.


L'article, qu'il convient de lire in extenso pour avoir une idée des méthodes de notre loyale maréchaussée est chez rue 89 : L'avocate en garde à vue avait été « piégée » par la police

Oui ! les flics ont TOUS les droits ! Absolument TOUS... jusques et y compris celui de mentir ! Mais rassurez-vous voyons, c'est pour votre bien !

Que c'est beau un état de droit...




dimanche 15 novembre 2009


De l'engeance des blogueurs...

La Merveille et Tarquinou

Quand la Merveille et le Tarquinou pianotent chez Kozette...